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TÉTRAS BIRKHAHN OU COQ DE BOULEAUX

(Tetruo Tetrix. LINNÉ.)

Cet oiseau est connu aussi sous d’autres noms : cog de bruyères à queue fourchue, petit coq sauvage, faisan noir, faisan de montagne. Le tétras à queue fourchue a tout le plumage noir avec des reflets violets ou verdâtres, à l’exception du ventre, des couvertures des ailes et des pennes de la queue, qui sont d’un noir profond. Une large bande blanche se remarque sur les ailes, et les couvertures inférieures de la queue sont d’un blanc pur; on remarque une membrane d’un rouge vif au-dessus des yeux. Le caractère le plus remarquable de cette espèce se trouve dans la queue, dont les pennes externes de chaque côté sont beaucoup plus longues que les autres et contournées en dehors. Les tarses sont couverts de plumes duveteuses brunes et piquetées de blanc. Le bec est noir, l'iris bleuâtre et les doigts bruns. Cet oiseau est de la grosseur d’une poule moyenne.

La femelle est moins forte que le mâle et sa queue est moins fourchue ; le roux domine dans son plumage avec des raies noires. Les jeunes ont beaucoup de plumes rousses ou brunes mêlées aux noires.

Cet oiseau présente, dit-on, des variétés uniformément blanchâtres ou tapirées de roux et de blanc, mais elles sont très-rares.

Le tétras à queue fourchue vit dans les montagnes couvertes de bruyères et boisées, il se nourrit de bourgeons d'arbres verts, de Jeunes herbes, de graines et d’insectes. On le trouve en Europe, où il est plus répandu que les autres espèces du même genre. En France, on le rencontre encore dans le Jura et la chaîne inférieure des Alpes.

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Chenu, Ornithologie du Chasseur.

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La femelle niche dans les bruyères ou les buissons, et pond de huit à douze œufs d’un fauve terne, tacheté de roux et de marron foncé.

On dit avoir observé à l'état sauvage des mélis de cet oiseau avec le faisan commun, le tétras subalpin et même le grand tétras. Ce dernier métis a été considéré par quelques auteurs comme constituant une espèce distincte, et il a été décrit, comme nous le verrons ci-après, sous le nom de tétras rakkelhahn (tetrao hybridus , Sparmann).

Voici ce qu'en disent MM. Jaubert et Barthélemy : «Il existe dans le nord de l’Europe un métis constant entre le Birkhahn et le grand coq de bruyères. Ce phénomène offre cela de singulier qu'il se reproduit sur une assez grande échelle dans les localités où les deux espèces se trouvent abondantes.

« Le Birkhahn est incontestablement plus répandu que l’Auerhahn , dont il a les mœurs, le régime et les habitudes. Il habite les contrées montagneuses et froides, sur la lisière des bois, parmi les hautes bruyères. Quand la neige recouvre le sol, l’oiseau s'engage au-dessous des buissons , creuse des trouées et parvient à ramasser sa subsistance sans être obligé d’émigrer. Les femelles forment souvent, en hiver, de petites sociétés qui descendent vers les régions plus douces, tandis que les mâles se retirent, au contraire, dans les parties les moins accessibles, ce qui fait qu'on tue fréquemment les femelles, dont la chair est d’ailleurs plus estimée. Dès le mois de mars, mâles et femelles se rapprochent; c’est le temps des amours , l’époque des grands combats. Matin et soir, l'oiseau rappelle ; les femelles se rassemblent à la voix des mâles, dont elles excitent l’ardeur et viennent tour à tour recevoir leurs caresses. Une fois fécondées, elles sont délaissées et se livrent seules aux soins de l’incubation et de l’élève. Les habitants de quelques vallées des hautes Alpes sont arrivés à soumettre le tétras à une sorte de domesticité, qui lui permet de vivre au dehors pendant le jour, mais le ramène le soir. »

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