AUMONIER
Ainsi que l'indique le titre, Ynumônier est on officier ecclésiastique chargé de la distribution des aumônes. Eleemosynarius, largitionum prsefectus. L'aumône étant une des principales œuvres de la religion, Il n'est pas étonnant que le prêtre fût spécialement chargé de celte fonction. Les rois avaient donc des aumôniers; les grands seigneurs, à leur exemple, avaient un ou plusieurs officiers de ce genre. Les moines des premiers temps donnant aux pauvres, non-seulement le superflu de leurs biens, mais le produit de leur travail, firent de la fonction du distributeur des aumônes un office conventuel. Cet office existait surtout dans l'ordre de saint Benoit.
Les prêtres de la chapelle du roi. ou chapelains, ayant été chargés des aumônes, fureul par celle raison appelés aumôniers. quoique par la suite il se soil établi une différence entre les uns et les autres, et que les aumôniers aient obtenu la supériorité sur les chapelains. De là est venu l'usage d'appeler mumônirrs les prêtres qui n'avaient aucune aumône à distribuer, mais desservaient une chapelle à la cour, dans les châteaux, dans les régiments, dans les hôpitaux, etc.
Le orond oumdmVr de France est ordiuai-
ADM •* » un cardinal , qui semble représenter cet ancien archi-chapelain donl il est parlé dans Thisloire de nos rois. Sa juridiction et celle des Préires qu'on appelle aumôniers n'entrant pas dans le plan de notre ouvrage, consultez pour cela le Dictionnaire de droit canonique. . .
Nous ne devons pas omettre ici ce que nous lisons dans Grancolas, au sujet des aumôniers d'aimée. Cetauleur cite un canon du premier Concile que saint Bontface Uni en Allemagne, el selon lequel il est ordonne à tout préfet ou colonel de régiment d'avoir un prêtre chargé d'entendre les confessions ; des soldats. Or celle prescription date du huitième siècle. ... „ .
Noos y lisons encore que Guillaume de Malmesbury, auteur du douzième siècle, loue la piété des Normands qui. la veille d un jour de bataille passaient la nuit à se confesser, et le malin recevaient la sainte Communion. 11 y avait donc au milieu d'eux un ou plusieurs prêtres dévoués à ce ministère.
Jean Turpin qui a écrit la vie de Çharlemagne, parle du prince Rmand qui, la veilled une halaille se munissait des Sacrements et y faisait participer son armée, ^ qui suppose qu'il y avait des aumôniers ou chapelains IV nr chapelle).