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CAILLE

(Coturnix dactylisonans. TEMMINCK.)

«La caille est un de ces oiseaux providentiels obligés à passer chaque année du midi au nord et du nord au midi, comme pour payer un tribut aux régions qu'elle traverse. La lenteur de son vol, l’ardeur des chiens à la rencontre du fumet que son pied chaud dépose sur le sol, une infinité de piéges mis en œuvre par l’homme, sont autant de causes actives qui facilitent sa capture. Heureuses, trop heureuses, les cailles si toutes les chances de mort à redouter se bornaient, pour elles, à la justesse du tir, par des chasseurs plus ou moins habiles ! Mais comment se défendre de tant de piéges variés, de tant de séductions ingénieuses, au nombre desquelles le chant de rappel de ses sœurs occupe assurément le premier rang, puisqu'il détermine pendant des mois entiers de prodigieuses hécatombes. »

La caille fait partie de la même famille que les perdrix; mais elle diffère essentiellement de ces dernières par sa taille, qui lui a fait donner le non de perdrix naine, par l’absence d’un espace nu derrière les yeux, par la forme anguleuse des ailes, et surtout par l'habitude qu'a cet oiseau de voyager à époques fixes. De plus, les cailles sont polygames et ne vivent pas en famille. Elles ne se réunissent que pour voyager.

La caille a la tête variée de noir et de roussâtre avec trois raies noires, dont une sur chaque sourcil. Le plumage des parties supérieures du corps est mêlé de brun, de fauve, de cendré et de noir, avec des lignes longitudinales d’un blanc fauve sur les ba-

guettes des plumes. La gorge est brune et présente de chaque côté

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