L’EDDA
des éléments empruntés à des civilisations voisines et même aux traditions classiques, conservées surtout dans les couvents irlandais.
32. Faut-il conclure de là, comme on a osé le faire, que l’étude de la mythologie germanique puisse faire abstraction de l’Edda? Certainement non; mais on doit user de prudence. Ce n’est pas le début de la mythologie germanique, ce n’en est pas non plus l’apogée : c’est de la mythologie Scandinave, qui a revêtu sa forme actuelle sous l’influence de conceptions étrangères. On peut la comparer à l’art des Vikings, qui reste le produit le plus parfait des arts germaniques, malgré les motifs gréco-romains qu’on y a pu signaler. Sophus Bugge a montré que la plus grande partie de la littérature mythologique de l’Edda a été composée, par des poètes de cour norvégiens, dans les îles Britanniques, en particulier dans le nord-ouest de l’Angleterre, et que de là, par l’Écosse et les Hébrides, elle a , passé en Islande, où elle a reçu des compléments.