L’IRRÉLIGION EN CHINE
sassinat du tsar et de sa famille. Les armées dites blanches, dans leurs vaines tentatives de reprendre le pouvoir, multiplièrent les exécutions et les exactions. L’occupation de la Galicie par l’armée polonaise fut marquée par des excès analogues. On estime à un million le nombre de juifs russes ou polonais assassinés, morts de froid ou de faim. A Berlin, à Belgrade, à Paris même, la réaction russe ne cessa pas d’associer à son rêve de restauration du tsarisme celui de gigantesques pogroms (massacres de juifs).
L’impossibilité de gagner leur vie dans les villes, où l’industrie était presque morte, poussa des milliers de juifs vers l’agriculture ; ainsi, l’immense ghetto de la Russie occidentale a commencé à se vider vers l’Est de l’Empire et la Sibérie, alors que des mesures restrictives diminuaient beaucoup l’émigration aux États- Unis. L’afflux des juifs persécutés vers la Palestine* pays sans ressources, est resté assez insignifiant.
13. Au Japon, où le fanatisme religieux est inconnu, il y a longtemps que le shinto, religion nationale teintée de buddhisme, est devenue une forme exaltée du patriotisme. En Chine, la substitution de la République au vieil Empire (1912) a porté un coup très grave à la religion officielle. Depuis 1916, aucun sacrifice public n’a été offert au Ciel ; un kiosque de musique a été bâti dans l'enclos où se faisait le labourage printanier. Des écoles libres ont été fondées sous le vocable d’Auguste Courte. Mais si l’agnosticisme européen a gagné rapidement les classes cultivées, » affranchies désormais de la terreur des examens où la religion officielle tenait une grande place, nul ne