Helianthea osculans
GouLp, P. Z. S., 1871, p. 503 — Error, Jbis, 1874, p. 334 — Class. and Syn. Tr., p. 73 — Sc. et Sazv., P. Z.$S., 1873, p. 191; 1874, p. 677.
Calligenia osculans, Muzs., Hist. Nat. O.-M., II, p. 310.
H. capite supra saturate viridi, fronte prasi subcæruleo viridi ornato; corpore supra, collo et dorsi parte anteriori viridibus; uropygio cupreo viridi; tectricibus caudæ basi rufo flavidis; poslice æneo viridibus; corpore subtus usque ad epigastrum squamoso glauco viridi; gemma jugulari splendide violacea; ventre plumis viridibus, basi rufis; subcaudalibus flavescenti albis; alarum primariis subviolaceo brunneis, secundariis basi partim fulvis; cauda emarginata, rectricibus basi fulvo flavidis, postice æneo viridibus.
g' Ad. — Tête revêtue de plumes d’un vert foncé, parée sur le front
d’une prase ou sorte de plaque métallique formée de plumes squamiformes d’un vert bleuâtre très brillant; cette parure à peine prolongée jusqu’au bord antérieur des yeux, dont le côté interne est bordé de plumes d’un vert noir, dessus du corps revêtu sur le dessus du cou et sur la partie antérieure du dos de plumes paraissant lustrées d’or vues d’arrière en avant; ces plumes passant au vert cuivreux sur le croupion; tectrices caudales d'un nankin roussâtre avec l'extrémité d’un vert bronzé; tectrices alaires d’un vert cuivreux; dessous du corps revêtu, jusqu'à l'épigastre, de plumes squamiformes d’un beau vert d’eau, glacées, très brillantes; paré d’une gemme ou sorte de plaque jugulaire violette formée de plumes squamiformes, écailleuses, très brillantes ; ventre revêtu de plumes vertes ou d’un vert cuivreux, à base rousse ou de plumes rousses ou d’un roux pâle mélangées de vert; sous-caudales d’un blanc flavescent ; ailes un peu moins longuement prolongées que les rectrices externes, à rémiges primaires d'un brun violacé ou violâtre : à secondaires en partie d’un roux fauve à la base ; la première rémige extérieurement barbée de roussâtre; queue un peu entaillée, à rectrices larges; les médiaires d’un roux pâle à la base, d'un vert bronzé sur leurs deux cinquièmes postérieurs, à baguettes brunes; les submédiaires à externes d’un nankin roussâtre et à baguettes concolores à la base, d’un vert bronzé et à baguettes brunes postérieurement; la partie d'un vert bronzé couvrant le sixième postérieur au bord interne; mais ordinairement prolongée en une bordure graduellement rétrécie en avant et sur le bord externe. Bec noir droit, subcylindrique jusque près de l'extrémité, environ aussi long que les trois cinquièmes du corps; pattes brunes, tarse brièvement emplumé.
Longueur de l'aile, 76; queue, 56; rectrices médianes, 49 ; bec, 38 millimètres (E Mursanro). |
Chachupata, 11,000 pieds (WHITELY),
19%. — Helianthea dichroura
Tacz., P. Z. S., 1874, pp. 138 et 543 — Error, Ibis, 1874, p. 334 — Class. and Syn. Tr., p. 74.
Calligenia dichroura, Muzs., Hist. Nat. O.-M., IL, p. 309.
H. capite supra viridi fusco squamulalo, fronte prasi subcæruleo viridi ornatlo; dorso viridi cupreo, tectricibus alarum intense cupreis; corpore subtus ad epigasirum squamoso glauco viridi, gemma jugulari splendide sapphirino violacea; abdomine medio plumis fulvis, viridi maculatis, hypochondriis viridibus; subcaudalibus rufescentibus disco virescente; rectricibus mediis cupreo viridibus, reliquis fulvo rufescentibus, apice cupreis.
g' Ad. — Tête revêtue de plumes vertes foncées, squamulées au sommet de bordures paraissant être noirâtres, parée au front d’une plaque métallique d'un vert bleuâtre très brillante; une tache blanche derrière l’œil; dos vert dans sa partie antérieure passant graduellement au cuivreux doré de plus en plus intense en s'approchant des tectrices caudales qui sont d’un cuivreux beaucoup plus fort; tectrices alaires d’un rouge cuivreux très intense; dessous du corps depuis le menton jusqu’à l'épigastre revêtu de plumes d’un vert bleuâtre fort luisant, orné sur le devant du cou d’une gemme ovale bleue changeant en violet étincelant; les plumes de la poitrine grisâtres à la base et plus ou moins frangées de cette couleur; côtés de l'abdomen largement verts, avec un faible reflet doré, à plumes bordées de fauve roussâtre; milieu de l'abdomen fauve, tacheté de vert; région anale duveteuse blanchâtre; sous-caudales d’un fauve roussâtre avec une tache médiane verdâtre, plus ou moins distincte. Rémiges brunes à un éclat violet rougeâtre; le bord de l'aile et la première rémige bordés finement de roussâtre. Queue entaillée, à rectrices larges et subaiguës à l'extrémité, les médianes entières et l'extrémité dans les autres largement d’un bronzé verdâtre, à base dans les deux tiers de la longueur d’un beau fauve roussâtre; la baguette blanche dans cette partie claire. Bec noir, droit, fort, graduellement rétréci depuis la base jusque près de l’extrémité; pattes brunes, à tarse garni presque en entier de petites plumes fauves.
L'oiseau jeune diffère de l'adulte par le manque complet de parures brillantes frontale et jugulaire; le vert du sommet de la tête est beaucoup plus sombre et moins brillant, l'éclat cuivreux du dos beaucoup moins fort, le cuivreux doré sur les tectrices alaires au lieu de rouge, tout le dessous beaucoup moins vert, cette dernière couleur étant réduite à des taches isolées arrondies, les plus grandes sur la poitrine et de plus en plus diminuant vers le milieu de l'abdomen et le derrière des flancs; sous-caudales roussâtres, sans tache médiane; les rectrices plus aiguës et terminées par une tache fauve depuis l’externe jusqu'aux submédianes.
Les oiseaux en transition ont déjà la tache jugulaire dans tout son éclat, ne possédant pas la trace de la plaque frontale et cette partie étant de la même couleur que tout le sommet de la tête.
g' Longueur totale, 145; aile, 80; queue, 52; bec, 42 millimètres.
Trouvé par M. Jelski dans la vallée de Vitoc, entre Pariayacu et Chilpes.
« C’est un oiseau très querelleur; je l’ai vu souvent poursuivant l’Heliangelus amethysticollis, et une fois pourchassant la Pipeola. C’est sur cette espèce que j'ai observé qu’elle se tient obstinément dans un lieu une fois choisi. Quelquefois il produit un claquement d’ailes, semblable à celui des pigeons » (JELSKI).