‹ Ornithologie du PérouChapitre 21 sur 288 · I. aterrimus, nilens; cauda basi alba; facie nuda flava · texte numérisé non relu

I. aterrimus, nilens; cauda basi alba; facie nuda flava

g'et Q — D'un noir intense lustré légèrement de vert bleuâtre en entier, à queue blanche dans la partie basale dans le tiers de sa longueur, la baguette dans toute cette partie blanche des rectrices est noire ainsi que la barbe externe des deux rectrices latérales et une tache ronde près de l'extrémité du blanc sur les deux barbes des médianes. Le devant du front et tout le côté du visage nu jusqu’en arrière de l'œil sont d’un jaune citron; bec noir mat; pattes jaunes à ongles noirâtres; iris d’un cendré noirâtre.

G' Longueur de l'aile, 320; queue, 190; bec, 33; tarse, 96 ; doigt médian, 41; ongle, 14 millimètres.

Haut Ucayali (BARTLETT), Pebas (HAUXWELL).

+12. — Urubitinga zonura

Falco urubitinga, GM., L. S. N., I, p. 265 — TEum., P. C., LV. Falco zonurus. SHAW, Gen. Zool., VII, p. 62.

Pandion fulvus, Vierz., N. D. H. N., IT, p. 163.

Spizætus niger, VIEiL., l. c., XXXII, p. 97.

Spizætus ater, ViciL., L. c., XXXII, p. 98.

Aquila urubitinga, SPix, Av. Bras., 1, tb. I b.

Aquila picta, SPix, L. c., tb. Ice.

Hypomorphnus urubitinga, Cas. et Tscx., Wiegm. Arch., 1844,

p. 263 — Tscx., Faun. Peru., pp. 16 et 84.

Urubitinga longipes, BP., Consp. Av., I, p. 29.

Urubitinga zonura, ScL., P. Z.$S., 1858, p. 129 — Sc. et SALv., P. Z.$S., 1857, p. 753; 1873, p. 302 — Nomencl. Av. Neotr., p. 119 — SHARPE, Cat. B. Brit. Mus., I, p. 213.

Urubitinga brasiliensis, PELZ., Orn. Bras., pp. 2 et 393.

Morphnus urubitinga, D'OrB., Voy. Am. Mér., Ois., p. 84.

Urubitinga anthracina, Tacz., P. Z. S., 1877, p. 329 (errore).

U. tota nigra, fascia latissima caudali tectricibusque caudæ superioribus albis. Juv. supra brunnea, sublus fulva brunneo maculala.

g' et Q — Ad. Noir en entier, à queue traversée par une raïe blanche très large, plus voisine de la naissance que de l'extrémité des rectrices et occupant la plus grande moitié de leur longueur; les baguettes sur cette partie blanche sont plus ou moins noires; l'extrémité même des rectrices bordée de blanc; les tectrices supérieures de la queue sont aussi blanches. Bec noir corné; cire et pattes jaunes; iris brun grisâtre foncé.

@ Les oiseaux en premier plumage sont d’un brun foncé en dessus,

à fond fauve roussâtre sur la tête et toutes les parties inférieures du corps, varié de brun comme il suit : le milieu du sommet de la tête couvert largement de brun en laissant au-dessus des yeux une large bande fauve immaculée; des taches brunes plus petites et isolées sur la nuque et le derrière du cou; une bande derrière l'œil passant par les tectrices auriculaires; de petites stries sur les joues; des taches plus grosses sur les côtés du cou; gorge immaculée ou à peine parsemée de quelques petites stries; de grosses taches sur les côtés de la poitrine en y formant deux raies longitudinales uniformément brunes; de grosses taches isolées sur tout l’abdomen ; des squamules sur les tibias; des taches terminales sur les sous-caudales. Sur le brun des parties supérieures du corps il y a des raies plus ou moins fauves sur les scapulaires postérieures et les grandes et moyennes tectrices alaires; les tectrices supérieures de la queue fauves avec de grandes taches transversales brunes. Les rémiges brunes à barbe interne rousse rayée de brun; la barbe externe brune rayée au travers d'une nuance brune plus pâle; sous-alaires fauves parsemées de rares taches brunes. Rectrices fauves, d’un fauve brunâtre sur la barbe externe traversée d’une vingtaine de raies brunes incomplètes et d’un semis de taches sur la barbe externe et sur les deux des médianes; une bande terminale large.

