‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 496 sur 519 · VIS · texte numérisé non relu

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flexions lès pins touchantes cl les applications les plus heureuses. Nous nous contenterons de citer Jacques de Vitry, dans son Histoire d'Occident, d'après Grancolas, dans ses Liturgies anciennes : Sed et vinum in quantum ex diversis acinis confluit unitatem représentât, in quantum caltt aut rubet, caritatem Ecclcsiœ désignât. « Le vin en tant « qu'il découle de plusieurs raisins, reprô- « sente l'unité de l'Eglise, et en tant qu'il a « de la chaleur et une couleur rouge, il dé- « signe la charité de l'Eglise. »

VISITATION DE Là VIERGE.

C'est la féte commémoratire de la visite que fit la sainte Vierge à sa cousine Elisabeth. Comme c'est en ce jour que le précurseur du Messie Tut sanctifié dans le sein de sa mère , cette féte a été convenablement placée au lendemain de l'Octave de saint. Jean-Baptiste.

Selon Benoit XIV. cette féte élaitdéjà célébrée, en 1263, par les frères mineurs. Un autre auteur dit que ce fut saint Bonaventurequi l'institua en faveur de ces religieux, dont il était général à celle époque. Cette féte, dit le pape précité, n'était pas inconnue aux Orientaux. Urbain VI, en 1379, rendit commune à toute l'Eglise la féte de la Visitation, et la fit précéder même d'un jeûne qui n'est plus d'obligation pour les fidèles.

L'Olfice en fut composé par un cardinal anglais , auquel le pape Urbain VI endouna commission. Néanmoins la Visitation ne fut célébrée que sous Boniface IX , successeur d'Urbain. Enfin, en 1431 , le concile de Baie en Ot un décret et la fixa au 2 juillet.

Ce même jour , les Grecs font la féte de la déposition de la robe et de la ceinture de- la Vierge au temple de Constantinople.

VARIÉTÉS

Joachim Hildebrand , auteur hétérodoxe, cilé par Benoit XIV, dit que le Concile de Baie confirma l'institution de celle féte « pour « invoquer la bienheureuse Vierge , afin « qu* elle foulât de ses pieds l'audace des « Turcs qui, dans ce siècle, se livraient A « d'affreuses dévastations , de même que

• Marie, en allant miter sa cousine, avait m foulé aux pieds les montagnes qu'elle avait

• dû franchir dans son voyage, »

De nombreuses merveilles ont accompagné la Visitation de la sainte Vierge. Jean-Baptisic témoigna en- tressaillant dans le seind'Elisabeth qu'il avait reconnu le Verbe incarné dans les entrailles de Marie. Elisabeth, remplie de l'Espril-Saint, prophétisa ; Mario, inspirée par le même Esprit, entonna le sublime Cantique : Magnificat. Enfin, Zachorie, rempli de l'Espril-Saint, en ce même moment , manifesta cette inspiration divine , quelque temps après la naissance de son fils Jean-Baptiste, en composant le Cantique Bcntdictus.

On a demandé sî saint Joseph accompagnait la sainte Vierge. Benoît XIV pense que

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saint Joseph n« fut pas témoin du colloque entre Marie et Elisabeth. S'il avait entendu Us paroles de celle-ci, il n'aurait pu, comme nous le dit l'Evangile, être surpris de la grossesse de Marie. Or, cette surprise est postérieure à la visite. Les peintres pèchent donc contre la raison et la vérité, lorsqu'ils ' représentent cet événement, comme ayant lieu en présence de saint Joseph. < Plusieurs auteurs soutiennent que la tille de Judn , dont il est parlé dans la narration que fait saint Luc de cette visite, est celle d'Hébron ou Carjalharbe. En effet, celle ville sacerdotale était dans les montagnes de la la Judée.

Tout le raondo sait que saint François de Sales a institué un Ordre religieux, sous le nom de Visitation; les religieuses qui en sont membres portent le nom de Dames de la Visitation ou Vtsitandines.

VISITE EP1SCOPALE.

