Ictinia plumbea
Falco plumbeus, Gm., L. S. N., I, p. 285.
Milvus cenchris, VieiL., Ois. Amér. Sept., p. 38, tb. X bis.
Ictinia plumbea, Viers., N. D. H. N., XVI, p. 76 — D’Or8., Voy. Amér. Mér., p. 101 — Tscx., Faun. Peru., pp. 19 et 112 — Scz. et SALV., P. Z.S., 1867, p. 753; 1873, p. 303 — Nomencl. Av. Neotr., p. 112 — Sarre, Cat. B. Brit. Mus., 1, p. 364 — Tacz., P. Z.S., 1872 Ip 02 MST ND 229)
1. plumbeo-cinerea, dorso obscuriore ; alis productis nigricantibus, remigibus primariis interne rufis ; cauda lruncata nigra, fasciis ternis albis.
g' et Q Ad.— La tête, le cou et toutes les parties inférieures du corps sont d’un cendré plombé clair, passant brusquement sur le dos en ardoisé noirâtre lustré légèrement de bleuâtre; les lores noirs. Aïles noirâtres, à peu près de la même nuance que les scapulaires, et également lustrées de bleuâtre sur les tectrices; la barbe interne des rémiges primaires est d'un roux rougeâtre dans sa partie médiane ; les sous-alaires de la couleur de l'abdomen. Queue noire, traversée de trois raies blanches qui sur la page supérieure s'étendent seulement sur la barbe interne des rémiges, tandis qu’en dessous elles occupent les deux barbes; les deux rectrices médianes sont toutes noires en dessus. Bec noirâtre; pattes jaunes orangées; cire noire; iris rouge de sang.
@ Le jeune oiseau en premier plumage est noirâtre en dessus, à plumes
largement bordées de blanchâtre sur la tête, de fauve largement au dos et finement sur les scapulaires, de roux sur les tectrices alaires; gorge blanche, flammulée d’ardoisé; le reste des parties inférieures du corps est fauve, varié de grosses flammèches noirâtres. Rémiges noires, terminées par une large bordure blanche et également rousses comme chez les adultes dans la partie médiane des primaires; sous-alaires noirâtres, largement bordées de fauve. Queue noire terminée d’une fine bordure blanchâtre; les taches blanches analogues à celles des adultes se trouvent seulement sur la barbe interne des deux surfaces des rectrices. Bec noir; pattes Jaunes; iris brun.
© Longueur de l'aile, 300; queue, 135; bec, 2! ; tarse, 25; doigt médian, 24; ongle, 12 millimètres.
Q Longueur de l'aile, 306; queue, 150; bec, 21; tarse, 30; doigt médian, 27, ongle, 12 millimètres.
Amable Maria (JELSKI); Lechugal (STOLZMANN); Santa Cruz, Vurimaguas (BARTLETT).
« Bizarre dans ses habitudes, cette espèce paraît constituer une anomalie singulière au milieu des oiseaux de proie. En effet, on trouve en elle non pas une sociabilité due à des circonstances qui lui facilitent les moyens de trouver sa nourriture, comme nous l’avons indiqué chez les caracaras qui se réunissent afin de partager une curée et se séparent dès qu’il n’y a plus de quoi manger, non pas une réunion fortuite, comme celle de tous les oiseaux de proie, lorsque le feu est à la campagne, mais un véritable instinct de société, comme celui que nous avons décrit chez les rosthrames et qui consiste de la réunion d’un grand nombre d'individus voyageant de concert, se posant sur le même arbre, restant unis des mois entiers, ne se divisant par couples que dans la saison des amours, et encore ces couples restent-ils dans le voisinage, prêts à se rejoindre dès que les jeunes sont assez grands pour accompagner leurs parents. C’est du moins ainsi que nous avons toujours vu se comporter cette espèce. Chaque fois que nous en apercevions un individu, nous le suivions des yeux et nous le voyions se réunir non loin de là à beaucoup d’autres perchés et immobiles sur la partie la plus élevée d’un grand arbre mort; souvent ils étaient associés au moins au nombre de trente; alors la plupart s’envolaient en tournoyant à une grande hauteur ou séparément parcouraient tous les environs d’une manière peu ordinaire aux oiseaux de proie et analogue au vol de certains pigeons; puis revenaient se poser de nouveau sur le même arbre que quelques autres abandonnaïent à leur tour où ils reparaissaient quelque temps après (1). Ils ont quelquefois l'habitude d’un arbre qu’il nous est arrivé d’en tirer à plusieurs reprises dans la même journée, sur le même, avant de voir la troupe renoncer à cet asile. Ils sont d’ailleurs si peu sauvages que dans le jardin de la Mission de San Xavier nos coups de fusil réitérés ne les empêchaient pas de s’y poser‘cinq ou six fois, ne l’abandonnant que le lendemain. Comme nous ne les avons jamais rencontrés deux jours de suite dans les mêmes endroits, nous devons présumer qu'ils sont voyageurs et ne se trouvent que de passage dans les lieux où nous les avons observés par troupes, suivant en cela la règle générale des oiseaux qui voyagent toujours réunis, ce qui expliquerait peut-être leur répartition sur l'immense étendue de terrain qu'ils habitent.
