‹ OrphéeChapitre 16 sur 32 · LA LYRE ET LES HOMMES · texte numérisé non relu

LA LYRE ET LES HOMMES

Arrachée à l'arbre fleuri, La fleur que plus rien ne nourrit Voit la faiblesse de sa tige Abaisser son hautain prestige.

Qui se veut clore en soi ne sera pas nourri

Comme un cœur que les cœurs abreuvent d'eau profonde.

Orphée, ah ! ne soit point le dieu hautain proscrit De la communion des puissances fécondes,

Que l'homme en toi sur les hommes se fonde. Ouvre ton cœur au sang des hommes et du monde. Ouvre. Et ton cœur sera nourri.

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