Dans le plumage usé le fond des parties fauves devient beaucoup plus pâle.

Après la première mue les oiseaux prennent encore l’habit semblable en tout au premier.

G' Longueur totale, 585; vol, 1,260; aile, 398; queue, 233; bec, 48; tarse, 120; doigt médian, 45; ongle, 23 millimètres.

Q Longueur de l’aile, 405; queue, 250; bec, 49; tarse, 110; doigt médian, 48 ; ongle, 24 millimètres.

Rio Javari (BATES) ; Chayavetas, Chamicuros, Santa Cruz (BARTLETT). Stolzmann a trouvé un seul mâle adulte au bord de la rivière Zurumilla ; il avait dans l’estomac un lézard et une souris. — Embouchure du Tumbez (coll. RAIMONDI).

« Nous croyons pouvoir assurer qu’il habite la zone torride et tempérée au sud de la ligne, jusqu’au 32e de latitude Sud; mais seulement à l’est des Cordillères (1) et dans les pays plats entrecoupés de forêts, de marais étendus, et surtout d'eaux stagnantes et de petites plaines. Jamais nous ne l'avons rencontré ni sur les montagnes ni dans les forêts épaisses, pas plus qu’au milieu des grandes plaines. IL est en Amérique, comme partout ailleurs, des accidents de terrain indispensables pour l'existence de tel ou tel animal, tandis que tel autre ne peut y vivre et cherche au contraire des sites tout à fait différents. Aussi sommes-nous persuadé que dans tous les lieux où se rencontreront les terrains nécessaires à la vie de l’urubitinga, joints au degré de chaleur qu’il préfère, on le trouvera communément. Nous savons d’une manière positive qu'il se voit dans la plus grande partie du Brésil où les terrains sont si variés. — Dans la province de Corrientes nous l’avons toujours remarqué au bord des lacs, des maraïs et des rivières, perché sur le plus haut des arbres morts des environs, lorsqu'il chasse; ou bien sur les branches inférieures des gros arbres, lorsqu'il veut dormir. Taciturne, toujours seul, il reste immobile des heures entières, regardant avec attention autour de lui pour découvrir une proie quelconque, un

(1) Les oiseaux trouvés par Jelski et Stolzmann aux bords du Tumbez prouvent le contraire de l’opinion de d’Orbigny.

reptile, un petit mammifère ou un oiseau mort. Alors il descend avec rapidité, dévore sa proie et revient gravement à son poste. Bien rarement l’avons-nous vu voler, car le plus souvent il chasse tout en restant posé. Le matin seulement il se donne la peine de parcourir les environs du lieu où il a couché, pour prendre son premier repas; ou bien le soir, lorsque inutilement il a attendu tout le jour. Alors il vole lentement à une assez grande hauteur, se reposant souvent sur des arbres isolés, afin de mieux observer; repartant de nouveau pour se reposer bientôt encore et attendre sans jamais prolonger son vol.

>» Jamais nous ne l’avons vu accouplé d’une manière intime ; au temps même de la couvée le rapprochement n’est pas aussi continu que chez certaines autres espèces. Le mâle et la femelle ne se réunissent alors que momentanément, et le reste de l’année ils vivent dans le plus grand isolement. Ce n’est bien certainement pas un oiseau voyageur. Nous le croyons on ne peut plus sédentaire dans les lieux qu'il choisit pour domicile, des causes locales, comme des sécheresses qui chassent ou détruisent les animaux dont il se nourrit, pouvant seules le faire éloigner. Il ne faudrait néanmoins pas croire qu'il soit restreint dans un cercle étroit, nous voulons dire simplement qu’il reste dans la même province.

» L’urubitinga se nourrit principalement de reptiles, de petits mammifères, d'oiseaux morts et peut-être de poissons; il ne paraît pas chasser aux oiseaux, et nous croyons qu’il n’attaque que ceux qu'il rencontre déjà blessés dans la campagne. Il reste peu sur le sol ; cependant lorsqu'il s’y pose, c’est de préférence dans les lieux fangeux, ce que nous avons supposé d’après la terre qui couvre toujours ses pieds.

» Nous avons été à portée d’en voir à l’état domestique; il s’apprivoise assez bien et vient alors tous les jours prendre sa nourriture quand il a faim, passant le reste de la journée à voler sur les maisons et sur les arbres environnants » (D'ORBIGNY).

