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des Grues au Canada; Charlevoix même en mentionne deux variétés. * Des naturalistes pour lesquels nous avons beaucoup d’estime, p.étendent malgré tout, qu’il ne vient pas de Grues en ce pays. Mais d’où donc procède ce nom de l'Ile aux Grues, île chérie desdieux et des chasseurs ; est-ce que l'autorité de Linné, de Temminck, de Wilson doit aller pour riën ; est-ce que le témoignage du fondateur de Boucherville ; celui encore plus précis du grand historien de la Nouvelle France, ne doit pas être pris en compte ; est-ce que le Canada n’est pas un peu sur la ligne de marche des Grues qui émigrent chaque année de la Floride et du sud-ouest vers le cercle arctic, lieu de la ponte? Nous prétendons donc, sauf preuve du contraire, que ces deux beaux étrangers ‘au port majestueux et de la taille d'un grenadier, que nos chasseurs ont remarqué, à diverses reprises, ces années dernières sur la plage de l’Ile aux Grues et sur la batture de St.-Thomas, à basse marée et auxquels ils ont tendu en vain des embüûches, ne sont pas des Grands Hérons bleus, mais bien des des Grues, ces oiseaux voyageurs dont parle Horace, * Gruem advenam. :
La différence de plumage chez les vieux et Îles jeunes a été cause de bien des erreurs, de beaucoup de confusion dans les auteurs. Trois variétés de Grues sont mentionnées par Baird, dans son Rap-
ort. C’est le plus grand oiseau de la Faune de
Amérique ; il aime les marais, les vastes savannes, dans le voisinage de l’océan. Oiseaux essentiellement migrateurs, leur vol est extièmement puissant et si élevé lorsqu'ils émigrent, quel'œil les voit à peine; ceci a lieu la nuit aussi bien que le jour. Ils sont fort méfiants, fort vigilants, se nourrissent de rats, de souris, de racines d’herbes, de graines.de légumes, de grenouilles, de lezards et de couleuvres, Le sens de l’oui et de la vue est très développé chez
* 4 Nous avons des Grues de deux couleurs; les unes sont toutes blanches: les autres d’un gris de lin.” Toutes sont d'excellents potagers.—(Voynge en Amérique.)
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eux; ik est presqu'impossible de les approcher en rase campagne à moins d’user de stratagèmes. Audubon raconte qu’il découvrit un jour dans un champ une bande de Grues qui utilisaient leurs talents, à déraciner les plantes aquatiques pour s’en nourrir: chaque Grue s'était creusé un trou et plongeait la tète dedans pour en tirer la raeine cônvoitée. Caché derrièreun grand cyprès, l’illustre naturaliste parvint à les approcher de près: “ la tète récouverte par les petits monticules de terre u’ils avaient accumulés, ces oiseaux me faisaient, dit-il, la figure d’une bandede porcs ou d’oursse vautrant dans la boue. Je sifflai, et tous de lever bien haut la tête : la tentation était trop forte, je làchai la détente etsept Grues furent blessées ou tuées.” Les blessées sont très dangereuses au chasseur ou à son chien: leur. long bec est une arme vraiment meurtrière ; des personnes onf eu la main percée d’outre en outre, et des chiens de chasse ont été blessés à mort en un instant. Selon les circonstances, ces oiseaux passent la nuit à terre ou se perchent sur des grands arbres, six à sept s’établissent ensemble sur la même branche. Ils passent d’abord une demie-heure à lisser leur plumage, se tenant droit sur leurs pieds ; La ils s’accroupissent sur la branche comme .des indons sauvages. Ceux qui passent la nuit dans les marais, se tiennent sur une patte, replient l’autre et s’abritent la tête sous les larges plumes de leurs épaules; la-pluie où le beau temps, détermine l'heure où ils quitteront ou regagneront.le perchoir de la veille ; avant de prendre leur essor, ils courent l’espace de quelques minutes, ensuite ils rasent le sol pour une quarantaine de verges, puis s’élevent en tournoyant et.en croisant leur vol. . Si l’on tire sbrla bande, elle fait entendre un cri retentissant : leur chant d'amour ou leur cri de guerre au printerhps est également sonore et peut, dit. Audubon, s'entendre de près de trois milles.
