‹ Ornithologie du chasseurChapitre 36 sur 65 · BÉCASSINE COMMUNE · texte numérisé non relu

BÉCASSINE COMMUNE

(Scolopax gallinago. TEMMINCK. )

La bécassine commune mesure 25 centimètres; le gris blanc, le noir et le roux sont les seules nuances de son plumage. Sur la tête se trouvent trois bandes longitudinales d’un fauve clair, séparées par deux bandes noires. Les plumes des parties supérieures sont variées de brun et de noir et bordées en dehors de fauve, de manière à former sur le dos de longues raies de cette dërnière couleur. La gorge est blanchâtre, la poitrine fauve varié de brun; les flancs gris, avec des bandes transversales noirâtres sur chaque plume; le ventre blanc. Le bec est long, brun jaunâtre dans les deux tiers de son étendue, noir, aplati et rugueux à son extrémité ; les pattes, d’un vert grisâtre.

Cette bécassine est tres-commune partout; elle est de passage en France au printemps, en mars et avril, et en nombre plus ou moins considérable suivant les caprices du vent; le second passage commence vers la fin de juillet, et c’est à cette dernière époque qu'elle est grasse et recherchée comme un très-bon gibier. Les bécassines se répandent dans les prairies humides, les marais, sur le bord des eaux stagnantes, et elles font entendre, quand elles volent, un cri répété, mée, mée, mée, qu'on a comparé avec quelque raison à celui de la chèvre, mais qui au moment où elles s’enlèvent est beaucoup moins fort, plus court et comme sifflé.

Mieux que la précédente, la bécassine tient l’arrêt du chien et se laisse assez facilement approcher, surtout si le temps est gris et le ciel sombre. |

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