+13. — UÜrubitinga unicincta

Falco unicinctus, TEMm., P. C., I, tb. CCCXIIT.

Falco Harrisii, Aupus., B. N. Amer., tb. CCCXCIT.

Polyborus tæniurus, TscH., Wiegm. Arch., 1844, p. 263 — Faun. Peru., tb. TI.

Hypomorphnus unicinctus, Cas. et Tscx., Wiegm. Arch., 1844, p. 221 — Faun. Peru., pp. 17 et 85.

Urubitinga unicincta, ScL., P. Z. S., 1858, p. 150 — Scz. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 119 — Tacz., P. Z. S., 1877, p. 329.

Erythrocnema unicincta, SHarPe, Cat. B. Brit. Mus., 1, p. 85.

U. nigro brunnea, pileo nuchaque obscurioribus; tectricibus alarum superioribus el inferioribus tibiisque vivide rufs; cauda nigra; rectricibus basi el apice tectricibusque superioribus et inferioribus albis.

Get Q — Tout le corps d’un brun noirâtre, plus foncé au sommet de la tête et sur la nuque, plus clair sur la gorge. Rémiges noires à barbe externe d’un gris foncé; les scapulaires, les tectrices alaires supérieures et inférieures et le plumage des jambes sont d’un roux brunâtre vif; tectrices supérieures

et les inférieures de la queue blanches; les rectrices sont blanches à la base, puis noires avec une bande terminale blanche assez large. Cire d'un vert jaunâtre; bec brun corné à la base et à l'extrémité, jaune au milieu; pattes jaunes; ongles noirs (Tsaxupi).

Oiseau probablement moins adulte, d’un brun chocolat foncé uniforme partout, à tectrices alaires supérieures et inférieures d’un roux vif, uniforme sur le devant de l'aile et le long de l’avant-bras avec des taches médianes longitudinales brunes, graduellement plus grosses vers les moyennes dont la couleur rousse est réduite à une bordure latérale des plumes; les grandes sont brunes en entier; sur les sous-alaires il n’y a que quelques taches brunes petites sur les grandes; pantalons d’un roux uniforme; plumes du croupion bordées largement de roux; tectrices sus et sous-caudales blanches. Rémiges et rectrices d’un brun noirâtre, ces dernières blanches à la base jusqu’au tiers de leur longueur, plus longuement sur la barbe externe des latérales que dans les médianes, toutes terminées de blanc sur la longueur d’un pouce.

@ Le jeune oiseau est brun en dessus avec un sourcil fauve et quelques bordures de la même couleur sur les côtés des plumes du sommet de la tête et du cou postérieur; tout le dessous est fauve, varié de stries brunes plus ou moins petites sur les côtés du visage, très fines sur le milieu de la gorge en y formant une ligne médiane plus ou moins étroite; quelques grosses taches sur le jabot, plus grosses encore sur la poitrine et l’abdomen, surtout sur les côtés de ces parties ; sous-caudales immaculées; pantalons squamulés de brun ou de brun roussâtre. Tectrices alaires variées de taches et de raies rousses, surtout celles du milieu de l'aile; rémiges brunes; les primaires poudrées de cendré sur leur barbe externe; les secondaires rayées en travers d’une nuance un peu moins foncée; la barbe interne dans les primaires longuement blanc de crème peu ou point tachetée de brun, la partie terminale est brune rayée de fauve sale plus clair en dessous et plus foncé en dessus; la barbe interne dans les secondaires est blanchâtre, rayée en travers de brun d'une manière plus ou moins régulière ou de raies composées de taches isolées; sous-alaires fauves rayées de brun avec un espace interne plus ou moins grand d’un roux foncé varié de brun. Queue brune, à base blanchâtre et extrémité même des rectrices fauve sale, traversées sur leur barbe interne de 17 jusqu'à 24 raies transversales pâles tirant au roussâtre ; la page inférieure des rectrices beaucoup plus pâle. Bec gris blanchâtre dans sa plus grande moitié basale et noir à l'extrémité ; cire jaune; pattes d’un jaune sale sur leur côté antérieur à doigts d’un jaune pur; ongles noirs; iris brun noisette clair,

Le jeune, dans son deuxième plumage frais, a les plumes du dos plus foncées bordées sur les côtés de roux; le fond des parties inférieures du corps plus roussâtre, surtout la gorge, la poitrine et les flancs de l'abdomen; les pantalons plus roussâtres; très peu de taches brunes sur la barbe interne des rémiges primaires.

