‹ OrnithologieChapitre 67 sur 93 · GRAND HÉRON D'AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

GRAND HÉRON D'AMÉRIQUE

ARDEA HERODIAS, Linn.

Garzilote, À CUBA.

Ardea cristata maxima americana, Larged crested heron, Catesby, Carol. app., p. 10, pl. 10.

Ardea cristata americana, Klein, Avi., p. 125.

Ardea herodias, Linn., Syst. nat., ed. 10, gen. 76, sp. 11.

Ardea herodias, Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. 84, sp. 15.

Ardea herodias, Lath., Ornith., gen. 69, sp. 56.

Ardea herodias, Great Heron, Wils., 4m. orn., pl. 65, 2 re WVIE;"p;28

Ardea herodias, Bonap., Syn.

Ardea herodias, Vieïll., Encycl. méth., t. WE, p. HAT, pl. 54, f. 3.

Ardea herodias, Wagler, sp. 1.

Ardea herodias, Penn., Arct. z0ol., n° 341-342.

Ardea virginiana cristata, Briss., ornith., t. V, p. #16, n°10:

Grand Héron d'Amérique, Buff., Ois., t. VIL, p. 385.

Ardea freti Hudsonis, Briss., Ornith., t. V, p. 407 (junior).

Ardea hudsonias, Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. 84, sp. 18 (junior).

Ardea hudsonias, Lath., Syst. ornith., gen. 69, sp. 57.

Ardea hudsonias, Edwards, Glan., p. 125.

Ardea hudsonias, Pennant, p. 444, n° 3/2.

Ardea. Occipite cristato ; corpore fusco ; femoribus rufis; pectore maculis oblongis , nigris distincto ; rostro pedibusque fuscis.

Dimensions. Honsueur totale 20.2. LC Menr eee { m. 140 millim. Ponsteuridumbec- nes ner esse 200 Duplhide l'aile alsontextréemité. "eee 450

Mâle. Gorge et haut du cou roussâtre cendré ; bas du cou, poitrine, variés de taches longitudinales brunes sur du roussâtre ; ailes noires; le reste du plumage brun, plumes de la tête et du croupion très longues ; bec et pieds bruns.

Jeune. Plumes de la huppe noires ; gorge blanche; dessus du cou brun , rayé transversalement de plus foncé; corps en dessus, rémiges, tectrices supérieures des rémiges et des rectrices , cendré bleuâtre ; rectrices brunes ; bas du cou et poitrine blancs, ornés de taches noires et rougeâtres dans le sens longitudinal; ventre blanc ; pieds jaunâtres; bec noir en dessus , orangé en dessous.

Cette espèce, la plus grande du genre Héron, habite l'Amérique septentrionale ; elle s’avance l’été jusqu’à la baie d'Hudson; mais, l'hiver, elle fuit ces régions jusqu'aux grandes Antilles , assez commune dans cette saison sur l’île de Cuba; néanmoins elle parait séjourner toute l’année en Pensylvanie. Elle fréquente les marécages, les caux courantes et y manifeste les mêmes habitudes que les autres Hérons, se nourrissant de poissons , de coquilles , de grenouilles, et même quelquefois de lézards.

x° 86. HÉRON DEMI-AIGRETTE.

ARDEA LEUCOGASTER, Gmel.

Ardea leucogaster, Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. 84, Sp. 92.

Ardea leucogaster, Lath., Syst. ornith., gen. 67, sp. 62.

Ardea leucogaster, Vial, Encycl. méth., t. UX, p. 1172.

Ardea leucogaster, Demi-egret Heron, Wils., Am. orn., é VILLE, p: 135 plai64, Fe

Héron bleuätre à ventre blanc de Cayenne, Buff., Ois.,

t. VII, p. 378, Enl. 550.

Ardea. Cæruleo-nigra, subtus alba; occipitis crista bipenni ; facie nuda; rostro pedibusque flavis.

Punensions- Longueur totale...""""#." 0%"... 543 millim. DuplideFalleasontextremile. "0-6. rene 217 DDeCS select ele delle sels 92 S'AFDAUTEUTR- 22 mee ee ee e 15 SA TRUE eu M RU: 11

Mâle. Cou , tête et dessus du corps noir bleuâtre; dessous du corps blanc ; un faisceau de brins effilés, roux, qui partent du dos et dépassent la queue ; pieds jaunes, yeux jaunes, partie nue du tour des yeux jaune ; bec blanc en dessous.

Femelle ou jeune. Le cou est violet, des taches rousses se remarquent en dessous, et le panache est gris.