:‘Ce’naturaliste avait reçu en présent une’ Grue, eL devint bientôt, en captivité, d’une rare docilité ; il traçe une peinture charmante de sa mansuétude
et de sa sociabilité ; lo compagnon de sa Grue était un oiseau sauvage, une amitié inaltérable se cimenta entre les deux prisonniers.
La Grue du Canada niche à terre, sur des petits monticules qu’elleélève au milieu des terres basses et marécageuses ; deux œufs d'un bleu pâle tachés de brun est le fruit de leurs amours. Les traits distinctifs de la Grue parmiles autres espèces dela même famille, sont sa taille supérieure, sa tète chauve, et le rebord de plumes qui projette audessus de la queue; sa structure interne en difière également ; elle n’a pas comme les Herons, la griffe medianne, frangée comme un peigne.
La Grue du Canada a le bec noirätre, jaune vers sa base; l’iris, jaune ; la partie chauve de la tête, carmin avec des poils noirs; les pieds, noirs; le plumage est d’un blanc pur, à l’exception des primaires, des couvertures supérieures qui sont d'un brun noirâtre ; la queue est courte, arrondie et composée de douze larges plumes arrondies.
Longueur totale 54, envergure 92.
Les jeunes après leur premiére mue ont le plumage en général bleu gris ; les primaires, d’un brun foncé vers leur extrémité ; à mesure que l'oiseau vieillit, ses couleurs se changent au blanc.
On trouve dans Herodote une curieuse histoire, dans laquelle les Grues jouent un rôle qui explique la vénération des Grecs pour ces oiseaux.
“ Tbycus de Rhegium, célèbre poëte Lyrique, serendait aux jeux olympiques pour y disputer le prix de la
poësie ; il cheminait a pied, n’emportant que salyre, sur laquelle, il essayait en. marchant, quelques accords inspirateurs. . Près d’arriver au terme de son voyage, distrait sans doute par ses rêveries, il s’é-
ara vers le soir dans une sombre forèt. Deux
ommes armés sortent brusquement d’un tailis, s’élancent sur lui et le percent de coups. Ibycus tombe mourant sur le gazon et porte. ses derniers regards vers le ciel, empourprés des feux de l’occident. En ce moment suprême, il voit passer audessus de sa tête une troupe de Grues: ‘ Oiseaux
voyageurs, s’écrie-t-il d’une voix expirante, je vous rends à témoin, dénoncez les assassins d’Ibycus.”?
HA brigands riant de cette invocation, dépouillent
leur victime et se retirent. |
Le lendemain, les jeux commencèrent à Olympie, et Ibycus ne paraissait pas. L’assemblee l'appelait à grands cris, et déja plusieurs de ses rivaux s'étaient fait entendre, lorsqu'un homme, couvert de poussière, s’avance à pas précipités au milieu de l’arène, tenant er mains une lyre brisée et teinte de sang ; il la montre au peuple, et prononce le nom d’Ibyeus; c'était la lyre du poëte, que cet homme avait trouvée le matin même près de son cadavre. A cette vue un long et douloureux gémissement s'élève dans l'immense amphithéâtre, et les assistants déplorent la fin tragique:et préniaturée du jeune favori des muses, mais la multitude si prompte à sentir, n’est pas moins prompte à oublier; les jeux et les combats se succèdent, et le souvenir d’Ibycus est déjà enveloppé dans les nuages du passé.
