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D froimième S. Il y a cependant une coïncidence curieuse qui démontre l'ancienneté certaine du Berbère, puisque les trois éléments, en hébreu, ont
perdu leur valeur, évidemment la plus ancienne,
de L, M «et N.
Les différentes langues norroises, Énnoises, scandinaves, slaves, qui s'écrivent au moyen de . . le ? .
runes identiques aux caractères tifinars d Afrique, ont également le même mécanisme. Ce sont des langues agglutinantes se modifiant par des « Îormes >» au moyen de suflixes, de préfixes
et d'aflixes, exactement comme le Berbère.
? . . ° @ est le moment de rappeler ces inscriptions . . ?
D où l'on a cru recongaître un mélange de lettres phéniciennes, puniques, cadméennes, etc., . ? .
et qui n étaient pas autre chose que des éhistori de la f haï runes préhistoriques, de la Îorme archaïque, et ?
s apparentant par conséquent aux alphabets aux-
quels BI ont! donné naissance par L'suite.
Le professeur Masqueray signale, de son côté, l'impression des Berbérisants sur cette langue évidemment d’origine arctique. « Je ne sais, dit-il, quel retour vers le Nord, quelle souvenance des régions froides et lointaines
Dent en moi cette musique naturelle le
étrangère au pays où cils produisait. »
C’est aussi l'avis de Louis KRinn dont l'ouvrage le même sujet devrait être entre les mains de tous ceux qui s'intéressent au problème des
langues anciennes.
LE TAMACHÈQUE ET LE CELTIBÉRIEN
La survivance du Basque, les inscriptions et les médailles de Marseille, que l'on a essayé de traduire par du Grec primitif, mais qui sont du Numide ou du Celtibérien, montrent que le Tamachèque, langue hyperboréenne et atlante, fut longtemps parlé, dans le Sud de la France, par les tribus dolichocéphales d’origine nordique.
La preuve en est trouvée dans le nombre presque illimité de mots celtiques et de vieux noms de la géographie, des dieux, des chefs de la Gaule, qu'il est possible de traduire en appliquant chaque idéogramme au mot décom-
posé D: consonnes exclusivement,
Les pénibles étymologies grecques ou latines, les calembours même des auteurs grecs sur Les noms celtiques deviennent puérils : on prétend, par exemple, que les Pyrénées ont été nommées de l'incendie (Pyr) qui les dévora : P R correspond à Pur, Bordj; ; les Pyrénées c'est le Fort du Dieu N. L'étude des lettres dans leur signification ultime implique l'idée de gorges profondes, de pics inaccessibles et d’entassements chaotiques. Il ne faut pas oublier, en eflet, que la langue primitive permet à un mot d'avoir
plusieurs significations, puisque chaque lettre
NS 2 les
a elle-même plusieurs valeurs sur des plans idéologiques différents.
Les mots celtes eux-mêmes deviennent colorés : Ronno ou conseil c'est « ce qui engendre l'esprit >, c'est l’agora des Grecs : bou igar, remuer, signifie plus exactement « tamiser », « obtenir ce qui est bon en faisant passer à travers >. Bugad, lessive, implique l'action de faire sortir (la crasse) par le mouvement, le mélange ou le foulage. Zytho, la boisson, c'est la « gaité du foyer ». Clusel, souterrain, c'est ce qui est bon pour aller au village (sans danger).
Pairol, chaudron, vient de Bar s échapper en bouillonnant, en parlant de la vapeur d'eau.
Bran, les choses qui sortent de la fente. Fossé, dougue en provençal, vient de engi, ruisseau
ecane idcelde cloture
Les noms des peuples gaulois deviennent expressifs : dans Sequanes, Segustini, Segustero, nous retrouvons la racine sik, oppidum, avec des nuances pour chacun de ces peuples. Les Eduens sont les prêtres de A nou, les A mbares sont des brutes, Belovése est le conquérant brutal et Sigovése le pacifique. V'ercingétorix, chef des Arvernes brachicéphales, indique qu'il est dun clan de race différente à culture patriarcale (fils du père), et non matriarcale comme les Hyperboréens dolichocéphales qui
sont ce file des mères »:
Le Panthéon celtique sort des nuages.
