‹ Ornithologie du PérouChapitre 38 sur 288 · Pulsatrix torquata · texte numérisé non relu

Pulsatrix torquata

Strix torquata, DAuD., Trait., IT, p. 198.

Strix personata, DaAup., {. c., p. 192.

Strix perspicillata, LarTH., J. O., I, p. 58.

Strix larvata, Saw et Nopper, Nat. Misc., XIX, tb. DCCCI.

Strix pulsatrix, Wiep., Beitr. Orn. Bras., LT, p. 268.

Athene melanota, Pucer, Rev. Zool., 1849, p. 98.

Ciccaba perspicillata, Cass., Cat. Strig. Phil. Mus., p. 17.

Pulsatrix torquata, Kaup, Contr. Orn., 1852, p. 119 — Sox. et SALV., P.Z.5S.,1873, p. 304 — Nomencl. Av. Neotr., p.117 — Tacz., 12, 73 969 TREND ele

Syrnium perspicillatum, SuarPe, Cat. B. Brit. Mus., IL, p. 277.

P. fusco brunnea; subtus isabellino ochracea, torque pectorali brunneo; loris superciliisque albidis ; remigibus rectricibusque pallide transfasciatis.

et © — D'un brun foncé en dessus, le plus foncé sur la tête et brun noirâtre sur les côtés du visage; les plumes longues criniformes des lores et une bande sourcilière depuis la naissance du bec jusque derrière les oreilles sont d'un blanc plus ou moins isabelle; le dessous du corps est d'un ocreux isabelle traversé par une large bande pectorale brune; tout le devant du cou est blanc lavé plus ou moins d’ocreux; quelques plumes noirâtres sur la gorge; plumage épais de la couleur de l'abdomen rayé sur les doigts de plus foncé d’une manière peu distincte. Rémiges et rectrices brunes foncées, traversées de raies plus pâles moins larges que les foncées et terminées par une bordure fauve blanchâtre ; page inférieure des rémiges et des rectrices beaucoup plus pâle que la supérieure, à barbe interne plus ou moins isabelle à la naissance; sous-alaires de la couleur de l’abdomen. Mâchoire jaune sale à base grise au-dessous des narines, prolongée en une raie parallèle au dos du bec, plus foncée à l'extrémité; mandibule jaune sale, à base grise; cire d'un gris verdâtre; scutelles des doigts grises; ongles noirâtres, à base grise; iris jaune.

G! Longueur totale, 485; vol, 1,145; aïle, 335; queue, 180; bec, 40; tarse, 48; doigt médian, 42; ongle, 25 millimètres.

© Longueur totale, 490; vol, 1,222; aile, 355; queue, 200; bec, 40; tarse, 45; doigt médian, 40; ongle, 24 millimètres.

« Cette grande chouette est également commune dans la forêt naine de Lechugal et dans les forêts vertes de Palmal. Sa voix ordinaire est un dou-dou, dou-dou, ou un sifflement que je prenais d’abord pour celui des Dasyproctes. Elle ne se cache pas toujours dans la journée, au contraire, je l’ai souvent rencontrée à Palmal sur les grands arbres à découvert; elle aime cependant l’ombre et se perche souvent sous les touffes des lianes. J’ai vu aussi un exemplaire à Pacasmayo dans la collection du D: Heath. Dans l'estomac j'ai trouvé des os d’un didelphe » (JELSK1).

« À Guajango Je les rencontrais par paires sur les arbres épais du bord du fleuve. On l’y donne le nom de {uco comme au Bubo à Cutervo. À Huambo je n’ai jamais vu cette chouette, maïs j'ai souvent entendu sa voix dans le voisinage de mon habitation. Dans l'estomac j'ai trouvé de grosses scolopendres et des souris »

(STOLZMANN).

« Si nous en jugeons par nos observations particulières, nous pourrions la croire propre aux forêts humides du bord des rivières, au plus épais desquelles elle se cache de jour, paraïssant alors ne distinguer qu’à peine les objets. Elle se tient tapie sur une enfourchure de branches et dort toute la journée, ne se réveillant qu’au crépuscule; alors elle parcourt en tous sens le dessous des voûtes touffues, chassant aux petits mammifères, aux chauves-souris principalement, et, à ce qu'il paraît, quelquefois aux oiseäux, en faisant retentir de ses lugubres accents l’écho des sombres forêts. Elle ne vit que dans les lieux les plus sauvages et les plus éloignés des habitations ; elle y est fort rare et nous ne l’avons rencontrée qu'isolée dans les bois. Au crépuscule, elle suit aussi en chassant les bords des rivières, se perchant

de temps en temps sur les arbres morts pour épier sa proie. Elle ne reste à terre que

pour la dépecer » (D'ORBIGNY).

Chamicuros (BARTLETT).

+56. — Ciccaba virgata

Syrnium virgatum, Cass., Pr. Phil. Ac., IN, p. 124 — SHARPE, Cat. B. Brit. Mus., 11, p. 273. |

Syrnium zonocercum, GR., Cat. Accip. Brit. Mus., 1848, p. 103.

Syrnium squamulatum, BP., Consp. Av., I, p. 53.