La nuit s’approchaït, et allait interrompre les plaisirs de l'assemblée, lorsque tout à coup une troupe de Grues passa au-dessus de l’arêne ; leur cri de rappel, descendant du haut des nues, frappe les oreilles des spectateurs, et tous lèvent la tête pour voir passer la phalange aérienne : deux d’entre eux, placés sur les gradins élèves de l’amphithéâtre, se disent l’un à l’autre à demi voix et d’un ton railleur : “ Vois tu les Grues d’Ibycus?” Ce propos singulier est entendu par leurs voisins, et passe bientôt de bouche en bouche: le sens obscur de ces paroles, l'air de moquerie qui les accompagne : l’air sinistre de ceux qui les ont prononcées, tout contribue à évéiller j soupçon dans l'esprit des assistants, Bientôt ces hommes sont arrêtés, interrogés séparément, réduits à confesser leur crime, qu’ils expient par un prompt supplice ; et la mission vengeresse conûée par le poëte mourant aux oiseaux voyageurs est fidèlement accomplie ! ” |
- Gontrastons les habitudes de nos Grues, oiseaux modestes ef rangés, avéc celles de l’espèce fringante d'Afrique, que Toussenel décrit en ces termes :
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‘ La plus coquette de toutes les Grues, celle qui raflola le plus de danse et de colifichets, est la Grue du qe des nègres, celle qu'on appelle la Grue Couronnée du Sénégal. Cet oiseau affiche une gaieté folâtre que la captivité altère à peine. Elle aime à se couvrir d'aigrettes et de pierreries (verroteries voudrait peut-être mieux) ; elle en porte depuis le bout des pennes jusqu’au-dessous des yeux. Néanmoins son goût passionné pour les étofies voyantes lui fait tort. Le velours et la pourpre, le blanc d’argent et le jaune d’or, se font si souvent opposition dans sou costume que ce costume finit par ressembler & un habit d'harlequin et par manquer de distinction, sinon d'oribte On reproche encore à la Grue Couronnée d’avoir
enez camard, de 8e trémousser trop vivement dans ses passes, et d'apporter dans la contredanse des poses risquées et orageuses sentant leur Bamboula. Bien entendu que ce n’est pas moi qui fait entendre ces plaintes, mais les faux moralistes qui voient du mal partout.
La Demoiselle de Numidie a plus de monde, plus de retenue et de décence ; elle sait allier la souplesse chorégraphique et la grâce des poses à la dignité dn main+ tien. C’est une grande dame du siècle de Louis XIV qui affectionne par-dessus tout le menuet, et méprise souverainement le galop et la valse qui chiffonnent les robes. Sa mise, très-recherchée sans en voir l'air, est un modèle de bon goût et de simplicité Les Demoiselles aiment à contempler leur portrait dans le cristal des ondes et ausai dans les miroirs de Venise J’approuve d’autant plus ce goût, qui ne fait de tort à personne, que les motifs de cette coquetierie apparente sont presque toujours très-louables. En liberté, les Demoiselles se mirent pour veir si chaque pièce de leur uniforme est bien exactement à sa place, et on saura tout à l'heure la raison de ce respect méticuleux de la tenue ; en esclavage, elles sont heureuses de retrouver dans leur image celle de compagnes chéries dont elles pleurent l'absence; car l'amour de ses proches et une des vertues de la famille.
‘“ Aristote raconte que les Demoiselles sont tellement
assionnées pour la danse qu'elles en oublient quelquefois
e sentiment de leur conservation personnelle, et qu’elles sa laïssent souvent surprendre par l'ennemi au milieu d'une figure. Elles aiment trop le bal... On croit que leur nom dé Demoiselles leur vient de l'habitude qu’elles out de se rengorger quand on les examine, à l'instar des jeunes filles de province. Des barbares ont exploité autrefois, à ce qu’on dit, la passion des pauvres. bêtes pour la parure et pour Îles ablutinns de toilette
én leur tendant un piége indigne. Le procédé consistait ‘
à se laver d’abord le visage ct les-mains à une certaine distance de ces oiseaux qui vous regardent faire, puis à mettre dans la cuvette, au lieu d’eau, de la glu, et.à sé: loiguer doucement. Les curieuses, après votre départ, na
manquaient pas do vouloir répétir l'expérience ; elles se barbouillaient de glu le visage, les mains et le paitrail, et ne tardaient pas à devenir victimes de lenr curiosité. Si cette fable était une histoire, elle prouverait que l’homme est un être bien méchant et bien peu ingénieux.