(1) L’Erythropus vespertinus I. d'Europe présente une pareille sociabilité, également intime. Il se réunit ordinairement en compagnies plus ou moins nombreuses et se conduit d’une maniere tout à fait semblable à l’oiseau américain dont nous nous occupons. Il est également familier, peu craintif et niche même en société. La cresserellette (Tinnunculus cenchris Frisch) est aussi sociale presque dans toutes les saisons.
» Nous ne les avons jamais vus à terre. Leur vol parfois élevé a dans son tournoiement quelque chose d’analogue à celui des milans; ils semblent chasser aux insectes sans paraître se plaire à poursuivre les oiseaux. Ils arrivent sans doute dans la province de Chiquitos à l’approche de la saison des amours; nous les y avons aperçus par troupes de septembre à décembre ; en janvier ils étaient au milieu des forêts qui séparent les provinces de Chiquitos et de Moxos, sur le bord des rivières, divisés par couples, occupés de leur nichée placée, à ce que nous ont assuré les Indiens Guarayos, au sommet des plus hauts arbres des rives du Rio de San Miguel où à la lisière extérieure de ces forêts » (D'ORBIGNY).
+33. — Grampsonyx Swainsoni
Vic., Zool. Journ., IT, p. 69 — Scz. et Sazv., P. Z.$S.,18067, p. 979; 1873, p. 303 — Nomencl. Av. Neotr., p. 191 — SHarpe, Cat. B. Brit. Mus., I, p. 340 — Tacz., P. Z. S., 1877, p. 745.
Nertus rufifrons, Boté, Isis, 1828, p. 314.
Falco rufifrons, Wieb., Beitr. Orn. Brasil., I, p. 193.
Elanus torquatus, Less., Trait. Orn., p. 72.
G. supra fusco-ardesiacus; fronte lateribusque capitis stramineis ; semitorque nuchali albo, postice fascia lala rufa marginato; subtus albus, binis maculis magnis pectoralibus fuscis; tibiis lateribusque ventris rufis ; remigibus nigricantibus, secundariis apice albo limbatis ; cauda supra ardesiaca, sublus griseo albida, rectricibus interne margine albo.
d'et Q Ad.— D'un ardoisé obscur en dessus, tirant au plombé sur le sommet de la tête et plus fortement sur le croupion et les tectrices caudales; le front largement et les côtés de la tête sont d’un jaune de paille soyeux; une tache noire devant l'œil; un large demi-collier nucal blanc, suivi d’une large raie ferrugineuse. Le dessous du corps est blanc avec deux grosses taches noirâtres sur les côtés du haut de la poitrine; les pantalons roussâtres, une couleur rousse ferrugineuse plus intense sur les flancs du ventre. Ailes noirâtres à rémiges largement blanches sur la barbe interne; sous-alaires blanches avec un grand espace roussâtre au milieu de l'aile. Queue en dessus d’un ardoisé plombé et d’un blanc grisâtre en dessous, à rectrices largement bordées de blanc intérieurement, excepté les deux médianes. Bec noir; cire grise verdâtre; pattes jaunes orangées; iris rouge cerise.
Excepté la taille les deux sexes ne présentent entre eux aucune différence.
Les oiseaux moins adultes ont une teinte brunâtre sur les parties supérieures du corps, à scapulaires bordées au bout de roussâtre d’une manière assez distincte; la couleur straminée du front et des joues beaucoup plus pâle que celle des adultes; la raie blanche nucale et la suivante rousse moins prononcées, la poitrine et l'abdomen lavés d'isabelle; le roux des pantalons et surtout celui des flancs du ventre beaucoup plus pâle que chez
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les adultes. Les rémiges primaires entourées au bout d’une fine bordure blanchâtre ; un grand espace roux sur la barbe externe des dernières rémiges secondaires. Le reste comme chez l’adulte.
d' Longueur totale, : Vol, aile, 150; queue, 97%; bec, 18; tarse, 25; doigt médian, 21; ongle, 11 millimètres.