Cette espèce se rencontre, en même temps, à la Louisiane, à Cayenne, et paraît être de passage aux Antilles, où elle est toujours rare.

n° 87. HÉRON BLEU, ARDEA CÆRULEA, Catesby.

Garza azul, À CUBA.

Ardea cærulea, Bleu Bittern, Catesby, Carol., E, pl. 76, p-.16:

Cancrophagus cæruleus, Crabier bleu, Briss., Ornith., #iV. p.489 n° #2:

Ardea cœrulea , Linn., Syst. nat., ed. 10, gen. 76, Spd.

Ardea cærulea , Gmel., Syst. nat.,ed. 13, n° 17, gen. 84.

Ardea cærulea, Blue crancor heron, Wils., Am. orn., V, paopl. 62..f: 3.

Ardea cærulea , Bonap., Syn., sp. 233, p. 306.

Ardea cærulea, Vieill., Encycl. méth., t. WA, p. 1123, pl. 51, fig. 4.

Ardea cærulea, Vigors, Zool. journal, 1821, p. 4AT, n° 31.

Ardea cœrulea, Lath., Syst. ornith., gen. 69, sp. 48.

Ardea cærulea, Blue Heron, Lath., Gen. hist., 9,n° 47.

Héron bleuâtre de Cayenne, Buf., Enf. 62, f. 3 et 343.

Ardea cœruleo nigra, Sloan, Jam., t. Il, p. 315.

Ray, Syn. avi., p. 189, n° 3.

Ardea cyanea, Klein.

Ardea cyanopus , Lath., Syst. ornith., sp. 33 (junior).

Ardea. Occipite cristato ; corpore cæruleo ; rostro supra concolore, subtus flavicante; pedibus viridibus.

Dimensions Ponsueun OI CCR Rte TRE ee LE 570 millim. Duplitdel'arlenlsantexhrenmmte 2-2" cer + 259 DÉlEGutEroaosoosotonaontoctacrodtonaro tenant 99 DONS RS RTE PE CS ont sadooco sr 70 SAMATGEUT- <== -en-ce-cee-e-e-c c-LrE 10 Sathantentiee ete ete Eee Te CCC CES 15

Mâle. Les plumes de la tête et de la poitrine longues; celles du dos étroites, longues , pendantes et dépassant la queue d’environ huit centimètres ; le plumage d’un bleu foncé, un peu plombé et à reflets pourpres sur la tête et sur le cou ; yeux jaunes; partie nue du tour des yeux de cette couleur; pieds verts; bec bleu en dessus , jaunètre en dessous.

Femelle. Tète à peine huppée et terne ; manteau bleu , dos couleur de plomb.

Jeune. Entièrement blanc, les pieds verts, bec noirâtre à son extrémité , vert à sa base. Lorsqu'il commence à changer de plumage , ila un peu de bleu sur la tête, sur le dos, du gris à Pextrémité des rémiges ou quelques plumes bleues parmi les plumes blanches.

On doit la première connaissance de cette espèce à Catesby, qui l’a rencontrée dans la Caroline ; on la trouve aussi dans une partie de l'Amérique du Nord, où elle arrive au printemps, et n’en repart qu’à l'automne : le reste de l’année, elle habite sans doute les Antilles et l’ile de Cuba , où M. de la Sagra l’a souvent rencontrée. Vieillot

OISEAUX. 203 l'indique aussi comme se trouvant à Cayenne ; mais nous ne savons pas jusqu’à quel point on peut admettre cette assertion ; car les auteurs de l’Ornithologie de l'Amérique septentrionale ne Pindiquent( que sur leur continent.

M. Temminck, dans son manuel d’Ornithologie (t. IE, p.567), dit que l’Ardea cœærulescens des auteurs doit encore être rapporté comme synonyme de l’Ardea cœrulea ; mais Vieillot, ordinairement exact, est venu embrouiller la question, en décrivant deux espèces, sous, la dénomination d'A. cœrulescens (Encyclopédie, t. LIL, p. 1116 et 1123). Il parait tirer sa première de la description d’Azara (n° 347), et elle est évidemment distincte de celleci, tandis que sa seconde est bien celle que M. Temminck veut réunir à l’Ardea cœrulea. N résulte, des deux noms identiques donnés par Vieillot, que sa dénomination d’Ardea cœærulescens, pour l’espèce d’Azara, doit être changée, afin de prévenir une confusion de noms avec celle qui n’est qu’une variété d'âge de l’espèce qui nous occupe.

De même que beaucoup d’autres Hérons, cette espèce vit presque toute l’année on ne peut plus isolée, sans se mêler avec les autres espèces, et sans former de troupes nombreuses , comme le font les Aigrettes.

n° 88. HÉRON ÉTOILÉ, ARDEA VIRESCENS.