Les grues d'Europe et celle d'Asie partagent naturellement la passion de leurs congénères pour la danse. Kempfer a écrit qu’au Japon on les dressait à cet exercice, et que des maitres habiles leur faisaient exécuter de savantes pantomimes et des rondes merveilleuses. Les personnes qui ont vu des ballets de dindes domestiques ne trouveront rien de surprenant à ce fait. Les dinides domestiques, sans être ennemis de la danse, ont cependant beancoup moins de vocation que les grues pour cet art.
Le caractère moral qui distingue le genre Grue de tous les autres est le respect de la discipline et de l’ordre qui explique l'importance de la tenue. Rien dans cette république ne se promulgue et ne se fait qui n'ait été délibéré préalublement en séance publique, et l’ohéissance à la loi y'est considérée comme le premier devoir de tous les citoyens. L'heure et le jour des départs sont réglés par un sénatus:consulte a la rédaction duquel prennent part tous les adultes. Les chefs de l’expédition sont nnmmés dans l’assemblée à la pluralité où pour mieux dire à l’unanimité des voix ; car il n'y a pas de brigue possible là où l’obtention des grades ne confère d’autre avantage que celui de servir la république au poste le plus périlleux ; et alurs les suffrages vont tous au mérité et à la capacité, aux ailes les plus vigoureuses, à la vue la plus perçante, à l’éruditinn géographique la plus consommée. Quant le sort d’une expédition dépend de l’éxpérience et de la sagesse du chef qui la conduit, on conçoit que le choix de ce chef soit pour tous les intéressés l’objet d’un examen appronfondi, et comme ici, l'intérêt de tous. les associés est le même, on ne voit pas de raison pour que le vote s'égare et aïlle à un indigne. Le genre Homme est, sous se dernier rapport, beaucoup moins avancé que le genre Grue; c'est nn aveu humiliant à faire. Le genre Homme a reconnu explicitement, du reste, la sagesse qui préside aux délibérations du genre Grue en donnant à ses assemblées politiques et diplomatiques le nom significatif de congrès, qu’il a tiré du verbe latin Congruere. se réunir à la façon des grues. Congrès, comme qui dirait l’ensemble par excellence.
L'ordre de vol qui suivent les grues dans leurs émigra: tions périodiques est l’ordre triangulaire, qui était aussl
. l’ordre d’attaque de la phalange macédonienne. On sait la uissance ordonnatrice du nombre trois et du triangle. es cÿgnes, les oies et les canards, et tous les oiseaux
lourds qui comprennent la nécessité de ménager leurs moyens, oùt adopté comme la grue l'ordre triangulaire, qui doit être le plus avantageux pour fendre l'air, puisque ant d'espèces savantes l'ont choisi.
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Oicérou, dans son traité de la Nature des dieux, explique d'une façon trèsingéuieuse que l'ordre de marche des gruos est combiné de manière à ce que l'arriérre-garde pousse. en avant le corps de bataille. Je ne suis pas bien sûr des raisons du beau diseur, mais il est vraisemblable, d'après les déplacements perpétuels qui s’opèrent dans les rangs de tous les viseaux dont le vole dessine un triangle ou plutôt un augle aigu, que .le poste le plus difficile à tenir est celui du sommet de l'angle L'oiseau placé à ce poste est uu chef de nage qui a pour office de rompre le courant de l'air et de frayer la voie à ceux qui le suivent. Aussi le voit-on, quand ses ailes se sont épuisées à ce travail, céder la place à un autre et prendre position à l’arrière-garde. On a remarqué en outre que les soldats du centre demeuraient étrangers à ces revirements, et on en a conclu judicieusement que les rangs intermédiaires devaient se composer des jeunes de l’année, et que les edultes s’arrangeaient de manière à prendre pour eux toute la peine. Ce n’est pas la seule preuve de fraternité et de sagesse qu'offre la conduite de l'espèce exemplaire dont nous parlons ici.
