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PURIFICATIONS ET FÊTES

•sorte que la victime parût se tuer par accident. — L’étude détaillée des sacrifices grecs me conduirait trop loin; je me borne à ces rapides indications.

46. Pour les purifications, on se servait volontiers d’eau courante; l’eau de mer passait pour plus efficace encore; à défaut, on jetait du sel dans l’eau douce. On purifiait aussi par la fumée, par la ventilation, par la suspension à l’air, qui était usitée, disait-on, même aux Enfers. Le bruit de l’airain passait pour purificateur; de là l’usage des tympans et plus tard des cloches. Chez beaucoup de peuples, pendant les éclipses de lune, on fait un affreux tintamarre pour délivrer l’astre nocturne des démons qui l’attaquent; cet usage n’était pas inconnu des Grecs et des Romains. Dans la pensée de ceux qui pratiquent ces rites bruyants, il s’agit toujours de « mettre en fuite » les démons.

47. Les fêtes étaient communes à toute la Grèce ou particulières à chaque peuple. Les fêtes panhelléniques sont les Olympiques à Olympie, les Pythiques à Delphes, les Néméennes à Némée, les Isthmiques à Corinthe. Toutes les villes célébraient en outre des fêtes locales, comme les Panathénées, les Éleusinies, les Dionysies à Athènes. Le théâtre grec est sorti de la célébration des Dionysies. A l’origine, on y sacrifiait un bouc totem, c’est-à-dire Dionysos lui-même; on le pleurait, puis on célébrait sa résurrection avec des transports de joie. Les lamentations ont donné naissance à la tragédie, les réjouissances à la comédie. La même évolution se produisit au moyen âge, où le théâtre moderne sortit des mystères de la Passion.

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