Aguaita caiman, À CUBA.

Ardea virescens, Linn., Syst. nat., ed. 10, gen. 76, n°15.

Ardea virescens, Gmel., Syst. nat., ed. 13, gen. 84, sp. 20.

Ardea virescens, Green Heron, Wilson, Æmer. orn., Mn OT pl. 01h.

Ardea virescens, Bonap., Syn., sp. 235, p. 307.

Ardea virescens, Vieill., Encycl., t. LE, p. 1115.

Ardea virescens, Vigors, Zool. journ., 1827, p. #1, n°.36,

Ardea virescens, Lath., Gen. hist., IX, p. 116, n° 72, Syst. ornith., gen. 69, sp. 31.

Le Crabier vert tacheté, Buff., Enl. 912 (jeune).

Cancrophagus viridis, le Crabier vert, Briss., Orn., t. V, p. 486, n° 43 (mas).

Cancrophagus wviridi nœvius, le Crabier vert tacheté, Briss., Orn., p. 490, n° 44 (junior).

Potaurus americanus nævius, le Crabier d'Amérique tacheté, Briss., Ornith., p. 464, n° 32.

Le Crabier vert, Buff., Ois., t. VIE, p. 405.

Crabier gris à tête et queue vertes, Buff., Ois., p. 48, Enl. 908.

Ardea stellaris minima, The small Bittern, Catesby, Curol., t. I, p. et pl. 80.

Ardea stellaris minima, Klein, Æv., p. 123, n° 6.

Ardea ludoviciana, Lath., Syst. ornith., gen. 69, sp. 51.

Ardealudoviciana,Gmel., Syst. nat.,ed.13,gen.8, sp. 39.

Brown-bittern, Catesby, Carol., t. 1, p. 78.

Small bittern, Sloan., Jamaic., p. 315, n° 5.

Ardea fusca, Klein, Avi., p. 104, n° 3.

Ardea. Occipite dorsoque viridi nitente ; pectore, colloque rufescentibus ; loris luteis, rectricibus viridi-aureis ; rostro virescente fusco; pedibus virescentibus.

Dimensions. Longueur totale du bec au bout de la queue... ..... 4io millim. Du phide l'aile sontextrémité. "em eee Le 17 DIR THEN Eo6s6046% 0904000000 Jovouosesobongaus 48 DHPDEC= SE ner ace cree ed 6r SARANTEUT EE CM -Creeree dBantdobooc 13 Sanlateeune es eretito error t os CCI ECT 11

Mâle. Dessus de la tête orné de plumes longues, effilées, d’un beau vert métallique à reflets; interscapulaires longues, effilées et de la même couleur que la huppe ; rectrices supérieures vertes; tectrices supérieures de l’aile et rémiges supérieures vertes à reflets, les premières bordées extérieurement de roux pâle; rémiges noires, à reflets verts du côté externe , les plus postérieures terminées d’un très petit liseré blanc; cou en arrière, sur les côtés, roux ferrugineux foncé ; depuis la gorge jusqu’à la poitrine la ligne médiane antérieure est blanche, avec quelques taches noirà-

OISEAUX. 205 tres; poitrine brune , ainsi que le ventre ; yeux et partie nue du tour des yeux d’un beau jaune.

Femelle. Les plumes longues de la huppe et du dos manquent ; elle a aussi des couleurs ternes ; les bordures des couvertures supérieures de aile et celles de l’extrémité des rémiges sont beaucoup plus larges ; le roux du cou est terne , le blanc antérieur de cette partie plus étendu , avec des taches larges et rousses.

Jeune. Des taches rousses dans la huppe : dos gris-bleuâtre ; tout le cou , la poitrine et le ventre couverts de taches noirâtres et blanc roussâtre; les pieds jaunûtres.

Cette espèce est encore du nombre de celles dont les diverses livrées d’âge et de sexe ont motivé une foule de dénominations distinctes, comme on peut le voir à la synonymie.

On la rencontre plus particulièrement à la Caroline et aux grandes Antilles ; car, si elle s’avance l’été jusqu’à New-York, elle en émigre dès les premiers froids. Elle paraît aussi, suivant Buffon , avoir été observée dans l’Amérique méridionale , principalement à Cayenne.

Elle se tient principalement sur le bord des ruisseaux , des rivières , des marais ; et comme, dans ces lieux, les Caïmans sont communs dans l’île de Cuba , on lui a donné le nom d’Aquaita Caïman. C’est là que, suivant les mœurs ordinaires des Hérons, on la voit épier, avec une patience remarquable , Les petits poissons, les reptiles amphibies , les Crustacés d’eau douce, surtout les crevettes, sans négliger même les araignées.

