‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 47 sur 519 · CIERGE PASCAL · texte numérisé non relu

CIERGE PASCAL

L'Ascension a une octave du second ordre.

VARIÉTÉS

Au huitième siècle, V Ascension était solennisée à Jérusalem dans l'église que l'impératrice Hélène avait fait élever à l'endroit même où Jésus-Christ avait accompli ce mystère. On y faisait brûler on grand nombre de luminaire*, une innombrable quantité de pèlerins y accouraient de toutes parts pour vénérer les vestiges des pieds de Jésus-Christ qui étaient graves sur la pierre d'où il s'était élevé dans les airs. On oit qu'il ne fut jamais possible de fermer la voûte à l'endroit qui correspondait d'une manière perpendiculaire à cette pierre. L'église dont nous parlons fut détruite par les infidèles. Une chapelle l'a remplacée et l'on peut encore y vénérer les traces du pied gauche du divin Sauveur. On dit quo

celles du pied droit ont clé Ira os portées ailleurs. Celle chapelle a uoe voûte fermée.

Les hérétiques nommés A ppellitcs prétendaient que lorsque Jésus Christ fut arrivé à une certaine hauteur dans les airs, il y laissa son corps, le restituant ainsi aux éléments dont, scion eux, ce corps avait été formé. C«ux qu'on nommaient Hermicns se fondant sur ces paroles du prophète : In sole posuit tabemaculum suum, a II a placé sa demeure dans le soleil, » croyaient que Jésus-Christ y avait mis son corps en dépôt, afin de l'y reprendre quand il viendra juger les vivants et les morts.

En certains diocèses, le jour de l'Ascension, à la Messe de la fête, on bénissait du pain et des fruits nouveaux. Cet usage s'est encore maintenu en quelques pays , il existait surtout à Narbonne et à Menue.

Chez les Grecs la féte de l'Ascension qu'on appelle Tessaracoste ou quarantième a un rang inférieur aux solennités de premier ordre. On n'y dit pas la messe, la nuit , comme à Pâques, Noël et l'Epiphanie, mais le jour.

Selon la liturgie arménienne, pendant l'encensement qui précède la préparation des dons, le chœur chante celte antienne : « En ce «jour le Fils unique premier-né du Père, « d'un vol précipite, pénètre dans les cicux , « sous la forme d' un enfant d Adam : en ce « jour des groupes d'esprits immortels choisis « dans les chœurs angciiqucs font entendre « des chants solennels et harmonieux. »

A Home , le pape monte sur la galerie du portail de Saint-Pierre et donne la bénédiction urbi et orbi « à ta ville et au monde ente lier, » au bruit du canon du fort Saint-Ange et des trompettes. Les anciens Ordres romains n'en font aucune mention.

On sait qu'à Venise on faisait autrefois une pompeuse cérémonie en celle féte. Le doge accompagné des sénateurs s'embarquait sur un vaisseau nommé le Bucenlaure. A sa suite, sur un vaisseau moins grand venait le patriarche avec tout son clergé. 11 bénissait un seau plein d'eau et le jetait ensuite dans la mer. Puis le doge à son tour y jetait un anneau d'or , en disant : « Nous t'épousons , « notre mer, en signe de vraie et perpétuelle « domination. » Ensuite le cortège revenait è la ville, au bruit du canon, pour assister à une Messe solennelle, dans l'église de Saint- Nicolas.

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