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L’ASTROLOGIE CHALDÉENNE

Babyloniens avaient groupé les constellations, « restes fossiles, dit Franz Cumont, d’une luxuriante végétation mythologique. »

19. Ce transfert des puissances célestes dans le ciel eut deux conséquences. D’abord, on y fixa le séjour des héros divinisés, devenus des étoiles, puis celui des âmes des morts; la conception chrétienne du ciel est venue de là, car, dans les Évangiles encore, tous les morts sont censés résider sous la terre, comme dans la vieille doctrine biblique (Luc, 16, 22). En second heu, le soleil, chef du chœur des planètes, devint la manifestation du dieu suprême, et il en résulta, vers le 111e siècle de notre ère, une sorte de monothéisme auquel l’empereur Auréhen donna son adhésion, en construisant à Rome le magnifique temple du Soleil Invincible; ce fut aussi la religion de l’empereur Julien.

20. Par l’intermédiaire de la Bible et par celui de la science grecque, nous sommes les héritiers de la religion babylonienne; elle n’est pas morte tout entière et ses illusions les plus tenaces ont porté deo fruits de vérité.

Les Phéniciens et les Syriens.

1. Les Phéniciens étaient les habitants de la côte çhananéenne au nord de la Palestine. Ils parlaient une langue presque identique à l’hébreu. Leurs ports.

Tyr, Sidon, Byblos, étaient déjà florissants vers 1500, au témoignage des tablettes cunéiformes découvertes dans la Moyenne Égypte à Tel-el-Amarna. Longtemps avant cette époque reculée, la région côtière de la Syrie avait déjà subi les influences de la Babylonie et de l’Égypte. Depuis 1450 environ, la Phénicie fut vassale des Pharaons; elle redevint indépendante vers l’an 1000. Alors commença, dans la Méditerranée, la suprématie de la marine phénicienne, dont la fondation de Carthage est un épisode (vers 800) .

2. La Phénicie regorgeait de petits dieux, appelés el (chef?), baal (pluriel baalim), melek (roi), adon (seigneur), etc. Les dieux des peuples limitrophes des Phéniciens, Chananéens, Philistins, etc., étaient désignés par les mêmes mots sémitiques, parfois légèrement modifiés. De Melek on a tiré le Moloch de la Bible, resté populaire, mais qui n’a jamais été honoré sous ce nom. Les déesses s’appellent baalat, milkat, ilât , ashtoret (1 ’lshtar babylonienne, VAstarté des Grecs). Ces divinités se manifestent dans les hauts lieux, les rochers, les arbres, sous la forme de poteaux équarris ( ashera ), d’animaux, de pierres. Bait-el, « demeure du dieu », est devenu en grec bétyle, mot qui désigne des pierres levées analogues à nos menhirs; on leur donnait généralement une forme conique, comme on le voit sur les monnaies de Byblos,

3. Un baal et une baalat forment un couple, qui règne à la fois sur le ciel et sur la terre, qui fertilise la terre par les eaux du ciel. C’est de l’association de ces deux principes, mâle et femelle, que dépendent la fécondité et la vie.

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