‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 68 sur 519 · J2I BAM · texte numérisé non relu

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hertt texi, porter, étaient ornées de Croix ou du monogramme de Cofisl^inlin.

Nous avons dit qu'uno bannière avait été " envoyée par le pape à un roi dr France. Ou voyait dans une salle ailenanlc à Saint-Jeande Lalrau une mosaïque représentant saint Pierre assis sur le trône pontifical. A sa droite était le pape Léon 111 , à sa gauche Charlcmagnc. Le prince des apôtres pré* sentait au pape une éloleet à l'empereur une b nniêre. Cette salle, bàtic par Léon 111, ayant été démolie et la mosaïque ayant disparu, on en retrouve la copie gravée dans les Œuvres de Pagi, de Ci.impini, etc.

La bannière qu'on nomme gonfalon ou gan fanon , était originairement celle de l'armée chrétienne commandée par Baudouin.

Le pape l'avait envoyée à ce prince comme au vrai défenseur de la Toi, contre les infidèles. En certaines cérémonies , surtout à relie de la canonisation des saints , on porte des gonfanons charges des armoiries du pape, des évéques ou d'au Ires prélats. On appelle cette bannière, Portiforium.

Selon le quatorzième Ordre romain , à la Procession solennelle qui se fait après le couronnement du pape, douze hommes qu'on appelle pour cela bandularii portent douze banniiresrouges,cumduodecimvexillisrubeis.

On donnait, en France, le nom de bannerets aux gentils-hommes puissants qui avaient droit de porter unefamnttre dans les troupes dp roi. Sous cette bannière marchaient cinquante hommes d'armes, accompagnés de beaucoup d'archers. On voit que la bannière et le drapeau ou étendard n'étaient qu'une même chose. Du reste, un même nom latin , Yrxillum, désigne les deux objets.

En certaines églises, comme à Saint-Maurice de Vienne, c'était anciennement un diacre en dalmatique qui portail la bannière. Aujourd'hui presque partout ce sont des laïques , hommes ou femmes. Dans les confréries de la sainte Vierge, du Rosaire, etc., ce sont des demoiselles.

L'Oriflamme si célèbre dans notre histoire était qne bannière rouge , soutenue par une lance recouverte de cuivre doré ; c'est l'origine de son nom j4uri flamma, flamme d'or. Ou en trouve la description dans un ancien inveutairc de Saint-Denys : ■ Etendard d'un « rendal fort épais, fendu par le milieu en « forme de gonfanon fort caduc, enveloppé m d'un bâton couvert de cuivre doré et un fer « longuet et aigu au bout. » L'ancienne Oriflamme qu'on allait chercher en graude cérémonie , à l'abbaye Saint-Denys, fut perdue «tans la guerre de Flandr , sous Philippe de Valois. Ln vieux poète, Guillaume Guiart en parle ainsi :

Oriflamme est une Inntiière, Aucun poilu} i lus forte que miiiuplc De ccndal roujorani et simpl<: , Sans pourtraiclurc d'autre affaire.

Les Grecs n'ont point de bannières proprement dites , mais ils portent dans quelquesunes de leurs Processions des images de lu frai me Vierge, de saint George cl autres, peintes sur une planche de bois qui ressemble

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assez bien, selon le chevalier Ricaut, à une enseigne.

ï.es Russes portent aussi , en Procession , de grands tableaux de la Vierge, garnis d'or, d'argent et de pierres précieuses [Voyez le mot cuape).

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