‹ OrphéeChapitre 7 sur 32 · L'ATTENTE DES MÉNADES · texte numérisé non relu

L'ATTENTE DES MÉNADES

Les ménades, par les forêts, Courent avec des cris d'ivresse. ^

Oïoh ! ho ! leurs appels de sommet en sommet Se réponderit sans fin ; mais aussitôt renaissent. Insatisfaits.

Elles souffrent, Orphée.

Elles se frappent, assoifTées De paroles et de secrets.

Leur chœur épars attend le coryphée ; Leurs poings sanglants attendent le trophée Et la coupe où luira le vin pur de l'Abstrait.

Les ménades ont soif du sang pur de l'Abstrait. Quand chanterons-nous ton poème, Orphée ?

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