‹ Origines et raison de la liturgie catholique en forme de dictionnaireChapitre 84 sur 519 · BF.N · texte numérisé non relu

BF.N

strils du Vatican. Voici la description qu'il .eu (ait : Après qu'on a répondu Amen au Libéra nos, le pontife dépose la particule sur la patène.. Ensuite le diacre tenant la crosse, Cambucam, en main, se tourne vers le peupie et dit a voix haute : Humiliait vot ad Benedictionem. s} Amen. El après ajoute : Prineept Eecltsiœ, pastor ovilis, tu nos benedicert digneris; le diacre reprend :Cummansuetudine et eharitate humiliatevos ad benedictionem ; le eboeqr dît : Humili voce clamantes alque dictâtes : Dto grattât stmptr agamut. Alors le pontife se tournant vers le peuple au milieu de l'autel, lit la formule de Bénédiction convenable à la fête, et, après avoir béni le peuple, il dit : Et pas ejus tit temper vobiscum ; puis il met la particule dans le calice. On retrouve celte Bénédiction presque avec le même Rit dans un Pontifical manuscrit de la bibliothèque Barberine et dans d'autres manuscrits relatés par Ménard. 11 est bien certain toutefois que depuis plusieurs siècles cette Bénédiction ne se donne plus à Rome , si jamais ce Rit y a été en usage. Nous avons sous les jeux un Pontifical romain imprimé a Lyon en 1511, où il n'en est point parlé dans la rubrique de la Messe célébrée par un évéque ; mais un supplément qui y est annexé présente les formules de toutes ces Bénédictions qui se donnent avant VAgnut Dei ; il est vrai que le titre est simplement ainsi conçu : Sequuntur Benedietionet tolemnet. On pourra juger par l'exemple de la première que ces Bénédiction» sont celles dont nous voulons parier ; elle est la même que celle qui est rapportée par Bona, d'après Pamélios. Nous avons cru devoir entrer dans quelques détails à cet égard, parce qu'en général ces Bénédiction* sont très-peu connues.

Le ponlife tourné vers le peuple après la munition du diacre récite ou chante les Oraisons suivantes, au premier dimanche de l'A- » ent :

Omnipotent Deut,cujus Unigeniti adcenlum et prœteritum creditxs et futurum expectatu , ejttsdem adventut vot Ulustratione sanctificet et tua benedietione locuptetet. u) Amen,

In prœtentit vita ttadio vot ab omni adftrtitate defendat et tt vobit in judicio plaçabilem ottendat. a, Amen.

Quo a cunctit peccatorum contngiit eruti, illiut tremendi examinit diem expecletit interriti. t\ Amen.

Quod ipte prœttare dignetur, cujut regnum et imperxum tint fine permanet in tœcula sœnttorum. s) Amen.

Et benedietio Dei omnipotenlit Pa f irfs, et ' Fi flii et Spiritusf Sancti deteendat super tôt et montât temper f. q Amen.

Et pax ejut tit temper vobiscum. t) Et cum tpiritu tuo.

« Que le Dieu tout-puissant dont le Fils uni-

• que est venu sur la terre et qui doit y revenir

• à la fin des temps selon la foi que vous avez « à son avènement passé et à son avènement < futur, vous sanctifie par la grâceillumiuanlc tde cet avénemeo* et vous enrichisse de sa

« Bénédiction. Amen. Qu'il vous protège dans « le cours de la vie présente, de tonte espèce «d'adversité et se montre à vous plein de « miséricorde au jour du jugement. Amen. « Afin que délivrés de toute contagion du « péché, vous attendiez sans crainte son re- « doutante jugement. Amen. Daigne vous ac- « corder ces grâces, Celui dont le règne et la « domination sans fin se perpétuent dans les « siècles des siècles. Amen. Et que la Bénédic m tion du Dieu tout-puissant Père et Fils et « Saint-Esprit descendesur vous ely demeure « à jamais. Amen. Et que sa paix soit lou- « jours avec vous, q Et avec votre esprit. »

Le cardinal Bona dit que dans l'ancien Ordre romain , on trouve évidemment indiqué ce Rit de Bénédiction avant VAgnut Dei, et il cite des paroles qui semblent lever toute espèce de doute. Mais Mabillon.dans nne note sur cet Ordre romain , pense que c'est une addition faite par un écrivain gallican ou germain. En effet, ces paroles que nous allons reproduire ne se lisent pas datis l'Ordre publié, par le savant bénédictin : Post solutat , ut tn kit partibut mot ett , pontificales Benedictiones, quum dixerit :Pax Dominisit temper vobiscum . mit lit in calicem de tancta oblata. Convenons que ces mots '.Ut in hit partibut mot est, semblent désigner certaines contrées où cet usage est établi , tandis qu'il n'existe

f>as à Rome. On ne peut donc pas induire de 'insertion de ces formules dans un Pontifical romain, quela/?<'Wdicfio»» épiscopale qui est donnée avant VAgnut Dei , ait jamais été propre a ce Rit. Le Pontifical de 1511 dont nous avons parlé en est une preuve manifeste: Ces formules n'y sont qu'à la fin et après que l'éditeur a terminé le Pontificat romain par ces mots : Pontificatit liber explicit féliciter.

A Paris, et sans doute dans beaucoup d'autres Eglises de France où la Bénédiction avant VAgnut Dei est en usage , le diacre ne fait que la munition Humiliait vos, etc., dont nous avons parlé; les trois autres formules que nous avons reproduites d'après le cardinal Bona n'ont pas lieu.

Le Bénédictional gallican que nous venons de citer, contient des Bénédictions pour tous les Dimanches et les principales félcs de l'année, tant du Propre que du Commun ; elles y sont au nombre de cent cinquantequatre.

Le nouveau Missel de Paris, publié en 18V1, donne nne rubrique plus ample que les précédentes sur cette Bénédiction. Nous croyons utile de la retracer : Hic in Missa pontipcali, etc. « Après avoir chanté la conclusion du < Libéra nos, Mgr. l'archevêque, ayant posé la « particule de l'Hostie sur la patène, bénit le « peuple. Mais auparavant, le diacre , après • avoir couvert le calice , se tourne oblique- « ment vers le peuple, et tenant des deux « mains le bâton pastoral , chante : Humiliait « vos ad benedictionem. Le chœur répond : « Deo grattas. Aussitôt après, le diacre « s'élanl tourné vers l'autel, se met à genoux « sur la plus haute marche, tenant des deux « mains le bâton pastoral au-dessous de li

Page 1