‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 63 sur 519 · BAI IH · texte numérisé non relu

BAI IH

VAB1ÉTÉS.

Après avoir fait connaître l'origine et les différents modes du fraiser de paix, nous allons présenter diverses formules qui ont été ou sont en usage dans ce Rit.

Dans le huitième livre des Constitutions apostoliques, le diacre, avant l'Oblation, doit dire en se tournant vers les fidèles : « Saluez- « vous les uns les autres par un saint bai- « ser. » Alor,s les clercs baisaient l'évéque, tes laïques se saluaient entre eux de celle manière, et les femmes entre elles.

La Liturgie Mozarabe qui est d'origine orientale veut que le célébrant dise d'abord l'Oraison pour la paix, qui est différente pour toutes les Messes. Après avoir terminé cetu» oraison, il élève les yeux et les mains vers le ciel en disant : Gratia Dei Palris omnipotent is pax et dileclio Domini noslriJesu Cnristi et communicatio Spiritûs Sancti sit semper eum omnibus vobis: « Que la grâce de Dieu le Père « tout-puissant, la paix et l'amour de Notroc Seigneur Jésus-Christ, et la communication « de l'Esprit-Saint soit toujours avec vous « tous. » On répond : Et cum hominibus bonas voluntatis : « Que tous ces biens soient « avec les hommes de bonne volonté, a Alors le célébrant ajoute : Quomodo astatis pacem facite : « Donnez-vous mutuellement la paix « en gardant chacun voire place. » Pendant ce temps, on chante un Répons. Ce sont les paroles de Jésus Christ à ses apôtres : Pacem meam do vobis, etc. avec la petite doxologie : Gloria-Palri. On a changé cette Rubrique depuis que la paix est donnée par Vosculatorium en tablette nommée en Espagne : Porta-paee. Le célébrant y baise la patène, la fait baiser au diacre , et celui-ci après avoir baisé le Porta-pacc le remet à un enfant du chœur qui le présente au clergé.

La Liturgie de saint Jacques fait dire au célébrant : » La paix à tous. » Le diacre dit : « Tenons-nous avec révérence et avec crainte, m soyons attentifs à l'oblalion divine. »

Dans celle de Conslantinople, après que le prêtre a dit : a La paix à tous, » le diacre dit : « Aimons-nous les uns les autres, afin a que nous puissions chanter nos louanges « dans un esprit de concorde. »

La Liturgie d'Alexandrie ou des Çophtes contient deux Oraisons fort longues ci. trèsbilles pour le baiser de paix, & la suile desquelles tous les assistants s'embrassent.

Nous regrettons de ne pouvoir les reproduire.

Dans les anciens Missels de Milan, on trouve la formule suivante. Après que le célébrant a dit : Pax et communicatio Domini nostri Jesu Christi sit semper. vobiscum, et qu'on y a répondu : Et cum spiritu tuo, il chante. Offerte vobis pacem ; « Donnez-vous « la paix. » On répond : Veo gratias ; « Grâce» a soient rendues à Dieu. » Puis baisant la croix qu'il figure sur l'autel cl le crucifix du Missel, le célébrant dit à voix nasse : Pax tn ccelo, pax in terra, pax in #i»ni populo, pux sacerdolibusEcclcsiarum,pcxChrisU et Eccle-

L!Tl nCIF. CATIIUIJQI'E.

lia manral semptr nobiicum. « Paix dans le « ciel, paix sur la terre, paix dans (oui le peu- « pic, paix aux ministres des saints autels, « que la paix do Jésus-Christ et de son Eglise « habite toujours avec nous.» Puis il donne la I» aix au diacre on disant : Habtte vinculum paeis et charitatis et apti rilis sacrosanctis mifsteriis. « Ayez le lien de la paix et de la « charité, et soyez dignes des saints mystères. » Saint Charles Borromée a supprimé ce Rit, et I on y donne aujourd'hui la paix comme à Rome,

Cette dernière Liturgie fait d'abord réciter l'Oraison : Domine., quidixisti; puis lo prêtre baise l'autel et dit au diacre : Pax tecum. 11. Et cum spiritu tuo. A Paris, et dans plusieurs diocèses, le prêtre après avoir baisé l'autel dit au diacre qui lui présente l'instrument de paix : Pax tibi, frater, et Ecclesiœ sanctœ Dei: • La paix soit avec vous, mon • frère, et à la sainte Eglise de Dieu. » Celuici remet l'instrument après l'avoir baisé a son tour, et celui qui le présente dit : Pax tecum. A quoi on répond : Et cum spiritutuo.

Quelques autres diocèses de France et d'autres pays ont conservé des formules différentes de ces deuxque nous venons de transcrire , mais comme ce n'est point ici une forme sacramentelle, on ne pourrait blâmer cette diversité.

Dans les communautés et même en quelques églises paroissiales, la paix se donne encore par l'accolade. Mais, dans ces dernières, cela n'a lieu qu'entre les membres du clergé.

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