‹ Orthopédie [electronic resource] (volume 2)Chapitre 15 sur 35 · IJ · texte numérisé non relu

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üuuse qui se manifeste par ses effets à notre vue , à notre

taet. ,

Pour faire participer à la connaissance de celte vérité,

une des plus propres à opérer les réformes les plus désirables en médecine , ceux de nos confrères qui ne bornant pas leurs regards à la contemplation seule des détails anatomiques , savent apprécier leurs conséquences sous le rapport du but final auquel ils tendent , nous les invitons à rechercher souvent comme nous l’avons fait et comme nous ne cessons de le faire nous-méme , par un coup-d’œil jeté comparativement dans le même individu , sur les divers organes , dont il se compose , s’il n’est pas vrai que rien n’est plus rare que de rencontrer chacun de ces organes offrant également les conditions d’une constitution non-seulement bonne en elle-même, mais encore tellement assortie àcelle de toutes les autres , qu’on pût dire après les avoir bien considérés : tout était fait dans ce corps pour que toutes les fonctions s’y accomplissent avec la plus parfaite régularité , sous le rapport de l’égale répartition des forces matérielles mises en activité par la vie qui les animait.

Que si notre invitation remplit son objet, d’autres attesteront comme nous , qu’il n’y a rien de moins commun que de rencontrer de telles organisations ; qu’il n’y a rien au contraire qui le soit davantage que de trouver à côté d’un système entier d’organes parfaitement constitué , un système défectueux , soit parce qu’il est en deçà ou en delà des proportions qui seules le mettraient en harmonie avec le premier, soit parce que ses diverses parties ne sont pas également constituées en force, ou qu’elles n’offrent point le type normal de leur configuration , etc,.

Ce serait donc , suivant nous , à ces vices fréquens de constitution des organes , à ces défauts d’harmonie qui s introduisent par là entre les diverses parties du corps de 1 homme , toutes nécessaires , sinon également à l’accom-

plissement de ses plus importantes fonctions, du moins à la pleine jouissance de tous ses attributs, qu’il faudraitrapporter beaucoup plus de causes de maladie qu’on ne le fait , ponr mieux motiver l’emploi des médicamens internes, qui , s ils sont utiles , comme on ne peut le méconnaître dans les cas d’altérations ou de lésions soit internes, soit externes , survenues accidentellement, ne peuvent cependant produire aucun effet salutaire dans les cas très-nombreux où les fonctions de la vie s’accomplissent plus ou moins mal par l’obstacle qu’y apporte une organisation défectueuse , native ou accidentelle : obstacle insurmontable , toutes les fois qu?il a son siège dans des organes situés hors de la portée d’agens physiques , les seuls qu’on doive leur opposer.

Rentrant enfin dans l’objet particulier qui nous occupe , les déviations des membres par cause de faiblesse seulement inhérente aux ligamens de leurs articulations , nous donnons donc comme une vérité évidente pour nous , et qui nous a été rendue constamment sensible par l’inspection de ces organes après la mort ;

i.° Que leur faiblesse à laquelle on attribue avec raison les déformations des articulations , ne tient souvent ,nous sommes loin de dire toujours , qu’à la légèreté , qu’à la mollesse de leur tissu plus ou moins lâche et sans ressort , d’où résulte sa disposition à céder à toute force qui le distend , et son inaptitude à se maintenir dans un état de situation ou de résistance fixe , comme l’exigerait la solidité de toute articulation dans certaines attitudes , dans

certains mouvemens des membres.

2.0 Qu’une telle faiblesse ne peut être combattue par l’administration de médicamens toniques internes ou externes, par la raison que l’art ne possède que des moyens d'exciter les forces pendant plus ou moins de temps dans certains organes momentanément affaiblis, mais bien constitués , tandis qu’il n’est aucunement en son pouvoir d ai -

croître même momentanément le maximum des forces de tout organe, qui n’en possède qu’à un degré relatif a sa constitution physique.

Quelles conclusions tirerons-nous donc de ce fait , et de ses conséquences pour nous démontrées?

Elles sont déjà pressènties ; nous les exprimons toutefois en ces termes :

i.° Point d’indication évidente , de l’emploi d’un médicament; point d’emploi de médicament.

2.0 Faiblesse , cependant évidente , d’un organe et pour ne pas sortir de notre sujet, faiblesse organique de ligamens constituant la déformation d’une articulation ; dans ce cas ;

i.° Soutien artificiel du membre déformé ;

2.0 Rétablissement par des moyens mécaniques modérés, mais sans cesse actifs , des rapports réguliers entre ses parties;

3.° Main lien solide et permanent des parties de ce membre dans les rapports qui constituent la conformation normale.

Telles sont les indications auxquelles nous avons satisfait jusqu’ici avec succès en pareil cas, et même dans plus d’un cas semblable, à notre avis , à celui d’une déviation de la jambe , chez un enfant du sexe féminin que nous avons présenté à l’Académie dans sa séance générale du ï.er novembre dernier; bien que, comme on va le voir, la première cause de la difformité dont il est affecté paraisse devoir etre attribuée à une maladie du système lymphatique, qui s’est manifestée vers la deuxième année de son ane ’ raais que nous avons tout motif de croire actuelle vient étrangère à la difformité dont il s’agit.

Désireux de n offrir dans ce journal que des observations qui soient d’autant plus propres à éclairer la pratique, dans l’art difficile de corriger les difformités , qu’elles seront présentées avec des circonstances qui doivent ga-

ran Lir l'exactitude et l’authenticité des faits dont elles rendront compte, nous avons jugé à propos de montrer à 1 Académie l’enfant affecté de celte difformité.

Une Commission nommée par elle pour en constater la nature , le degré et les conséquences avec toutes les circonstances qui l’accompagnent, observera à volonté dans notre établissement les effets du traitement que nous lui opposerons. Elle lui en rendra compte lorsque nous lui représenterons l’enfant en faisant connaître nous-mêmes les moyens mécaniques que nous avons imaginés et dont l’emploi dans plusieurs cas de ce genre , nous a prouvé la supériorité sur ceux usités avant nous. Ce sera encore ce que l’Académie pourra constater d’après le rapport qui lui en sera fait par ses Commissaires.

Voici l’exposition de l’état actuel de cette petite fdle :

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