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LA RÉVOLUTION RUSSE

wes'eyenne. La conférence de Lambeth Palace (1920), où 252 évêques anglicans étaient présents, consacra beaucoup de séances au problème du rétablissement de l’unité, sans perdre de vue les Églises orthodoxes de l’Orient qui, rejetant l’autorité du Pape, semblent plus aptes, dogmatiquement, à se rapprocher de l’anglicanisme ; mais le catholicisme romain a une bien autre force expansive et dispose seul de l’incomparable milice des congrégations.

8. L’aversion des millions de recrues russes pour la guerre, la soif ardente de la terre chez les paysans, l’emportaient de beaucoup, en 1917, sur les scrupules chrétiens et sur le patriotisme que prêchait l’Église ; aussi, lors de la révolution communiste de novembre, le haut clergé orthodoxe n’offrit aucune résistance. Depuis, la politique religieuse des maîtres de la Russie passa par plusieurs phases. D’abord, les bolchevistes se contentèrent de piller les. riches couvents, de propager la libre pensée dans les écoles et par les journaux à leur solde, mais sans essayer de déchristianiser la Russie par la violence. « II faut, dit un des premiers manifestes du nouveau pouvoir, combattre la religion en éclairant le peuple ; les Églises ne concernent pas l’État, mais seulement les croyants ; toutefois, les enfants ayant droit à la vérité scientifique, l’accès des écoles doit être interdit aux clergés. » A Moscou, sur une porte du Kremlin, on afficha en lettres géantes : « La religion est l’opium du peuple. »

Bien que les attentats contre les ecclésiastiques aient été nombreux en 1917 et en 1918, il n’y eut pas de persécution en règle. Entre temps, la famine, les épi-

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