Les anciens, qui prêtaient beaucoup d'attention aux choses de da nature et surtout au vol des oiseâux, croyaient avoir observé que les grues n’abandonnaient jamais leur ordre de vol triangulaire que devant l’imminence d'une grave perturbation atmosphérique ou l'apparition de
aigle, leur ennemi redouté, et ils ont lors à ce propos des contes amusants qu’a ramassés naturellement la crédulité des modernes; car, tant que la réalité sera laide, il faudra bien que les hommes, qui sont par essence amis du beau, l’aillent chercher dans la fable.
Les Grecs ont raconté, par exemple, que lorsque les grues des environs de la mer Noire approchaient des monts Taurus, qui se trouvent sur la route de la Thrace et de la Scythie à l'Egypte, ou celles allaient passer l'hiver, la crainte de FL LA dans les croisières des aïgles qui peuplent cette chaîne leur faisait prendre des précautions toutes particulières. Un premier ordre du jour prohibait d’abord les voyages diurnes ; un second invitait tous les voyageurs à prendre un caillou dans leur bec pour se tenir la langue captive pendant la route. Au moyen de ces précautions, les traversées s’opéraient sans encombre ; ou ei quelqne catastrophe arrivait par suite de l’indiscrétion d'une personne de la société, au moins était-il facile de connaître sur le champ la coupable; et comme le chätiment suivait de près .la faute, l'exemple guétissait les bavardes de. la démengeaisun de jaser.
Les Grecs n'ont pas menti en affirmant que beaucoup d'oiseaux peureux intervertissaient leurs heures de dé part, quand ils avaient à traverser des parages redoutables. Le fait est vrai pour la grue comme pour l’oie, le Canard, la grive et une foule d'nutres espèces voya
geuses. Il n’y a de controuvé ici que le procédé du cail'ou. Ayant observé que les grues avaient emprunté aux guerriers l'habitude de disposer des sentinelles la nuit autour du camp qu’elles ont choisi pour pâturer et dormir, les mêmes Grecs ont également éprouvé le besoin de faire intervenir au second caillou dans l’histoire. Bien que la nouvelle fable ne soit qu'une variante de la première, elle a eu plus de succès encore, taut de succès que la grue est devenu du fuit l'emblème officiel de la vigilance, et que la corporation des typographes a fini par l’adopter pour attribut. ART J'ai dit l’histoire, voici le conte. Il arriva une nuit que par le défuut de vigilance d'une sentinelle qui s’était endorm'e, un ennemie féroce, qu’on suppose être un renard, s'introduisit dans le camp et y moissonna largement pour le compte de la mort. Alors, pour prévenir le retour d’un semblable désastre, il fut décidé qu’à l'avenir les senti velles seraient obligées de se tenir sur une seule patte et d’avoir un caillou dans l’autre pour que la ehute de ce corps les réveillât lorsqu'elles seraient sur le point de succomber au sommeil. Et depuis ce jour-là le signe hiérogliphyque de la vigilance fut une grue en faction tenant en sa patte un caillou. Ilyatel Elzévir à la grue qui vaut aujourd'hui des sommes folles. - Au surplus, ce n'est pas d’hier que datent les bons raports de grues et des lettrés. Une opinion vieille comme e monde ou comme le jeu d'échecs, veut que ce soient ces bêtes qui aïent soufflés à Palamède l'invention de la lettre V (a grec) et celle de la lettre Y (wpsylon}, qui représentent toutes deux l’angle aïgu que les grues décrivent dans leur vol. De là le nom de l'oiseau de Palamède décerné
à la grue.”