' Longueur totale, 483; vol, 1,008; aile, 360; queue, 256; bec, 36; tarse, 70; doigt médian, 41; ongle, 19 millimètres.

Q Longueur totale, 550: vol, 1,150; aile, 360; queue, 255; bec, 26: tarse, 80; Goiat médian; 50; sale, 19 millimètres.

« Oiseau assez commun sur toute la côte du Pérou septentrional. Je l'ai aussi plusieurs fois observé dans la sierra, aux environs de Cutervo, maïs il paraît y être de passage. Sa voix est un son plaintif et prolongé. J’ai souvent observé combien il est persécuté par le Myiodynastes solitarius. Dans l'estomac d’un de ces oiseaux tué à Lechugal j'ai trouvé des larves vertes de papillons; dans l’exemplaire tué à Cutervo il y avait les débris d’une Querquedula oxyptera. Dans cette dernière localité, je l’ai vu souvent marcher dans le marais parmi les herbes nommées unigan.

» À Cutervo ils étaient beaucoup plus farouches qu’à la côte, et celui que j'y ai tué m'a donné beaucoup de peine avant de parvenir à le tirer. Il semble donc être vrai que plus l'oiseau est rare plus il est craintif » (STOLZMANN).

« Assez commun et assez nombreux à Guadalupa, il y est connu sous le nom de gavilan, et quelquefois pour le distinguer des autres rapaces on ajoute gavilan sanzo. Ordinairement il se pose par terre ou sur les algarrobes ; souvent il tient son corps dans la position horizontale, de sorte que les pattes sont verticales au corps. Il rappelle beaucoup le Buteogallus nigricollis. Je l'ai vu à Lechugal s’accrochant à un nid suspendu d’un Pachyrhamphus et en dévorant les petits. Un exemplaire que j'ai tué aux environs de Lima avait dans son jabot un Zrupialis militaris tout jeune, pris certainement dans le nid » (JELSKI).

« Cette espèce est encore une de celles dont les limites d'habitation sont très étendues, et qui cependant paraissent propres aux régions chaudes et tempérées... Nous dirons que cette espèce est plus particulièrement propre aux plaines et qu’elle n’habite les régions élevées que lorsque celles-ci, cessant de se couvrir de cette végétation active et épaisse des lieux humides, sont au contraire redevenues arides.

» Nous avons rencontré cette espèce au bord des eaux, comme les buses, volant peu longtemps au-dessus des bosquets ou autour des arbres épars, se reposant au sommet des plus élevés et surtout sur ceux qui sont morts, à la lisière des petits bois inondés ou non, attendant sa proie ou chassant en rasant la terre de son vol : elle est assez peu commune et paraît néanmoins sédentaire dans le pays choisi pour sa demeure ; toute l’année elle vit dans l'isolement et paraît même fuir son espèce; la saison des amours seule change ses dispositions, modifie son égoïsme, et seulement alors elle s’accouple. Ses manières sont en tout temps craintives; cependant sa pusillanimité n’est que l'effet es dangers qui l'entourent et le résultat de l'expérience, car nous avons tué un jeune de l’année dans un jardin du milieu même de la ville de Corrientes ; il ne paraissait pas effrayé de se trouver au sein du bruit d’un lieu habité, tandis que les adultes cherchent les déserts les plus silencieux. Son vol, quoique rapide par moments, est ordinairement peu précipité et surtout peu prolongé : car la faim ne la presse pas, elle passe à peine d’un arbre élevé au plus voisin ; mais l’appétit lui donne un peu plus d'activité dans sa chasse; elle fond sur sa proie du haut de son perchoir, quoique avec beaucoup moins de vivacité que les autres oiseaux de son ordre. Alle fait souvent entendre une espèce de sifflement aigu, répété plusieurs fois de suite, surtout lorsqu'elle aperçoit quelque chose qui l’intimide; sa nourriture paraît consister en oiseaux, en petits mammifères, en reptiles et même en poissons; lorsqu'elle vole dans la campagne, elle est souvent poursuivie par les petits oiseaux qui la forcent à se percher.

