SYN
vironner de plus de lumières et agir avec
(dus de prudence. Ce ne peut donc être au ond qu' une consultation , car aux évoques seuls il appartient de régir l'Eglise de Dieu. L'opinion contraire est réprouvée par tous les théologiens et les canoniales calboli-
Lc Pontifical romain nous présente ainsi qu'il suit le cérémonial des Synodes diocésains. Au jour indiqué pour l'ouverture, le pontife , revêtu d'une chape ou pluvial , se rend processionncllcmcnl à l'église , précédé de tout le clergé en surplis. Quand on y est arrivé , le pontife est habillé sur son siège pour célébrer la Messe du Saint-Esprit , dans laquelle il communie tous les ecclésiastiques. Après la Messe, le pontife en aube, élole et pluvial de couleur rouge, couvert de la milre précieuse et tenant la crosse en main , s'avance vers l'autel , étant accompagné du diacre et du sous-diacre, comme s'il allait célébrer ; là , après avoir déposé la mitre , il se met à genoux devant le fauteuil qui a été disposé au bas des marches de l'autel ; il entonne l'Antienne : Exaudi nos , Domine, quoniam b aligna est misericordia tua, etc.; le Chœur la chante et puis entonne le Psaume LX VIII, Saivutn me foc, Deus. Après le chant de ce premier Verset, le pontife se relève et s'assied en se couvrant de la mitre , et le Psaume se poursuit jusqu'à la ûn. Lorsqu'il est fini et après la répétition de l'Antienne, le pontife se lève et récite l'Oraison : Adsumus , Domine , Sanete Spiritvs , etc.; il y ajoute celle : Omnipotens... qui misericordia tua nos ineolumes, etc., puis il se remet à
J enoux et se prosterne sur son fauteuil penant qu'on chante les Litanies des Saints. Après l'invocation : Vt omnibus fidetibus defunctù, il se lève, et tenant en main la crosse , il bénit le Synode par la formule : Vt honc prœsentem Synodum visitare, disponere et benedicere digneris. 1} Te rogamus, audi nos, La Litanie est accompagnée d'une Oraison , précédée de la génuflexion , après In monition du diacre : Flectamus genuu. Le fauteuil épiscopal est porté sur le plus haut gradin du marchepied , et placé au milieu. Le pontife y monte en se tournant vers l'assemblée. Le diacre , après avoir demandé la bénédiction , va chanter l'Evangile tiré du chapitre IX de saint Luc : Conrocatis Jésus duouecim apostolis, etc. Tout le monde, après l'Evangile, se met à genoux, et le Veni Creator est chanté. Le pontife se relève après la dernière strophe , et lit l'admonition : Yenerabiles consacerdotes et fratres noslri charissimi. etc. Un discours accompagne ces paroles d'exhortation pastorale. L'archidiacre lit ensuite les décrets du Concile de Trente sur la résidence et la profession de foi ; chacun des membres de l'assemblée fait celle profession entre les mains du pontife, qui ensuite donne la Bénédiction solennelle , et tous so retirent. Le second jour, après la Messe , le cérémonial recommence par le chant du Psaume LXXVIII : Deus, ventrunt omit*, etc., et suivi de trois Oraisons diffé-
STR lias
rentes de celles de la veille. L'Evangile qui les suit est tiré du chap. X de saint Luc : Designavit Dominus et alios septuaginta duos. On chante encore le Veni Creator, après lequel le pontife adresse une admonition nouvelle à 1 assemblée. Le discours roule sur les points de discipline à régler, comme celui de la veille . et puis on lit les Constitutions que le Synode devra approuver. Le troisième jour, le Psaume est celui du jour de l'ouverture, trois Oraisons diflérenlcs de celles des premiers jours se suivent, et l'Evangile da saint Matthieu, chap. XV1U : Si peceuverit in te frater tuus, etc., étant chanté , on entonne le Veni Creator. Une troisième allocution est faite par le pontife ; mais ici. comme c'est le jour de clôture, le cérémonial prend une face différente de celui des jours précédents. On lit la totalité des Constitutions, on fait l'appel nominal et les absents sont notés pour être réprimandés , s'ils n'ont pas eu do raisons légitimes de s'absenter ; puis le pontife adresse une longue admonition à rassemblée. Celte pièce . qui est empreinte du sceau de l'antiquité, est extrêmement remarquable, surtout en ce qu'elle retrace une bonne partie de l'ancienne discipline. Nous regrettons de ne pouvoir pas l'insérer en son entier ; nous nous contenterons d'en traduire quelques passages : « Très-cbcrs « frères et prêtres du Si igneur, vous êtes les « coopéraleurs de notre Ordre. Quoique in- « dignes , nous tenons la place d'Aaron , ci « vous celle d'Eléazar et d'Itbamar. Nous « succédons aux douze apôtres , et vous aux « soixante-douze disciples. Nous sommes vos « pasteurs , et vous êtes ceux des âmes qui « vous sont confiées. Nous devons rendre « compte de vous à noire souverain pasteur c Jésus-Christ , notre Seigneur, cl vous ren- « drei celui des peuples placés sous votre « direction.... Nous vous avertissons surtout
« de tenir une conduite irréprochable
« Chaque nuit levez-vous pour réciter les
« Nocturnes » Après un grand nombro
d'avis sur le respect avec lequel les prêtres doivent célébrer, sur le soin qu'ils doivent