© Longueur totale, 266-269; vol, 567-581 ; aile, 180; queue, 117; bec, 22; tarse, 32; doigt médian, 24; ongle, 12 millimètres.
Pebas (HAUXWELL) ; Tumbez (STOLZMANN).
« Cet oïseau a l’odeur des cathartes et possède les glandes duveteuses comme les hérons. — J’ai tué un mangeant un lézard. Le squelette est différent de celui des autours et des faucons et ne caractérise pas la force du vol; les clavicules sont faibles et la crête du sternum basse, Les pattes courtes, les ongles aigus et les ailes pointues présentent une rare réunion des caractères. La tête est petite et passe facilement à travers la peau du cou » (STOLZMANN).
34 — Regerrhinus megarhynchus
Des Murs, Casteln. Voy. Zool., Ois., p. 9, tb. I — Tacz., P. Z.S., 1874, p. 590.
Cymindis megarhynchus, GR., Hand List B. Brit. Mus., p. 28 — Sci. et SALV., Nomencl. Av. Neotr., p. 122 -— Tacz., P. Z, $., 1879, p. 242.
Leptodon megarhynchus, SHARPE, Cat. B. Brit. Mus., I, p. 332.
R. schistaceus; sublus plumbeo cinereus, pectlore abdomineque albo transfasciatis; subcaudalibus albis ; cauda nigra, fasciis margineque apicali albidis.
Fem. supra brunneo ardesiaca; semitorque nuchali rufo, genis cinereis; sublus castaneo alboque transfasciata.
g' Ad. — D'un schistacé bleuâtre en dessus, à tête plus claire, avec les plumes cervicales et nucales longuement blanches à la base; tout le dessous est d'un cendré bleuâtre, rayé en travers de blanc sur la poitrine et l’abdomen, de sorte que les raies blanches sont deux fois plus fines que les cendrées. Rémiges rayées en travers de noirâtre, plus distinctement sur les primaires que sur les secondaires; sur la page inférieure les intervalles clairs sont blanchâtres et blanc pur à la base des pennes. Rectrices noires, traversées de deux bandes blanchâtres, dont la postérieure est fortement colorée de gris sur la page supérieure, ces bandes sont en dessous d’un blanc jaunâtre, toutes les rectrices ont, en outre, une bordure terminale grise et blanche à l'extrémité même. Sous-alaires cendrées, rayées de blanc; tectrices supérieures de la queue noires, terminées par une bordure blanche ; sous-caudales blanches. Bec noirâtre à dos blanchâtre dans sa moitié basale;
mandibule jaune grisâtre, à extrémité même grise; peau nue autour des yeux verdâtre; cire jaune sale ; pattes jaunes orangées; iris blanc.
Un mâle, probablement moins adulte, ne diffère du précédent que par les raies jaunâtres sur les parties inférieures du corps et occupant toute la région jugulaire; les sous-caudales roussâtres; les bordures des tectrices supérieures de la queue claires; les bandes caudales claires fort colorées de roussâtre.
© D'un brun très foncé, tirant un peu au cendré sur les parties supérieures du corps, avec un large demi-collier roux intense sur la nuque et les côtés du cou; sommet de la tête tirant au cendré bleuâtre sur le front, passant au noirâtre sur le vertex et la partie cervicale ; les joues et la gorge d’un cendré plombé; la base des plumes cervicales blanche, base de celles du collier d’un roux fauve ; tout le dessous du corps barré en travers de blanc et de roux marron foncé, de sorte que cette dernière couleur prédomine sur la région jugulaire et la poitrine, tandis qu'au ventre les bandes blanches sont aussi larges que les rousses; chacune de ces raies rousses est bordée des deux côtés par une ligne brune; sous-caudales isabelles traversées de quelques raies brunes. Les rémiges rayées de noir en travers; ces raies claires sont blanchâtres en dessous, et sur les primaires postérieures elles sont d'un roux cannelle plus ou moins intense; sous-alaires fauves ondulées de brun. La queue est noire, traversée par deux bandes grises en dessus et fauves en dessous, ainsi que la base des rectrices, toutes terminées par une bordure brune pâle bordée de blanchâtre.
Une femelle (variété nègre) est toute d’un noir brunâtre, presque uniforme, toutes les plumes du vertex et de la nuque sont blanches dans les deux tiers de leur base; le front et les joues sont enduits de cendré grisâtre. Rémiges barrées de noir en travers, les bandes claires blanchâtres en dessous. Queue noire, traversée dans la deuxième moitié de sa longueur par une large bande grise en dessus et jaunâtre en dessous, et par une autre moins large et moins régulière près de la naissance; en outre, toutes les rectrices terminées par une bordure grise lisérée de blanc; les baguettes dans toutes les rectrices sont noires en dessus et blanches seulement sur la grande bande claire, tandis qu'en dessous elles sont blanches et noires seulement sur la bande foncée terminale; les tectrices supérieures et inférieures de la queue terminées par une bordure blanche.
