‹ OrpheusChapitre 84 sur 359 · Les mystères grecs sont essentiellement des · texte numérisé non relu

Les mystères grecs sont essentiellement des

LES ITALIENS ET LES ROMAINS

Initiations. Quelques-uns, comme ceux d’Éleusis, étaient sous la tutelle de l’État. Il semble que les mystères subsistant encore à l’époque classique ne sont que des survivances, car, à l’origine, l’admission de tout mâle au culte de sa tribu comportait des épreuves, la communication de gestes ou de formules sous le sceau du secret. L’objet de ces cultes primitifs était d’exercer une action stimulante sur quelque phénomène naturel ; même dans les mystères de l’époque classique, à côté de l’initiation qui doit assurer le salut des individus, on trouve des rites magiques d’un intérêt général, destinés à promouvoir la fertilité des champs. A Éleusis, c’est l’union du dieu et de la déesse (Pluton et Déméter), dont le fruit symbolique, un épi moissonné en silence, était présenté par l’hiérophante aux initiés.

Les Italiens et les Romains.

1. La religion romaine est uni vieille religion italique, accrue plutôt que modifiée, au cours de douze siècles, par les apports de l’Étrurie, de la Grèce propre et des pays d Orient.

2. Le seul peuple dont Rome ait subi la loi, les Étrusques, ne lui a pas imposé sa religion; elle n’a guère reçu d’eux qu’une fausse science, l’aruspicine ou divination par l’inspection des viscères, peut-être aussi la déesse Minerve et l’idée d’un Conseil de dieux. Très

Page 1