A la Caroline, elle choisit, au sein des bois les moins fréquentés, la cime de Parbre le plus élevé, pour y construire son nid.

x° 89. HÉRON A TÈTE MARRON.

ARDEA EXILIS, Gmel.

Ardea exilis, Gmel., Syst. nat., ed. 13, t. E, p. 645, n° 83.

Ardeaexilis, Minute Heron, Lath., Gen. hist., IX, p.72, n° 34.

Ardea exilis, Lath., /ndex, n° 29.

Ardea exilis, Least bittern, Wils., 4m. orn., VIII, p. 37, pl. 65, f. 4.

Ardea exilis, Bonap., Syn.

Ardea exilis, Vieill., 2° éd. du nouv. Dict. d'hist. nat., t. XIV, p. 435.

Ardea exilis, Viall., Encycl. méth.,t. UE, p. 1198.

Ardea exilis, Vigors, Zool. journ., 1827, p. 416, n° 34.

Crabier pygmée , Virey, Buff., de Sonnini, Oùs., t. XXI, p' 201:

Garza roxa y negra, Azar., Apunt., t. WI, p. 182, n° 360 (adulte).

Garza varia, Azar., Apunt., t. HI, p. 185, n° 361 (junior.

Ardea involucris, Viaill., Encycl. méth., t. I, p. 1127, (d’après Azara, n° 361).

Ardea erythromelas , Vieill., ÆEncycl. méth., t. WI, p- 1121 (d’après Azara, n° 360).

Minute bittern, Lath., Syn., IE, p. 66, n° 18.

Ardea. Capite lævi et corpore supra rufo-badiüs ; subtus albo ; colli lateribus rufis ; remigibus caudaque nigris ; rostro virescente ; pedibus viridibus.

DImErRStonS MNOnCUCUTAtOtALE ERP ER Eee Tee Le ee cLE 355 millim Du plidelailerison extrémité}... ce Ce 130 DuMDEC RS ARR ane LAC NL NE 50

Mâle et femelle. Dessus de la tête marron-roux ; cette dernière teinte se remarque sur les côtés du cou ; sur le cou, des plumes longues, menues , brun noirâtre , retombent sur la poitrine ; sur le milieu du cou, en avant, deux rangées de plumes blanches , bordées de ferrugineux ; dos roux-marron , chaque plume bordée de jaune pâle; du brun-noirâtre forme des croissants sur les côtés du cou et s’étend jusqu’au dos; rémiges noires ; tectrices moyennes des rémiges ferrugineuses , marquées de signes noirâtres ; quelquesrémiges primaires et les secondaires ont des taches marron vers leur bout; du blanc au ventre et aux parties postérieures , yeux jaunes, bec verdàtre ; pieds presque verts.

Jeunes. Us diffèrent des adultes seulement en ce qu’ils ont la tête brune.

Cette charmante espèce se rencontre principalement en hiver

OISEAUX. 207 dans les grandes Antilles; car, dès qu’arrive le printemps, elle passe aux États-Unis , où elle demeure Pété et niche.

Elle n’est jamais commune dans lie de Cuba.

La synonymie montre que ce Héron , décrit par Azara, sous deux noms différents, dans son Histoire des oiseaux du Paraguay, a reçu de Vieillot deux dénominations latines qui doivent être rayées des nomenclatures.

Ainsi l’Ardea exilis ne se trouve pas seulement dans l'Amérique du Nord et aux Antilles, mais encore très avant dans l’hémisphère sud ; car nous Pavons fréquemment rencontré près de Buenos-Ayres , à l’embouchure de la Plata , au 34° degré de latitude australe , où on le nomme Wira sol (mire-soleil) d’après son habitude de se tenir au bord des lacs, et des petites rivières, perché sur une motte de terre, et de rester là des heures entières, la tête verticale et levée en Pair, paraissant regarder le soleil. Le vol de cette espèce est très lourd, ce qui à fait croire à Azara qu’elle ne volait pas.

Essentiellement voyageuse, on la rencontre l’été dans les régions du sud , qu’elle abandonne ensuite pour aller, pendant l'hiver, se fixer au nord.

s.-G. BIHOREAU, NYCTICORAX.

Cette division des Hérons, caractérisée par son bec plus large, un peu arqué, par son cou plus court , plus emplumé , ainsi que par les quelques plumes longues subulées et effilées qui partent du milieu de la nuque, a, en tout, les mœurs des Hérons ordinaires.

Des deux espèces que nous décrivons, l’une est propre au monde entier , tandis que l’autre est spéciale aux Antilles et à l'Amérique

du Nord.

\° 90. BIHOREAU COMMUN.

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