L'ATTENTE DES MÉNADES
Les ménades, par les forêts, Courent avec des cris d'ivresse. ^
Oïoh ! ho ! leurs appels de sommet en sommet Se réponderit sans fin ; mais aussitôt renaissent. Insatisfaits.
Elles souffrent, Orphée.
Elles se frappent, assoifTées De paroles et de secrets.
Leur chœur épars attend le coryphée ; Leurs poings sanglants attendent le trophée Et la coupe où luira le vin pur de l'Abstrait.
Les ménades ont soif du sang pur de l'Abstrait. Quand chanterons-nous ton poème, Orphée ?