Milvago megalopterus
Aquila megaloptera, MEYEN, Beitr., p. 64, tb. VII.
Phalcobænus montanus, D'OrB., Voy. Am. Mér., Ois., p. 51, tb. II.
Milvago megalopterus, DArw., Voy. Beagle B., p.13 — Sc. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p.192 — Tacz., P. Z.8S., 1874, p. 590.
Polyborus megalopterus, Tscx., Faun. Peru., pp. 16 et 78.
Ibycter megalopterus, SHARPE, Cat. B. Brit. Mus., J, p. 36.
M. coracino niger; plumis pilei crispalis; ventre, libiis, lectricibus caudæ superioribus et inferioribus, subalaribus fasciaque terminali caudæ candidis.
Jun. Corpore toto rufo brunnescente et partibus posterioribus maculis brunneis varialis.
g'et Q — Noir, lustré de verdâtre en dessus, très peu en dessous, à plumes du sommet de la tête frisées et redressées en avant, celles du cou atténuées et aiguës au bout; le blanc pur occupe le ventre, les pantalons, les tectrices supérieures et inférieures de la queue, les sous-alaires, une bande terminale aux rectrices large de 3 à 4 centimètres, la base même de la queue et une bordure ou tache terminale des rémiges. Le devant des côtés du visage jusque en arrière des yeux dénudé et la cire d'un bel orangé; bec cendré bleuâtre à la base, passant graduellement au blanchâtre vers l’extrémité ; pattes jaunes orangées s'étendant sur les ongles; iris brun fonce.
Les oiseaux moins adultes ont le noir des parties supérieures du corps moins luisant et moins uniforme, mélangé avec quelques plumes bordées largement de brun; le blanc des pantalons sale, varié de grosses raies brunes; quelques plumes noires au milieu du ventre et des taches ou raies brunes sur les tectrices supérieures de la queue; sous-alaires fauves tachetées de brun.
{3 Les jeunes sont d’un brun roussâtre, à tête plus claire et plus roussâtre avec une grosse tache plus foncée sur les oreilles; des taches d’un fauve blanchâtre plus ou moins distinctes sur les tectrices alaires dont les baguettes sont noirâtres; pantalons fauves tachetés de brun; région anale et les sous-caudales d’un isabelle sale, tandis que les sus-caudales sont d'un isabelle pur, bordées dans quelques-uns latéralement de brun. Rémiges brunes à base fauve roussâtre; sous-alaires brunes bordées de fauve. Rectrices d’un isabelle roussâtre bordées largement de brun dans toute la longueur des deux barbes; les deux médianes sont brunes dans leur plus grande partie. La cire et la peau nue de la tête sont d'un jaune sale et pâle; mâchoire d’un noir corné à extrémité un peu moins foncée; mandibule beaucoup plus pâle d’un gris corné foncé; iris noisette foncé ; bord de la paupière noirâtre.
SG! Longueur totale, 503; aile, 350; queue, 180; bec, 41; tarse, 70; doigt médian, 42; ongle, 18 millimètres.
Q Longueur totale, 547; aile, 415; queue, 235; bec, 44; tarse, 80; doigt médian, 44; ongle, 20 millimètres.
Queue ne dépassant pas le bout des ailes.
Cet oïseau habite la région des punas dépourvue d'arbres. D’Orbigny l’a trouvé aux environs de Tacna, dans le Pérou méridional, et dit qu’il descend quelquefois jusque sur la côte péruvienne, maïs ce n’est que pour peu de temps et peut-être afin d’y chercher la nourriture qui lui manque momentanément dans son séjour habituel. Tschudi prétend qu’il ne vient pas sur la côte. Selon Jelski il est partout commun dans la puna du Pérou central sur le versant oriental des Cordillères, surtout aux environs de Junin et au-dessus de la limite des forêts des environs de Maraynioc. Stolzmann l’a vu à Cutervo, à 9,000 pieds d'altitude.