Une des plus importantes obligations de l'évêquo est la visite de son diocèse. Nous n'avons point À retracer ici les devoirs qui leur sont imposés à cet égard, ni les droit* qu'ils ont à exercer; il ne peut être question pour nous quo du cérémonial à observer dans cette visite. L'église doit être- parée comme pour les plus grandes solennités : la veille, à Y Angélus du soir, tontes les cloches doivent être sonnées pendant un quart d'heure ; un prie-dieu est disposé au milieu du chœur» et à gauche un fauteuil, ou même un trêne avec des sièges convenables pour les ecclésiastiques qui doivent accompagner le prélat. Au moment où celui-ci arrive à l'entrée du chef-lien de la paroisse, toutes les cloches doivent être mises en branle. Le clergé, précédé d'un thuriféraire, de la croix et de deux acolytes , et d'un clerc portant le bénitier, s'avance jusqu'à la porte do la ville ou à l'entrée de la localité par laquelle révoque arrive. Le curé est revêtu d'un surplis et d'une ebape blanche, sans étole. Au moment où le cortège qui vient recevoir l'évéque est arrivé devant lui, le curé lui présente la croix à baiser; la Procession se- met en marche et l'on chante un Répons ou bien des Cantiques, Psaumes ou Hymnes. Le Pontifical romain laisse à cet égard une grande latitude; le plus ordinairement c'est le cantique : Benedictus Vominus Deus Israël; il parait, en effet, plus approprié à la circonstance. Quand on estarrivé a la porte de l'église, le curé présente le goupillon à l'évêquc qui asperge les assistants ; il est ensuite encense par le curé. Au pied de l'autel on termine l'Antienne qui avait été entonnée à ta porte, et l'on y joint dos Versets cl une ou plusieurs Oraisons. On chante ensuite l'Antienne du patron, et l'évoque ou bien le curé lui-même en récite l'Oraison.

L'évéque visite le tabernacle et donne- la Bénédiction. On va ensuite aux fonts baptismaux en chantant des Psaumes; après qu'ils* ont été visités, la Procession se rend au cimetière où, après le De pvofundis, etc., Té»-

vêque chanle une Oraison pour les défunts. ' Nous ne pouvons tracer que d'une manière /ort générale ce cérémonial qui varie selon 1rs usages diocésains , et même selon les circonstances ou les lieux. Néanmoins on doit lâcher, en chaque paroisse, de suivre exactement le Rituel diocésain qui indique avec détail tout ce qui doit s'observer dans la visite.

Lorsque l'évéque ne peut par lui-même faire celle visite, il commet son grand vicaire, le doyen rural ou bien tout autre prêtre ; les délégués de l'évéque sont nécessairement reçus avec beaucoup moins d'appareil, quoique toujours d'une manière convenable et décente. Les Rituels indiquent le cérémonial de cette réception.

VARIÉTÉS

Les Conciles les plus anciens enjoignent aux évéques la visite de leur diocèse. C'est rc qui parait par celui de Meaux en 845, où l'on rappelle l'ancienne coutume. On trouve dans le Dictionnaire du Droit canonique, par Durand de Maillanc, une foule de détails intéressants sur la visite épiscopale ; H est vrai qu'en France, depuis 1789, il y a eu de trèsconsidérables modifications.

Les archevêques faisaient autrefois la visite des diocèses de leurs suffraganls, et le le Concile de Trente leur reconnaît ce droit ; néanmoins cet usage est entièrement abroge aujourd'hui, non point, il est vrai, par une disposition légale, mais seulement par la désuétude.

Le décret du 13 juillet 180k règle les honneurs militaires cl civils qui doivent être rendus aux cardinaux, archevêques et évéques, lorsqu'ils entrent, pour la première fois, dans kur ville épiscopale. Ce décret statue qu'un factionnaire sera toujours placé devant la porte du palais épiscopal, dans les villes qui ont garnison.

Autrefois les maires, consuls et échevins avaient le droit de porter le dais sous lequel marchait le prélat , depuis la porte ou l'entrée du lieu jusqu'à l'église. Aujourd'hui ce droit est dévolu aux membres des conseils de fabrique.

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