Les jeunes oiseaux présentent beaucoup de variétés.
La jeune femelle dans son premier plumage est brune en dessus, à tectrices alaires et les scapulaires terminées par une bordure rousse, le brun est plus foncé sur la région interscapulaire et au sommet de la tête. Tout le dessous du corps, un large demi-collier nucal et les sous-alaires sont blancs. La queue est traversée en dessus de six bandes brunes grisâtres et de cinq autres d’un brun foncé, et terminée d’une large bordure blanchâtre ; en dessous des rectrices les bandes claires sont d’un blanc roussâtre. Les bandes aux rémiges sont moins larges que celles des adultes avec du roux comme chez la femelle adulte, toutes terminées par une bordure blanchâtre. Les pantalons ondulés de brun. Iris brun noisette. Quelques nouvelles plumes que prend cet oiseau sont rayées en travers de brun sur la poitrine et au ventre, et rousses sur le collier nucal.
Une jeune femelle, probablement dans son deuxième plumage, a le brun des parties supérieures du corps plus foncé que celui de l'oiseau précédent avec les bordures des plumes rousses plus prononcées et celles du bout des rémiges également rousses; toutes les plumes fraiches du collier nucal sont de la même nuance; les joues d’un ferrugineux brunâtre sombre; gorge rousse rayée de foncé. Tout le dessous du corps est d’un isabelle jaunûtre, varié de raies transversales brunes, beaucoup moins larges que celles des adultes, semblables aux raies des plumes fraiches de l'oiseau précédent, mais plus foncées; sous-caudales d’un roussâtre pâle rayé en travers de roux brunâtre peu foncé. Queue comme celle du précédent, mais à cinq bandes foncées et quatre claires, les claires sont finement lisérées de jaune roussâtre, et les deux basales entièrement rousses; les bandes claires de la page inférieure de la queue plus roussâtres que celles de l'oiseau précédent. Iris blanc sale.
Cet individu a quelques plumes fraiches appartenant, comme il parait, à la troisième livrée, sur la poitrine et les côtés du cou, à bandes aussi larges et aussi rousses que dans les femelles adultes.
Un. jeune mâle, probablement dans son deuxième plumage, a le brun du dessus du corps tirant à l’ardoisé avec des bordures rousses sur les tectrices alaires, les scapulaires et les rémiges moins prononcées que chez la femelle précédente; le demi-collier nucal isabelle; les joues d’un cendré plombé en grande partie. Tout le dessous du corps est comme celui de là femelle ci-dessus, mais sans aucune trace de raies foncées sur les sous-caudales. Queue comme celle de cette femelle, avec les bordures des raies claires transparentes plus prononcées et plus blanchâtres. Iris blanc.
O! Longueur totale, 439-452; vol, 924; aile, 274; queue, 186; bec, 37; tarse, 34; doigt médian, 30; ongle, 20 millimètres.
QubLongueur-totale, -465:\ vol, …950;aile, 2905: queue, 210; bec, 49; tarse, 34; doigt médian, 31; ongle, 17 millimètres.
Q Noire. Longueur totale, 465; vol, 950; aile, 310; queue, 205; bec, 44; tarse, 34; doigt médian, 31; ongle, 19 millimètres.
Dans la collection de M. Salvin j'ai vu une belle série d’oiseaux de cette espèce provenant de l’Amérique Centrale, qui ressemblent en tout aux oiseaux péruviens et présentent les différentes variétés de plumage semblables. Sur huit de ces exemplaires il y en a deux de la variété nègre.
OBSERVATIONS.— La coloration de cet oiseau présente beaucoup de variétés d’âge et peut-être aussi individuelles. Ce n’est qu’à la suite d’un examen sur un grand nombre d'exemplaires qu'on parviendra à connaître nettement toutes Les transitions qu’il subit avant d'arriver à son habit parfait. C’est à cause du manque des matériaux suffisants que j'ai mal jugé les exemplaires décrits dans les deux listes d'oiseaux péruviens publiées dans les Protocoles de la Société zoologique de Londres, en 1874 et 1879. Il me semble actuellement les mieux comprendre; je crois que le mâle adulte est cendré, rayé en dessous de blanc comme celui de la figure de des Murs; que la femelle a les raies rousses en dessous et que l’individu noir est une variété nègre. Les plumes fraîches rayées dans les jeunes individus paraissent indiquer que les jeunes de Guajango, que j’ai pris d’abord pour des jeunes en premier plumage, sont dans leur deuxième robe, quoique les bordures rousses des plumes brunes des parties supérieures du corps semblent dénoter la première.
