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TOLÉRANCE DES JAPONAIS

Le culte du feu est attesté par les feux qu'on allume en novembre dans la cour des temples, par le renouvellement du feu sacré au début de l'année et par la coutume si générale du « passage par le feu », purification qui est devenue une ordalie.

7. Les cérémonies funéraires comportaient autrefois, dit-on, des sacrifices humains; on immolait les serviteurs et les chevaux des guerriers. Depuis le jrer siècle, serviteurs et chevaux ont été remplacés par des figurines d'argile; la même substitution s'est produite en Grèce, pays qui offre des analogies singulières avec le Japon. L'âme du mort est censée enfermée dans un coffret de bois; on l'invoque dans le culte domestique; mais la croyance à la survie des âmes est restée aussi imprécise qu'en Chine.

8. Depuis le vie siècle de notre ère, le buddhisme a pénétré au Japon et s'est mêlé au Shinto. Au xvme siècle, une réaction patriotique remit le « Shinto pur » en honneur; cette réaction n'a pas été sans effet sur la révolution politique de 1868, qui a rehaussé le pouvoir du Mikado, descendant de la déesse solaire, et chassé moines et rites buddhiques des sanctuaires shintos. Mais l'apaisement n'a pas tardé à se faire et le Japon, dédaignant les mauvais exemples de l'Europe, a trouvé l'union et la force dans la tolérance.

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