‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 53 sur 519 · ATTENTE DES COUCHES · texte numérisé non relu

ATTENTE DES COUCHES

( Voyez O, asti esses. ) AUBE.

Génériquemenl Yaube est une sorte de vêtement blanc albn vestis; par elle-même, Vaube est autant à l'usage (Ips laïques qu'à celui des personnes dévouées a un ministère sacré. Les païens revêtus de quelque dignité, et principalement leurs prêtres, portaient une robe de lin. Pylhngo-c et ses disciples affectaient même de paraître en public avec une aube qu'une ceinture retenait, afin qu'elle n'entravât point la marche. On lui donnait le nom de tunique de lin , cumisia , camisus, camisile, d'où s'est formé le terme français chemise. Les Grecs l'appellent poderis, parce qu'elle descendait jusqu'aux pieds.

Dans la primitive Eglise, les ecclésiastiques étaient toujours revêtus d'une au6( , même hors des fonctions sacrées. Cependant ils en avaient de plus fines et de plus propres pour l'autel ; celles-ci d'ailleurs devaient être toujours de lin. C'est de celle matière qu'étaient faites les aubes ou tuniques dont les prêtres de l'ancienne loi étaient parés dans l'exercice de leurs fonctions. Cela ressort des paroles de l'Exode : Filiis Aaron tunicas lineas parabis. ■ Tu feras aux enfants d'Aaron des tuni- ■ ques de lin. »

L'aube convient en général à tous ceux qui approchent de l'autel. Saint Jérôme dit qu'il est de la décence que Tchèque, le prêtre, le diacre et tout l'ordre ecclésiastique soient ornés d'habits blancs dans l'administration des choses saintes. Benoit XIV fait remarquer que les prêtres anciennement étaient revêtus

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d'une tanlqac noire, le jour da Vendredi Mini. Quelquefois ces aubes étaient brodées en soie oo en or, comme semblent le prouver les magnifiques présents qu'un roi saton envoya à Saint-Pierre de Rome «mis Benoit 111; Mais un savant critique a prétendu qu on ne se revêtait point de ces aubes pour servir a l'autel. Quoique la simplicité ait aussi sa nobleue, on ne saurait blâmer les ecclésiastiques qui ont des aubes brodées, pourvu que ce soit en fil : le but qu'on se propose, c esi-ad*re le désir d'environner d'une plus riche ! les cérémonies du culte n'a rien que de

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La blancheur de l'onde est 1 emblème de l'innocence du cœur. Saint Grégoire de Naïiamc nous montre le clergé de son temps orné de toniques blanches, imitant par l eclatde cette blancheur les esprits célestes. Tel est d'ailleurs le sens de la prière que le ministre dcsautels récite en se revêtant de l aube.

Cet ornement est bénit par l'evêque avant d'en faire usage, cl cette coutume était en vigueur dans le neuvième siècle; il en est de même chez les Orientaux. L'anfte que portent les ecclésiastiques arméniens est un peu moins ample que les nôtres, cl quoique en général on exige qu'elle soit de Un, on tolère cependant des aubes de soie blanche, on leur donne le nom de Chapik. En s'en révélant ils disent une prière qui a beaucoup de ressemblance avec celle qu'on récile dans 1 Eglise latine, ce qui prouve qu'ils y attachent la même signification. Les aubes de leurs sousdiacres sont ornées d'une grande croix peinte à (leurs sur le dos, et les manches ont aussi chacune une croix en taffetas ou en toile qui supplée à nos manipules.

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