Giccaba cayennensis, Kaup, Contr. Orn., 1852, p. 190 (part.).

Syrnium lineatum, LAwr., Ann. Lyc. N. Y., VII, p. 462.

Ciccaba virgata, Sci. et SALv., P. 7Z.8S.,1873, p.304 — Nomencl. Av. Neotr., p. 117.

C. supra brunnea, lineolis transversalibus et maculis griseo fulvis varia; scapularibus exlerne maculis maximis sericeo albis; facie brunnea, strivs tenuissimis fulvis, circulo sublus albo, lateribus fulvo brunneoque mixto circumscripta; sublus fulva, hinc inde alba, brunneo flammulata; pedibus fulvo plumosis el brunnescente maculatis ; remigibus brunneis, fasciis transversalibus griseis ; in pogonto exlerno primariorum albo mixtis ; subalaribus fulvis, externe brunneo maculatis; cauda brunnea, fasciis quaternis extus griseis, intus albis. Rostrum olivaceum, apice album ; digili grisei.

SG Ad. — D'un brun grisâtre foncé en dessus, parsemé de petites taches irrégulières fauves au sommet de la tête et sur le cou postérieur, à plumes bordées pour la plupart d’une nuance un peu plus foncée que le fond général ; des lignes sinueuses irrégulières transversales fauves au dos et sur les tectrices alaires, à plumes bordées également de plus foncé; une suite de grosses taches d’un blanc soyeux au bord externe des scapulaires ; face du visage brune, variée de lignes blanches dans toute la longueur des plumes; les plumes des lores sont blanches à extrémité noire; tout le visage entouré d’une collerette complète, dans la partie antérieure et blanche jusqu'au haut des oreilles, très peu maculée de brun, la partie au-dessus des oreilles est fauve fort maculée de brun, tandis que les bandes sourcilières sont blanches variées de brun. Les côtés du cou sont d’un brun plus gris et par conséquent plus elair que celui du dos, variés de macules blanchâtres bordées de foncé; le fond des parties inférieures du corps est fauve et blanc, surtout au milieu de la poitrine et sur le ventre, avec des grosses flammules brunes, dont celles de la poitrine sont élargies sur les côtés, formant plusieurs taches arrondies, claires sur les côtés des plumes; outre les flammules des côtés de l'abdomen ces plumes possèdent encore une raie transversale, voisine de l'extrémité même; sous-caudales blanches; plumage des pattes fauve, varié de nombreuses taches d’un brun pâle. Rémiges brunes, traversées de raies grises, dont une partie est blanche sur la barbe externe des primaires et dans toutes sur la partie basale de la barbe interne; sous-alaires d’un

ur

— nn

ocreux pâle, varié de brun le long du bord de l’aile. Queue d’un brun foncé, traversée de quatre raies grises sur la barbe externe et blanches sur l’interne des rectrices, terminée d’une fine bordure blanche. Bec olive à la base, blanc à l'extrémité; doigts gris, à ongles d’un corné noirâtre; iris jaune.

Q La femelle est d’un brun plus foncé en dessus, à taches plus nombreuses et distinctement plus grosses sur la tête et le cou; face variée de raies circulaires foncées, outre les stries blanches qui sont plus courtes; la collerette a peu de blanc sur son devant où le fauve est dominant, varié plus fortement de brun; côtés de la poitrine largement foncés, avec des raies et des macules fauves plus nombreuses; le fauve plus dominant sur le blanc du milieu de la poitrine et sur les plumes du ventre; les bandes grises des rémiges plus nébulées de brun ; celles des rectrices moins blanches Sur la barbe interne et également nébulées comme dans les rémiges; le roussâtre remplace le blanc à la naissance de la barbe interne des rémiges; les sous-caudales blanches, avec une ligne médiane brune.

Les autres femelles se distinguent par l’ocreux dominant sur la poitrine et l’abdomen; sourcils sans blanc; très peu de cette dernière couleur sur la collerette; dessin plus fin au dos; le manque de blanc sur les scapulaires remplacé par un roux fort réduit; rémiges plus foncées en général à bandes grises réduites sur les secondaires à deux fines bordures du milieu qui sont d’un brun presque aussi foncé que le fond des rémiges ; plumage des pattes roux, sans aucune tache.

(3 Le jeune oiseau en premier plumage tout formé est d’un roux ocreux très pâle sur la tête et le milieu de la poitrine. Les ailes sont brunes, à tectrices supérieures variées de quelques ondulations d’un gris roussâtre; les raies grises des rémiges plus nombreuses; il y a aussi six raies blanches, grises en partie sur les rectrices, dont l'extrémité est blanche plus longuement que chez les adultes; plumage des pattes ondulé de brun.

En général cette espèce présente beaucoup de variétés individuelles dificiles à décrire.

G' Longueur de l’aile, 230 ; queue, 140; bec, 35; tarse, 42; doigt médian, ?9; : ongle, 19 millimètres.

Q Longueur de l’aile, 252 ; queue, 145; bec, 34 ; tarse, 45; doigt médian, ; ongle, 18 millimètres.

Description d’après une nombreuse série d'oiseaux des différentes localités de l'Amérique Méridionale, dans la collection de M. Salvin. Chayavetas (BARTLETT).

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