‹ Ornithologie du Pérou (volume 2)Chapitre 43 sur 95 · Chrysomitris capitalis · texte numérisé non relu

Chrysomitris capitalis

Chrysomitris magellanica, Tscu., Faun. Peru., p. 220.

Chrysomitris capitalis, Cas., Journ. fir Orn., 1866, p. 160 — Scz. et SALV., P. Z. S., 1869, p. 597—Tacz., P. Z. S., 1874; p. 522; 1880, p. 199; 1882, p. 17.

Ch. supra olivaceo viridis, subtus flavus; capile tolo cum gula aterrimo; uropygio, speculo alari latissimo duplici, dimidioque basali caudæ flavis.

g' Ad. — Le noir intense luisant occupe toute la tête avec le haut de la gorge; le dos est d’un vert olive jaunâtre clair, varié légèrement par la couleur foncée du disque des plumes, passant au jaune intense pur sur le croupion, sus-caudales de la couleur du dos, à disque largement foncé; tout le dessous est d’un jaune serin vif en se prolongeant sur les côtés du cou. Ailes noires, à petites tectrices et les moyennes bordées largement de la couleur analogue à celle du dos; les bordures terminales des grandes tectrices sont jaunes, se confondant avec le miroir alaire, toutes les rémiges jaunes à la base en formant deux grands miroirs, dont celui des primaires commence au niveau du bord postérieur de celui des secondaires; les rémiges tertiaires et les secondaires voisines bordées largement de jaune dans leur moitié terminale et de blanc à l’extrémité. Rectrices jaunes dans la moitié basale et noires dans la terminale, dans les médianes cependant la barbe externe est noire jusque près de sa naissance; sous-alaires grises variées de jaune. Bec brun; pattes plombées; iris brun foncé.

Dans le mâle moins adulte le vert du dos est plus foncé sans presque de nuance jaunâtre, le jaune moins étendu au croupion et moins fort; le jaune du dessous moins intense et moins pur, lavé de verdâtre le long des flancs; région anale blanchâtre; sous-caudales d’un jaune pâle, terminées de blanc.

Dans le plumage usé avant la mue les rémiges tertiaires perdent leurs bordures jaunes et blanches, et il ne leur reste qu’un mince liséré gris blanchâtre.

Q La femelle est verte en dessus, variée par les disques noirâtres des plumes, à croupion jaune verdâtre; elle n’a rien de noir sur la tête; tout le

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dessous est jaune verdâtre, enduit plus fortement de verdâtre sur la gorge, le haut de la poitrine et les flancs, passant au jaune blanchätre sur Ie basventre. L'aile comme chez le mâle, mais le miroir des primaires est seulement visible à l'extérieur, celui des secondaires étant caché complètement sous les grandes tectrices, dont l'extrémité largement jaune forme une bande en travers de l’aile; dans les rémiges tertiaires la bordure latérale est blanche ainsi que la terminale; la base des rectrices est moins longuement jaune.

gd Longueur totale, 140; vol, 228; aile, 66-69; queue, 39; bec, 11; tarse,

Q Longueur de l'aile, 64; queue, 36; bec, 10; tarse, 17 millimètres.

Un œuf trouvé à Chirimoto, en mars, ressemble par sa forme aux œufs du chardonneret d'Europe. Il est blanc pur, parsemé de petites taches et de points rouge brique, rares sur toute la surface et plus nombreuses autour du gros bout. L’éclat est très faible. Longueur, 17 sur 12,3 millimètres de largeur.

Lima, Huanta, Ropaybamba, Amable Maria, Pumamarca, Palca (JELSKI) ; Tambillo, Cutervo (STOLZMANN).

« Ce tarin se tient par troupes plus ou moins nombreuses, composées souvent de plusieurs dizaines d'individus. Le plus souvent on le rencontre dans les plantations, mais aussi quelquefois dans les forêts de la sierra, où il se nourrit de semences d’une certaine graminée bambusiforme, élevée souvent jusqu’à la hauteur des couronnes des arbres. Sa voix d'appel ressemble à celle du tarin d'Europe et son chant à celui du chardonneret » (JELSKI).

956, — Chrysomitris Siemiradzkii

BerL. et Tacz., P. Z. S., 1883, p. 551, tb. L.

Uh. capite loto cum qula aterrimis, dorso saturate olivascenti flavo, uro- Pygio corporeque sublus pulcherrime aurantio flavis; rectricibus nigris, in dimidio basali auranlio flavis ; alis nigris, remigibus ad basin flavis, terliariis albido extus marginatis, teclricibus alarum superioribus minimis lotis olivascenti flavis, majoribus nigris flavo marginalis; subalaribus flavis.

Fem. corpore supra flavescenti olivaceo, uropygio flavescentiore; sublus sordide virescenti flava, abdomine medio albescentiore; alis caudaque mari similibus, sed coloribus obscurioribus (BerLersen et Taczanowski).

J Ad. — La tête avec la gorge d’un noir intense luisant; dos d’un jaune olive passant graduellement au jaune pur sur le croupion et les suscaudales; tout le dessous est d’un jaune intense tirant sur lo angé le plus pur sur le milieu du corps; sous-caudales d’un jaune moins intense, bordées quelquefois de blanc; les côtés du cou d'un jaune presque aussi pur que

celui de l'abdomen, les côtés de la poitrine et de l'abdomen salis légèrement d'une nuance olivâtre. Tectrices alaires noires bordées largement de la couleur analogue à celle du dos; rémiges noires, à base jaune formant deux larges miroirs alaires, la dernière tertiaire bordée d'olive jaunâtre, les deux suivantes à bordure terminale d'un cendré blanchâtre; sous-alaires jaune päle tacheté de noirâtre le long du pli de l’aile. Rectrices noires, à base jaune jusqu’à la moitié de leur longueur; la barbe externe de la première plus longuement noire. Bec et pattes cornés; iris noirâtre.

Longueur totale, 110; aile, 56-58,5; queue, 3?2,5-35,5; bec, 9-9,7; tarse, 12-13,5 millimètres.

Forme la plus voisine du C. icterica, mais s’en distinguant par une taille un peu moins forte, la couleur jaune orangée au croupion et le dessous du corps, le miroir alaire moins large. Le Ch. capitalis qui est aussi très voisin est plus fort, a le fond du dos plus obscur, moins jaunâtre, plus ou moins distinctement tacheté et le jaune du dessous soufré et non orangé.

La femelle de cette nouvelle espèce se distingue de celle du CA. icterica par une taille moins forte, la couleur du dessus olive plus jaunâtre, croupion presque jaune, le dessous d’un jaune sale sans nuance verdâtre.

M. Stolzmann assure que cette forme est très abondante aux environs de Tumbez, mais il n’y a pas recueilli d'exemplaires croyant que c'était le Ch. capitalis, le même qu'il a connu de Lima. À Guayaquil il était dans la même erreur, et ce n’est que le hasard qui a procuré à M. Siemiradzki la découverte de ce bel oiseau.

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