‹ OrnithologieChapitre 31 sur 93 · PLANCHE VI · texte numérisé non relu

PLANCHE VI

Sciurus. Supra brunneo-viridescens ; superciliis flavicantibus : subtus sulfurascens, maculis nigris, elongatis ornato ; crisso sulfuraceo; rostro supra fusco, maxillari Jlavicante ; pedibus lividis.

Dimensions. Longueur totale.............. CR MORE RATES 134 millim. Du pli de Paile à'son extrémité... ...........:..... 715 Denlafqueue a SE OR MR ARR URRTE 47 Du tarse au bout des doigts.......... AHood0etoadoc 3) Dia oone oo ugse nono rose ne RERO 13 Seyne apart ns nn tue 3 CAE ET CE sboboe LUE or EE CODE 4 Dirconierence duicorbsr 1 he een aus ee 90

Bec assez long , droit, presque conique, comprimé près de son extrémité, à bords rentrants, brun en dessus, jaunâtre à sa base ; en dessous, pieds gris ; toutes les parties supérieures brun-olivâtre foncé, uniforme ; un large sourcil jaune de soufre passe au dessus des yeux : cette même teinte, assez vive, couvre toutes les parties inférieures, ornées partout, excepté sur les couvertures inférieures des rectrices, de taches noires allongées, occupant le milieu des plumes : elles sont plus petites sur la gorge, plus nombreuses et plus rapprochées sur la poitrine et sur les flancs. Rémiges et rectrices de la teinte générale des parties supérieures, les premières un peu plus pâles à leur côté interne. Trois individus que nous avons observés ne nous ont montré aucune différence. |

Nousavions d’abord pensé que cetteespèce pouvait être rapportée au Sciurus aquaticus, Swaïinson (T'urdus aquaticus, Auct.); mais, en les comparant , nous avons reconnu qu’elle différait par la couleur de dessous, qui, au lieu d’être blanche sur le soureil , et en dessous du corps teintée d’ocre foncé, est au contraire, sur toutes ces parties , d’un blanc soufré , avec les couvertures de la queue de cette teinte ; les rectrices sont aussi plus pointues dans le Sciurus aquaticus. Embarrassé sur lidentité de Pespèce , ou sur sa sépa-

ration comme espèce distincte, la nôtre pouvant bien n’être qu’une de ces différences apportées par la saison , comme on le voit chez les Anthus , qui prennent une livrée de noces particulière et analogue à celle que nous venons de signaler , nous avons soum's nos doutes à notre savant ami M. de Lafresnaye , qui, ayant recu de Savannah (Géorgie) deux individus absolument semblables aux nôtres et également distincts du Sciurus aquaticus , pense, comme nous, qu’on doit considérer cette espèce comme distincte de celle avec laquelle nous la comparons , du moins jusqu’à ce que des observations directes viennent déterminer si ces différences tiennent à une livrée d'amour analogue à celle des Anthus.

Cette espèce, comme la précédente , habite en même temps PAmérique septentrionale et l'ile de Cuba, où elle ne paraît pas très rare. Il semblerait, malgré le peu de renseignements que nous possédons sur elle, qu’elle a les mêmes habitudes riveraines que le Sciurus auro capillus , qu’elle se tient dans les herbes, qu’elle y court rapidement, en élevant et abaïssant sa queue comme les Motacilla.

SYLVIDÉES, SYLVIDÆ.

La grande famille des Sylvidées , si variée sur le sol de l'Amérique méridionale, n’est représentée aux Antilles que par le seul genre Bec-fin ; ainsi les Synallaxis, les Anthus , les Anabates, les Annumbius, les Troglodytes semblent y manquer entièrement, et même les Dacrs et les Hylophilus ; ce qui ferait croire qu’ils appartiennent plus exclusivement à l’hémisphère austral ; mais, par une singulière compensation, les Becs-fins proprement dits, si peu nombreux sur le continent du sud (1), forment à eux seuls les Sylvidées des Antilles. En effet, quand, dans l’immense surface que nous avons parcourue sur l’hémisphère méridional, nous n’avons rencontré que trois espèces de Sylvia, quel n’a pas été notre étonnement d’en trouver huit dans la seule île de Cuba ! Comme ces oiseaux sont également très communs dans lPAmérique septentrionale , il en résulterait que l’ornithologie des Antilles

G) Voy. d'Orb., l’oy. dans L'Amer. merid., p. 206. Nous n'avons rencontre

que quatre espèces.

OISEAUX. 99 participe plus des espèces propres au continent du nord que de celles du sud.

GENRE BEC-FIN, SYLVIA, ZLath.

Les Becs-fins, à proportion de la surface de Pile de Cuba, } sont au moins aussi nombreux en espèces qu’en Europe et paraissent, sur le nouveau continent, mener, à peu de chose près, le même genre de vie : de même ils fréquentent les bois, les buissons, y font retentir les échos de leurs chants variés; mais, comme en Europe aussi, ils n’y restent, pour ainsi dire, qu’une saison , seulement lorsque les froids les chassent des régions boréales et les forcent à chercher sur un sol plus chaud les éléments de nourriture qui leur manquent sur le continent ; ainsi, au lieu de nicher à Cuba comme les Becs-fins nichent en Europe, Pile ne les a, pour ainsi dire , que de passage, et si quelques espèces y nichent, ce ne sont que des exceptions ; car toutes appartiennent au continent septentrional.

