BAISER
Le Imiter, dans toutes les cérémonies religieuses est un signe de respect et d'amour, selon le langage d'Optal de Milève : Commune wlntationis officium. Le baiser e&i même lesymholede l'adoration el nous disons, en parlant de celle-ci, que le baiser en est l'étymologie, ad nrarr, manum ad os applicare. Ce Hit est un des plus anciens el des plus fréquents dans la Liturgie. Aussi te cardinal Bona dit qoe le baifer est le sceau de toutes les fonctions ecclésiastiques. Oscnlnm.... omnium eeclesiasticarum functionum signacnlum et sigillum. Le prêtre baise l'autel afin de marquer sa vénérai ion pour le lieu où s'immole la Victime sainte. Mais ce baiser n diverses significations particulières , selon les circonstances où il a Iteti. Kn montant à l'autel il le baise pour se ronformer à l'ancienne coutume de baiser la croix marquée dansles anciens Missels, otensirne de respect pour les saintes reliques dont la lierre d'autel est enrichie. Il baise l'autel chaque fois qu'il se tourne vers le peuple pour marquer qu'il reçoit la paix de Jésus-Christ nvani de la donner aux fidèles : ceux-ci même ne s'approchaient jamais de l'autel sans le fnitrr.
Les vases sacrés tels que la patène et le calice, en quelque* l.iiurgies, sont baisées par le prêtre. Celui ci bais, aussi lo livre des fcvangiles, les ornements dont il se re«-*t. et.
aux Messes solennelles, le clergé cl les ministres inférieurs témoignent leur respect pour ces objets par un baiser. La main du célébrant est baisée par le diacre cl le sousdinerc en diverses circonstances du Rit de la Messe, et eh d'autres cérémonies. L'anneau do l'évéque est baisé, avant la communion, par les fidèles auxquels il l'administre. On sait que par respect on baise la mule c'est-à-dire la chaussure du pape sur laquelle la croix est figurée. Nous ne pouvons ici indiquer toules les cérémonies sacrées où le baiser d une chose ou d'une personne a lieu. Mais nous devons entrer dans une explication plus étendue au sujet du plus solennel des baisers liturgiques, celui qui porte le nom de 6o»srr de paix.
Les plus anciennes Liturgies font mention de ce baiser. Saint Cyrille de Jérusalem en parle en ces termes : Clamât diaconus : Cornptectimini et osculamini vos invicem , alqns lune mutuo nos osculo salutamus. « Le diacre « dit à haute voix : Embrassez-vous cl donnez- « vous le baiser les uns aux autres, et aussi- « toi nous nous saluons par un baiser im> « tuel. » Selon Innocent III le moment le plus convenable pour ce baiser est celui qui précède la communion. Il est certain que dans plusieurs Liturgies ce Rit avait lieu, on d'autres parties de la Messe, cl on avait pour cela des motifs qui semblent fort respectables. Ainsi, en Oriont, le baiser de paix s'est lou-