Given-dydd est la compagne aimée de Dieu.
Camulos, dieu de la guerre, donne la vaillance.
Beleno est le dieu farouche et méchant comme l'indique son B initial. Crom n'est pas Saturne, c'est plutôt Géa, c’est un dieu féminin ou créateur qui engendre par la puissance de sa volonté. Teutatés peut tout, voit tout, Moloch c'est le tout-puissant, Segomon représente la matière organisée sortant du chaos, Granus est le symbole de l’activité créatrice, c'est le mouvement métaphysique (pur) source de toute vie Caturix est ‘intelligence tendue vers la De. Le Duz, c'est l'esprit du foyer, un
dieu Lire. le compagnon du tisserand.
Quant aux noms géographiques, nombreux sont ceux qui indiquent qu'ils furent créés par des tribus actuellement stationnées au nord de la chaîne de l'Atlas.
Châlons, Urbs Caballinum ou Kabilonum, tout comme (Cavaillon, tire son nom des K ebaïl ou Kabyles. Les El-Azoun ou Amazone ont laissé, dans la vallée du Rhône, des villes ou des Bord; (burg) tels que Ozon, Feyzin, (Efazoun), Annoisin (An- ozonn), Alesia au nom s1 glorieux est dévouée au culte du soleil (EI, possession, Sia ou Xioa, du soleil).
Arras et Sarras, sur le Rhône, tirent leur nom soit de ÂAores, lieu consacré, soit de ar, montagne, et as, confédérés. Mornas est un pays chaotique ancien, un amas en saillie au bord du Rhône comme le décrit son nom.
Avignon et Vienne sont des modifications de Aouana (1), nom répandu en Berbérie. Nice, tout
(2) Forme de Ouenous- Vénus.
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‘ax
au sud, c'est N isa ya ou Nysol, campement ou si
établissement, dont la traduction est enissa (passer
la nuit, coucher, s'établir). Le mot Berg, burg,
briga celtique qui a donné tant de dérivés géogra-
phiques, vient de Abergen, tente (Burdigala-
Bordeaux).
Ces exemples pourraient être multipliés à
l'infini et l'ouvrage de Louis Rinn explique
des quantités de nivts Vdeteoutes tie langues "M
anciennes par des racines ‘berbères, "Ch . ? . .
démontre évidemment l'antiquité de cette langue et la grandeur de son territoire. Nous renvoyons es intéressés à cet ouvrage. Nous nous sommes Il bé à la flanon personne ement attache a a ation yper- . . ?
boréenne atlante-celtibérienne, et cest surtout
cette suite que nous nous efforçons de prouver.
Il est certain que toutes les langues qui ont emprunté les caractères tifinar et les ont modifiés à leur usage, ont conservé aussi des racines de la même origine.
En grec, par exemple, amphore ou keramion signifie « ce qui fait ouvrir la bouche ». Homeros, que Renan a cherché à expliquer par le sansCrit « compiler », signifie le chanteur errant ou le troubadour (om, engendrer; er, Cris ou chant; os, errant). Les noms grecs des métaux, sans signification actuellement connue, sont pour l'étain ou cassiteron, le métal femelle (ou mou) au reflet de lune. Cupros, c'est le métal fort pour bien couper, le fer sideros est obtenu au moyen d'un souflet, etc.
Multiplier les exemples serait augmenter
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exagérément le volume de cette étude, et chacun, au moyen de nos succinctes indications, pourra, en lisant les vieux mots, évoquer la chose même qu ils signifient, selon les principes magiques es antiques grimoires. Ainsi un peu du voile u passé se soulèvera en nous remettant en contact avec l'idéation primitive qui a présidé au baptême des dieux, dés hommes et des choses, dont les noms ne nous disaient plus rien depuis des millénaires. Nous avons vu, au sujet des Pyrénées, que la signification des vieux noms géographiques est perdue depuis bien longtemps, puisque les Grecs eux-mêmes ont été obligés, pour les expliquer, d'avoir recours à des
rapprochements pour Pro singuliers.