M. Vigors , dans sa nomenclature des oiseaux de Cuba , n’a signalé que trois espèces de ce genre, tandis que les recherches de M. de la Sagra en ont fait connaître huit sur la même île ; ainsi le nombre en est plus que doublé. Si l’on prend garde que ces o1seaux n'arrivent aux Antilles qu’en hiver, où ils ne viennent peutêtre pas régulièrement , on pourra se rendre compte de la difficulté de saisir cet instant pour en faire collection ; aussi, indépendamment de cette augmentation de cinq espèces que la science doit à M. de la Sagra, nous ne doutons pas qu’il ne vienne encore s’y joindre quelques autres des nombreuses espèces de P Amérique septentrionale qui émigrent aussi régulièrement que celles que nous décrivons.

C’est aux savantes recherches de M. Ch. Bonaparte , prince de Musignano , qu'on doit de pouvoir citer beaucoup des synonymes des Sylvia et des autres oiseaux de l'Amérique septentrionale, tellement embrouillés par les auteurs qu’il était souvent très difficile de s’y reconnaître. Nous signalons ici ce fait comme un hommage que nous croyons devoir rendre à ses travaux.

n° 19. BEC-FIN COURONNÉ, SYLVIA CORONATA, Zat.

Biüirita, À CUBA.

Motacilla corona aurea, Linn., Syst. nat., éd. 12, p- 333.

Sylvia coronata, Lath., Syst. ornith., p. 538, n° 145.

Motacilla coronata, Gmel., Syst. nat., éd. 13, p. 538, a:

Motacilla maculosa, Linn., Gmel.

Figuier couronné d'or, Buff., Enl. 731, f. 2.

Figuier du Mississipi, Buff., Enl. 109, fig. 1.

Sybia coronata, Wils., mer. orn., IL, pl. 17, fig. 4, pl. 45, fig. 3, p. 138.

Sylvia coronata, Bonap., Syn., sp. 104, p. 77.

Sylvia coronata, Vieill., Ois. de l'Am. sept. , t. U, p. 24, pl. 78 et 79.

Sylvia coronata, Nieill., Dictionn. d'hist. nat., t. W, p- 178, et Encycl. méth., t. , p. 426.

Figuier cendré tacheté de Pennsylvanie, Briss., Orn., NE Æup.1p.110:

Sylvia coronata, Vigors, Zoolog. Journ., t. I, p. 439, no

Sylvia coronata, Edw., Glan., p. 187, pl. 298.

Sylvia. Vigro maculata, pileo, hypocondriüs uropygioque flavis ; fascia per oculos gulaque nigris ; rostro pedibusque nigris.

Dimensions. 'Longnenr'totale. M. MAMAN EN 130 millim. Du pli de l’aile à son extrémité... 0... 80 Della quenen rer cer e rt meneeuer CroELere 50 DU BPL SR Permanences retce ets MERS 10

Mâle en plumage d'amour. Gris brunàtre en dessus , avec toutes

les plumes du cou, du dos et les couvertures des rémiges , noires dans leur milieu ; une tache jaune citron sur le vertex et sur le croupion ; la première bordée de noir ; deux bandes blanches transversales sur les ailes, les trois rectrices latérales marquées d’une grande tache blanche ovale, sur leur côté interne, vers l’extrémité qui est noire, comme la base. Dessous du corps blanc , sali de brunâtre sur le cou ; poitrine et flancs marqués de taches oblongues, en forme de stries ; de chaque côté de la poitrine, une tache couleur citron près le pli de Paile. Bec et pieds couleur de corne foncée.

Femelle. Une bandelette noire sur les côtés de la tête ; du gris rembruni , varié et noirâtre sur les parties supérieures ; les taches noires des flancs, moins prononcées et plus petites, le jaune moins vif.

Jeunes. Après sa première mue, la gorge et le dessous du corps sont gris blanchâtre, varié de taches brunes , sur la poitrine, sur le ventre et sur les flancs ; le sommet de la tête , les côtés de l’estomac et le croupiqn jaune très pâle; parties supérieures brun gris, plus foncé au milieu de chaque plume ; tectrices noirâtres. C’est aussi à peu près le plumage d’hiver des deux sexes.

Cette espèce, que M. de la Sagra nous a apportée de Cuba, seulement en costume d’hiver , se trouve répartie sur le continent septentrional et sur les Antilles; il paraît qu’on ne la voit dans ces contrées que dans l’hiver ; car, dès le mois de mai, elle émigre par troupes nombreuses , traverse seulement, sans s’arrêter , PÉtat de New-York, et va nicher beaucoup plus au nord , puis repasse en septembre pour aller, vers le sud du continent et dans les îles , prendre ses quartiers d’hiver.

x° 20. BEC-FIN BIMBELÉ , SYLVIA PALMARUM, Zu.

Bijirita, À CUBA.

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