BANNIÈRE
L'origine de ce nom est la même que celle de ban. Lorsque l'ordre du prince était proclamé , en Allemagne, on élevait le drapeau inilitaire qui faisait l'injonction de prendre les armes. De là celle analogie qui se trouve enlre ce que nous appelons la bannière, et le drapeau ou étendard mililahe. La bannièrs
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est un drapeau ecclésiastique sous lequel »c rangent , en Procession , les membres d'une paroisse, d'une confrérie ou corporation. Elle est l'objet d'une Bénédiction particulière.
puraod de Mendc nous dit que l'Eglise a pris de Constantin le Grand l'usage de porter des Croix et des bannières en tète des processions, en imitation de la croix qu'il fit peiudre sur ses étendards après la fameuse apparition. On sait que cette bannière portait iç nom de labarum. Voici quelle en était la forme. Un long bâton en forme de pique était surmonté d'un autre plus pelil; en travers de celui-ci pendait une pièce d'étoffe de pourpre , brodée d'or et enrichie de pierres précieuses. Une frange la terminait et au-dessous de celte frauge étaient attachées au bâton quatre médailles d'or qui représentaient, en buste, l'empereur et ses enfants. Au-dessus de la traverse supérieure était une couronne d'or, au centre de laquelle était le monogramme de Jésus-Christ, formé des lettres grecques x et p entrelacées, en sorte que la tige du p coupait le point de jonction des deux branches de x.
Nos bannières imitent assez bien ce Labarum. Souvent a la place du monogramme, s'élève un panache , et l'étoffe porte l'image d'un saint, ou des attributs qui conviennent à la corporation ou confrérie. Elles doivent être bénilcs avant d'être portées en Procession. Selon Dur and, la bannière précèdelcs processions pour représenter la victoire de la Résurrection et l'Ascension de Notrc-Scigneur, qui s'éleva dans les cieux accompagne d'un grand nombre de captifs délivrés.
On ne peut connaître d'une manière précise l'origine du nom de Labarum. Quelques auteurs la tirent du grec aambanq. je prends, d'autres du terme aa*tfa, dépouille, butin : enfin , selon le plus grand nombre , ce mot dérive du latin /a6or, travail.
La première bannière qui ait été bénite par un pape , est celle que Grégoire III envoya vers 752 ou 753 au roi de France. Les clefs de saint Pierre y étaient représentes. On pourrait objecter que c'était un drapeau ou étendard militaire ; mais il ne faut pas ignorer que toujours ces étendards furent considérés comme des objets religieux (V. Drapeau). Ainsi, chez les Hébreux, les bannières qui distinguaient les tribus portaient pour symbole les prophéties de Jacob à ses fils. Celle de Juda présentait l'image peinte d'un lion , ce qui sert à expliquer ces paroles : Yicit leo de tribu Juda, «l'étendard de la « tribu de Juda est vainqueur.» Ainsi pareillement la bannière on étendard des Machabécs, portail les tniliales du verset 11 du chap. XV de l'Exode : Quis similis tui in furtibus, Domine? Ces lettres en hébreu représentent celles M. C B. L , qui figurent en abrégé le mot Machabcei. Les premiers iimla de l'hymne de saint Fortunal : Yexiila régis prodeunt, fui— gel crucis mysterium, nous font connaître que « es anciennes bannières, vexilla, du laliu le-