‹ Origines et sources du Roman de la RoseChapitre 29 sur 53 · EC05DK PARTIS. IIS · texte numérisé non relu

EC05DK PARTIS. IIS

De si fines amora Irorast ;

Si eroi que maia^ en eâpfovast

De ceus qoi a son tens vivoieni.

Qui SI ami de botiche estoieat (r. 6128-371.

Vers le milieu du douzième siècle, Aelred, abbé do mooastère cistercien de Rieval, ea Angleterre, écrivit, sous te titre : De Spirituati AmicUia, un traité ijui n'est autre que celui de Cicéroii, moderuîsé et arrangé à l'usage des chrétiens. Les idées, souvent même les propres expressions du philosophe latin, y sont reprodoiles, mais les exemples et les citations puisés dans l'hisloire de l'antiquité grecque ou romaine sont remplacés par des exemples et des citations extraits de l'Ëcriture sainte.

Or, Jean de Meun a connu le De Spiriiuali ÂmicUia,\\ en a même fait une traduction française, aujourd'hui perdue. Dès lors, on peut se demander s'il a aussi connu le De Amicitia, ou s'il n'a pas plutôt emprunté les mentions qu'il en fait à l'ouvrage d' Aelred , de même qu'il a cilé Homère et Arisiote d'après la Consolation de Boèce. Mais si plusieurs des passages itnités ou cités dans le Homao de la Rose se tronveut à la fois dans le De Amicitia et le De Spiriluati Amicitia, il en esL d'autres qui ne sont pas dans ce dernier traité et que Jeau de Meuu a dû prendre directement dans celui de Cicèron.

An De Invenlione rhetorica, le Roman de la Rose ne doit qu'une petite anei;dote(v, 17121-33), celle deZeuxis, prenant pour modèle d'uue statue les cinq plus belles jeunes SUss qu'il put trouver,

8i com Tulles le nous remembre,

Ou livre de sa Retorique,

Qui moult est science aulentique |

Comme s'il prévoyait les attaques auxquelles son livre devait être plus tard eu hutte, notre auteur s'excusa d'avoir employé quelques expressions

Il lro|> foies (v. IGKW);

il en rejette la faute sur son sujet, et invoque pour sa défeuse l'autorité de Ballnsle, dont il traduit (v. 161 15-30) cette phrase de la Conjuration de Galilina : a Âc mihi qnideni, tanmtsi huud-

quaquam par gloria sequitur scriptorein et auctorem rerum , tamen in primis arduum videtur res geslas scribere; primum quod facta dictis ezaequaada sunt... (1). »

Page 1