Selon la relation de d’Orbigny, c’est un oiseau moins social que les caracaras ; il ne se réunit jamais en bandes comme ces derniers. Il les à vus toujours sédentaires dans les mêmes lieux parcourir la campagne le plus souvent à deux et s’y partageant, non pas toujours sans querelles, le butin commun. Il est rare d’en voir trois ou quatre réunis ; mais même alors leur caractère querelleur les porte à pousser des cris désagréables en se poursuivant mutuellement pour se ravir leur proie. Ils ne se mêlent jamais aux cathartes ni aux condors pour partager avec eux une proie, attendant ordinairement sur les pics voisins leur tour au repas. Quoique répandus sur un terrain immense, ils sont peu communs et les moins nombreux de tous les caracarides.
Son vol ressemble à celui des autres caracarides, et en particulier à celui du Polyborus vulgaris, quoique plus aïsé et plus prolongé. C’est de tous les caracarides le plus essentiellement marcheur ; il marche réellement d’un pas grave et mesuré comme les coqs, tenant le corps horizontal. Il ne se pose que sur les rochers au lieu de se percher sur les arbres, aussi ses ongles sont généralement usés. Son cri est très fort et désagréable, tout à fait différent de celui du Polyborus vulgaris.
Il vit des restes d'animaux rejetés hors des habitations indiennes et même des excréments humains et des gros animaux. M. Jelski à trouvé son estomac rempli de diptères avalés avec les excréments ; il a vu aussi la fiente de cet oiseau entièrement composée de pellicules de maïs provenant des excréments humains dévorés par l'oiseau et passés de cette manière une seconde fois par le canal digestif sans pouvoir être digérés. Il n’attaque aucun animal vivant; les oiseaux le regardent même sans crainte.
Tschudi dit qu’en février il dépose trois œufs sur le rocher nu, maïs abrité du vent. Jelski a vu le 1 mai 1873 les nids de cet oiseau composés principalement de laine, placés sur des rochers et dans une grotte, à une hauteur considérable et impossibles à atteindre. Narcizo Huayuate a dit que les œufs sont blancs avec des taches d’un rouge brique,
+10. — Tbycter americanus
Falco americanus, Bopp., Tabl. PI. Ent., p. 25.
Falco aquilinus, Gm., L. S. N., I, p. 280.
Falco formosus, LATH., J. O., I, p. 38.
Falco nudicollis, DAUD., Traité, II, p. 79.
Ibycter americanus, GR., Gen. B. App.;, p. 1 — Sc. et SALV., P. Z.S., 1866, p. 198; 1867, p. 753; 1873; p. 301 — Nom. Av. Neotr., p. 122 — SHarPe, Cat. B. Brit. Mus., 1, p. 35 — Tacz., P.Z.S., 1874, p. 990.
I. aterrimus, nitens; ventre, tibiis subcaudalibusque albis; genis juguloque nudis purpureo rubris.
g'et © — Tout le plumage est d’un noir intense lustré légèrement de vert, excepté les pantalons, le bas-ventre et les sous-caudales qui sont blancs. Les côtés du visage, la gorge et le haut du cou antérieurs sont nus, d’un rouge pourpré, parsemés au-dessous des yeux et sur le milieu de la gorge de rares poils noirs; la région auriculaire couverte de plumes à barbes lâches blanchâtres avec la baguette noire.
Bec jaune à base noirâtre; cire grise; tarse et iris rouges.
G' Longueur de l’aile, 360; queue, 230; bec, 38 ; tarse, 55 ; doigt médian, 45; ongle, 19 millimètres.
Q Longueur de l'aile, 380 ; queue, 250; bec, 40; tarse, 53 ; doigt médian, 46; ongle, 21 millimètres.
Monterico (JELSKI), Haut Ucayali et Chayavetas (BARTLETT).
+11. — Ibycter ater
Daptrius ater, Vieir., Analyse, p.22 — Gal. Ois., I, p. 19, tb. V.
Falco aterrimus, Temm., P. C., I, XXXVII, CCCLII.
Gymnops aterrimus, Spix, Av. Brasil., I, p. 11.
Ibycter ater, Sws., Class. B., II, p. 209 — Pezz., Orn. Bras., pp. 2 et 392 — Sc. et SaLv., P. Z. S., 1866, p. 198; 1867, p. 979 — Nom. Av. Neotr., p. 192 — P. Z. S., 1873, p. 301 — SHARPE, Cat. B. Brit. Mus., I, p. 35.