K rendre de leur église , sur les vases sacrés , ss livres liturgiques, la décence du culte public, sur le zèle à annoncer la parole de Dieu . etc., etc., le pontife recommande d'avertir les fidèles qu'ils doivent communier à Noël, à Pâques et à la Pentecôte, mais du moins à Pâques. Cette dernière clause a été ajoutée, au treizième siècle , après le Concile de Latran. Outre plusieurs autres preuves de l'antiquité de cette admonition pontificale, nous citons ce passage : Compulum etiamminorem ad invente ndam Litleram do* minicatem, tempus inlervalti diei Pasehœ et majorum mobilium festorum non ignoret ; ■ Que le prêtre connaisse le Compot mineur» t pour trouver la Lettre dominicale, le temps « du premier cl dernier terme de la fôte de • Pâques , et l'époque des grandes fêles mo- « biles. »
Après cette admonition, le pontife lit nne longue Oraison et termine par une Bénédiction solennelle. Puis l'archidiacre dit à haut*
voix : Recedamus cumpace, et rassemblée répond : In nomineChristi. « Retirons-nous en « paix. » i% « An nom de Jésus-Christ. » Le Synode est fini. Nous avons sous les yeux un Pontifie il romain, imprimé en 1511, avec lequel celui dont nous avons extrait ce qui précède ne concorde pas intégralement. La première Oraison Adsnmus ne s'y trouve pas. le Psaume LXXV111 n'est chante qu'à partir du Verset : Adjura nos, Deux, les Oraisons subséquentes varient ou n'y sont point à la même place, etc. ; mais ce qu'il y a de plus rem;irqu;ilile dans cet ancien Pontifical, c'est le nom de Concile provincial qui est donné à cette assemblée diocésaine, Conritium provinciale sen Synodus. Les Pontificaux revus par les papes Clément VIII et Urbain VIII emploient partout uniquement la dénomination de Synodus. Nous n'avons pas besoin de répéter ce qui a été dit sur Pétymoligie de Synode . la langue grecque n'a que ce terme pour désigner une assemblée, cl les Latins , par le nv»ycn de Concilium, peuvent distinguer du Concile proprement dit, selon l'idée attachée à celte expression, les assemblées diocésaines que nous spécifions par le nom de Synodes. Outre leur valeur intrinsèque , beaucoup de mots ont leur valeur conventionnelle, et celle-ci doit être respectée dans l'intérêt de la méthode el de la justesse.
VARIETES
Outre le cérémonial que nous venons de décrire, plusieurs Eglises en ont un qui reur est propre. Le Rituel de Relley présente pour le Synode un Ordre qui est presque totalement autre que celui du Pontifical romain , excepté pour le Veni Creator et les Litanies des saints. On n'y chante ni Psaumes, ni Evangiles, et la clôture se termine par le Te Deum.
A Paris et en général dans l^utela France, la tenue des Synodes est tombée en désuétude, depuis la révolution 11 faut convenir que la suppression totale des nombreux Bénéfices a singulièrement simplifié I administration épiscop.ile. Par l'abolition complète des privilèges ecclésiastiques, le dergé tout
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entier d'un diocèse relève immédiatement de Pautorité épiscopale ; et celle-ci, par ses Ordonnances, Lettres pastorales el Mande ments, établit les règles de discipline. Les retraites annuelles, les conférences établies dans la plupart des diocèses en réunissent les prêtres et suppléent à la cessation des assemblées synodales.
« [Jn Concile de Bordeaux, tenu en l'année « I58i, porte qu'il faut se conformer à l'u- « sage de chaque diocèse particulier pour U « tenue de ces assemblées el pour la forme v du Synode épiscopal ou diocésain. ■ Nous tirons ces paroles de Durand dcMaillane, dans son Dictionnaire de Droit canonique. En effet plusieurs diocèses de France qui suivaient le Kit romain pour tout l'Office public ne s'y conformaient pas quant au cérémonial que nous avons décrit. On conçoit que ceci peul être considéré comme un acte, pour ainsi dire, extraliturgiqiie, puisqu'il est avant tout essentiellement facultatif.
Nous terminerons par uuedcscripliou succincte du cérémonial «l'un Synode, selon le Rituel parisien de 1777. Quand l'archevêque el les membres de son clergésont arrivés dans l'église, le chancelier en chape demand» la Bénédiction, qui lui est donnée par le pontife : Occurrainus, omnes , etc. ; puis il va chanter une Leçon tirée de ta vingt-quatrième Epltre de saint Grégoire, pape : Curandum, etc. On chante ensuite le Veni Creator, suivi de Versets et Oraisons. La
Messe commence, et après l'Evangile il y a un discours. A la fraction de l'hostie l'archevêque donne la Bénédiction gallicane, dont la formule est celle du sdint jour de la Pentecôte. Après la Messe, on se relire. On se réuni! de nouveau après midi. On entonne le Veni Snncte Spiritus, après lequel l'archevêque chaule les Oraisons, précédées de plusieurs Versets. L'Evangile Drsignatitt tiré de saint Luc. comme au romain, est chanté. L'appel est fait. On chanie De Profundis pour les prêtres défunts, et enfin l'archidiacre congédie le Synode en disant: lie in pace. « Aller en paix. » Toute l'assemblée répond: Amen.