Trouvé par M. Jelski, en 1872, à Amable Maria, an Pérou central, et plus tard par Stolzmann, à Guajango, dans la vallée du Marañon, au Pérou septentrional.
« Rapace des plus communs dans la vallée du haut Maraïñon. Sa voix rappelle à ce point le rire des trogons que quand je l’ai entendu pour la première fois j'ai cru entendre un oïseau de cette famille. Il se tient ordinairement bas sur les arbres, car il y a peu d’arbres élevés dans la contrée. Il se laisse approcher de tout près. Dans les six exemplaires que”j'ai disséqués je n'ai trouvé que des débris de Bulimus. Je crois donc que c’est là sa nourriture exclusive pendant la saison favorable ; dans la saison sèche, ces escargots disparaissant de la surface du sol, l’oiseau doit alors forcément se nourrir d’autres animaux ou bien savoir les retrouver. Sous ce rapport il ressemble au Z. Wäilsoni, connu à Cuba sous le nom de caracollero (caracol-escargot). Aux bords du Maraïon cet oiseau est nommé gavilan azul (épervier bleu) » (STOLZMANN).
+85. — Regerrhinus cayennensis
Falco cayennensis, Gm., L. S. N., I, p. 263.
Falco palliatus, WIiEp., in TEMM., P. C., I, pl. CCIV — Beitr. Natg. Bras., II, p. 148.
Cymindis cayennensis, Cuv., Règne Anim., 1, p. 319 — Scr. et SALV., P. Z.8S.,1866, p. 198; 1873, p. 203 — Nomencl. Av. Neotr., p. 122 — SuarpPe, Cat. B. Brit. Mus., I, p. 333.
Asturina cyanopus, Vies, Enc. Méth., LI, p. 1261.
Cymindis buteonides, Less., Trait. Orn., p. 55.
Leptodon cayennensis, SHARPE, Cat. B. Brit. Mus., I, p. 333.
R. supra ardesiaco niger, sublus albus; capite cum nucha plumbeo cinerea ; remigibus nigris, supra ardesiaco sublus albo transfasciatis ; subalaribus nigris, albo variis; cauda nigra, fasciis ternis limboque lerminali supra cinereis, sublus albis.
g'et Q Ad.— Noir au dos, sur les scapulaires, les petites tectrices alaires, le croupion et les sous-caudales; le sommet et les côtés de la tête, la nuque et le haut du cou postérieur sont d'un cendré plombé, clair et plus foncé au milieu du premier; les lores largement dénudés et parsemés de poils noirs ; toutes les parties inférieures du corps blanches, la poitrine légèrement teinte de cendré. Toutes les rémiges, les grandes et les moyennes tectrices sont noires, largement rayées de schistacé en dessus et de blanc en dessous; sous-alaires noires; le pli de l’aile blanc dans sa moitié inférieure et varié dans certains exemplaires de quelques bordures blanches. Queue noire traversée de trois raies d'un cendré plus ou moins clair en dessus et blanches en dessous des rectrices, terminée d'une bordure assez fine, également cendrée en dessus et blanche en dessous. Bec noir corné; cire d’un brun corné; pattes jaunes; iris jaune.
@ Les jeunes en premier plumage sont d'un noir brunâtre en dessus et au milieu du sommet de la tête, tandis que les côtés de la tête avec le front
et une bande très large au-dessus de l'œil, la nuque avec le haut du cou postérieur, toutes les parties inférieures du corps et les sous-alaires sont blancs, lavés plus ou moins d'isabelle. Rémiges en dessus rayées transversalement de brun et de noir, de blanc et de noir en dessous. Rectrices noires traversées par trois raies brunes claires en dessus et blanchâtres sales, beaucoup plus larges en dessous; leur extrémité d’un brun roussâtre en dessus et blanchâtre sale en dessous, plus largement que chez les adultes. Tectrices supérieures de la queue terminées par une large bordure rousse ; une strie brune derrière l'œil. Bec corné noirâtre; cire jaune; pattes d'un jaune orangé.
GS! Longueur de l'aile, 320; queue, 230; bec, 32; tarse, 30; doigt médian, 39; ongle, 21 millimètres.
Q Longueur de l'aile, 330; queue, 235; bec, 33; tarse, 35; doigt médian, 39; ongle, 19 millimètres.
Ucayali supérieur (BARTLETT).