» Vers le mois d'octobre et de novembre les individus qui se craignaïent naguère. commencent à se rechercher et à s’accoupler pour quelques mois; ils s’éloignent plus encore des lieux habités et cherchent au milieu des bois d’acacias épineux, ou espinillos, de la province de Corrientes, un arbre bien touffu, voisin des eaux, sur lequel ils construisent un nid spacieux, composé d’épines à l’extérieur et à l'intérieur de bûchettes, dans lequel la femelle dépose 4 ou 5 œufs entièrement blancs, dont les diamètres sont de 53 à 58 millimètres, de ceux du moins qu’on nous dit, dans le pays, appartenir à un nid que nous avions vu construire; mais nous les donnons avec doute parce que la couleur blanche n’est pas ordinaire aux œufs d'oiseaux diurnes qui sont au contraire rougeâtres et toujours tachetés de brun ou de roux (1) » (D'ORBIGNY).

(1) D’Orbigny se trompe sous ce rapport.

+14 — Urubitinga schistacea

Asturina schistacea, Sunn., (Œfv. K. Vet. Akad. Fœrh., 1879, p. 132.

Hypomorphnus ardesiacus, Licar., Nomencl., p. 1.

Urubitinga schistacea., Scz., Trans. Z. S. L., IV, p. 261, do, EVIL Son CSA EE Se Me on RE o En 70 1873, p. 302 — Pezz., Orn. Bras, pp. 2 et 894 — Tacz., P. Z.S,, 4877, p. 745 — SHarPe, Cat. B. Brit. Mus., I, p. 216.

Leucopternis schistacea, Sc. et SALv., Nomencl. Av. Neotr.,

U. fusco schistacea ; cauda nigra fascia mediana alba ; remigibus secundariis basi longissime rufis, fusco variis.

g' Tout le plumage est d’un schistacé foncé tirant légèrement au brunâtre, à plumes de la nuque et de la région interscapulaire longuement blanches à la base, passant plus au moins au roussâtre devant l'extrémité foncée, formant à l'extérieur quelques taches rousses plus ou moins visibles; les plumes de l’abdomen et des pantalons terminées par une fine bordure fauve ou blanchâtre; la partie emplumée des joues au-dessous de l’œil est d’un fauve blanchâtre ; tectrices supérieures et inférieures de la queue terminées par une fine bordure blanche. Rémiges primaires d’un schistacé noirâtre plus foncé vers l'extrémité, à base de la barbe interne longuement blanchâtre tachetée de brun; les secondaires rousses, rayées en travers de bandes irrégulières foncées et terminées par une large bande d’un schistacé noirâtre ; sous-alaires de la couleur générale, variées de bordures blanches sur le pli de l’aile et de rousses sur les autres. Queue noirâtre traversée dans le tiers de sa longueur par une large bande blanche et terminée par une bordure blanchâtre ; la base même des rectrices est aussi blanchâtre tachetée de brun. Bec noir à base carnée jaunâtre; cire, la peau nue du devant du visage, tour de l’œil et les pattes orangées; iris brun foncé.

© Plus forte et un plus foncée que le mâle.

g' Longueur totale, 450-464; vol, 1,098-1,110; aile, 332; queue, 175; bec, 37; tarse, 70; doigt médian, 37; ongle, 19 millimètres. * © Longueur totale, 491-495; vol, 1,175; aile, 363; queue, 195; bec, 39; tarse, 70; doigt médian, 39; ongle, 21 millimètres.

Rio Javari (BATES), Ucayali supérieur, Coshiboya (BARTLETT), Pebas (HAUXWELL).

« Rapace le plus commun à l'embouchure du Tumbez, où l’on en voit souvent plusieurs ensemble. Il s’y tient principalement et peut-être même exclusivement dans les mangliers, où les surfaces vaseuses lui procurent les aliments en abondance.

Aux environs de la ville de Turmbez, à 6 kilomètres de l'embouchure, je ne l'ai jamais observé. Il se nourrit principalement de crabes du genre Gelasimus, à la recherche desquels il se pose par terre; il fait aussi des dégâts dans la volaille des basses-cours. Je ne connais point d'autre rapace aussi stupide ; il se perche sur les arbres secs et bas, le chasseur peut marcher autour de lui tant qu’il veut, même crier, tandis que l'oiseau le regarde tranquillement, sans montrer aucune inquiétude » (STOLZMANN). |

« Un jour, comme je venais d’abattre une femelle, le mâle arriva, se posa sur le même arbre en regardant en bas sans s'inquiéter. — Sa voix ressemble à celle du Bruteogallus des rhizophores de la Guyane » (JELSKI).

Page 1