‹ Origines et sources du Roman de la RoseChapitre 40 sur 53 · GUILLAUME LE CLERC · texte numérisé non relu

GUILLAUME LE CLERC

Pour le tableau si vivant, si vigoureux, aujourd'hui encore si

(1) PsLtroL latine, t. CXX, col. 221.

(2) L'expression : petis mondes novesius rend plus exactement celle de Chalcidius : mundum brevem , que celle d'Alain : orbis terrarum, Jean de Meun traduit brutis d'Alain par bestes mues ; or animalia muta est l'ex pression dont Chalcidius se sert constamment pour désigner les animaux par opposition à l'homme. Je crois donc qu'ici le trouvère a imité simultanément les deux auteurs. (Cf. p. 109.) — Proclus dit de même : a {jiixpè; x6(t\loz à àvôpomoç » {In Timaeum^ p. 2); et Isidore de Séville : « Homo ex rerum univcrsitato compositus quasi altcr in brevi quodam modo crcatus est mundus » {Sent. y I, 10).

exact, de la courtisane et de son amant de cœur (v. 15404-15485), Jean de Meua parait s'être souvenu d^une ébauche de Guillaume le Clerc. Voici Tesquisse de cet auteur; elle se trouve dans le Besant de Dieu :

Certes j'ai veû et oï

Que femme aveit dous ameors,

L'uQ li faseit totes henors

Et li autres la honisseit

Et la chaceit et la bateit,

Et el soffreit et mielz amot

Le ribaut qui la defolot

Que le biau bacheler corteis,

Qui ne feïst rien soi* son peis ,

Mes volontiers la maintcnist

Come son cors, s'ele volsist (1).

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