‹ Orthopédie [electronic resource] (volume 2)Chapitre 33 sur 35 · s iongS traite mens n’excèdent pas six sem · texte numérisé non relu

s iongS traite mens n’excèdent pas six sem

eTi^est très-ordinaire d'en voir qui sont termmesen

’mSS, voulant répandre sarn^ Europe, l'a confiée à M Malbouche qui est actuellement à Pans. Elle fut d J ul dans les Pays-Bas ; le roi nomma — o, P ^

l'examiner; il en résulta que e g ^ j sl,

commission leur confia ayant ete guens , 1

récompensa les frères Malbouche de leurs travaux.

Depuis quelques jours les journaux de la Belgique ont annoncé que, dans l’intention de faire participer la classe indigente aux avantages que présente la méthode curative des frères Malbouche , le gouvernement en avait acheté le secret, et qu’il avait chargé un. médecin distingué de traiter les bègues pauvres sans rétribution , et sous la seule condition de ne point divulguer le mode de traitement par lequel ils auraient recouvré le libre usage de la parole. Il paraît que la méthode de la veuve Leigh est connue de plusieurs personnes en Angleterre. Les journaux de ce pays ont cité la guérison de plusieurs bègues par le docteur Hart, et entr autres celle du fils du docteur Husson de Londres , rédacteur du Médico-chirurgical rewiew. On dit aussi que le doyen de la philosophie écossaise , le savant et vénérable Dugald-Stewart , a été, par le même procédé , guéri d’un vice de prononciation , qu’il devait à son âge avancé. Celte cure intéressante a été faite par un membre de 1 Academie des Sciences d’Edimbourg , le docteur Brewstcr. Passant ensuite à ce qui concerne les travaux exécutes par la commission, dont il est rapporteur, M. Magendie expose la marche qu’ont cru devoir suivre MM. les commissaires : ils ont d’abord eu une entrevue avec M. Malbouche, qui leur a présente plusieurs bègues sur lesquels il se proposait de faire l’essai de ses moyens curatifs. Au bout de quelques jours il leur a montré les mêmes begues dans un état d’amélioration très-évident , et , après un temps variable , suivant les personnes , il les leur a montres parfaitement guéris. MM. les commissaires ont eu-

suite choisi deux bègues qui leur étaient connus. L’un d’eux est aujourd’hui , à très-peu de choses près, complètement guéri de son infirmité, qui était trèsgrave ; le second n’a éprouvé qu’une légère amélioration dans son bégaiement ; nous devons faire observer que le malade est à-la-fois bègue et bredouilleur , et que d’ailleurs il n’a pas mis en pratique , avec la constance nécessaire, le procédé indiqué. Un fait a surtout vivement frappé la commission. Un jeune homme de Nérac, M. Lavergny, âgé de vingt-quatre ans , ayant eu connaissance par les journaux de la proposition faite par M. Malbouche à l’Académie royale des Sciences, vint à Paris avec son père au mois de janvier dernier. Us se présentèrent tous deux chez l’un des commissaires pour savoir si l’on pouvait traiter avec assurance avec M. Malbouche. Votre corn*

missaire, dit le rapporteur, put dans cette entrevue constater que le jeune homme, bien constitué d’ailleurs, avait un bégaiement très-prononcé; il éprouvait des pertes de respiration et des tiraillemens dans l’estomac par les efforts qu’il faisait pour articuler, les muscles de la figure se contractaient d’une manière difforme ; il avait surtout de la difficulté à prononcer les pr et les tr. La guérison de ce jeune homme fut, on peut le dire, merveilleuse; car, après deux conférences avec M. Malbouche, il comprit et mit si bien en pratique les avis qu’il avait reçus, que dès ce moment il se regarda comme entièrement guéri. En effet, nous l’avons vu , ajoute-t-il, plusieurs fois depuis, et ce n’est pas sans peine que nous avons trouve dans sa manière de parler quelque trace de son ancienne infirmité. Nous avons prié le jeune homme de

nous faire le récit de sa guérison. Yoici la leltre qu il nous a adressée. Nous croyons ne pas devoir la transcrire, parce quelle n’ajoule rien aux faits présentés par M. Magendie. Il est cependant bon de faire connaître que la grand mere du jeune homme était begue comme lui , ce qui faisait craindre que cette maladie ne fût chez lui héréditaire. Apres la lecture de celte lettre , M. Magendie cite un autre cas de guérison , remarquable, en ce que le jeune homme qui I a présenté ne trouvant plus en lui-même assez d’énergie morale pour mettre en pratique les exercices qu on lui enseignait, a été obligé de s’exciter par du cale et par des liqueurs spiritueuses , et que cette force factice a eu sur sa guérison la plus heureuse influence. Nous allons en donner l’extrait.

« Mon traitement n’a pas été long, car j’ai pris tout au plus une douzaine de leçons. Les premières produisirent une amélioration immédiate; si de nouvelles occupations , en me détournant de mes exercices, ralentirent mon ardeur, l’exemple de la guérison prompte et radicale de M. Lavergny, dont je fus témoin, le ranima tout-à-fait. Je quittai pour un jour mes occupations , afin de pouvoir me livrer sans interruption à mes exercices, et pour me donner la force de surmonter la fatigue, je bus du café noir et de la liqueur. Un violent mal de gorge et une extinction de voix , qui m’effraya d’abord , furent la suite de mes efforts. L’un et l’autre se dissipèrent en peu de temps, et je sentis alors que j’exécutais avec facilité les mouvemens que M. Malbouche m’avait indiqués. Je me déclarai guéri. En effet, la discussion , qui était l’écueil de ma langue , ne m’offrit plus de

difficulté et je parlai sans éprouver de Loquet et sans faire aucune espèce de contorsion, ce qui m’arrivait avant le traitement. Aujourd’hui tout le monde convient qu’on ne se douterait pas que j’aie été bègue. *

M. Magendie termine ainsi son rapport : vos commissaires pensent que, par la méthode de la veuve Leigh, on peut parvenir a guérir le bégaiement, au moins dans la plupart des cas , et particulièrement chez les sujets d’une intelligence assez développée et qui ont la perseverance nécessaire pour mettre en pratique , pendant le temps convenable, l’espèce de gymnastique vocale qui leur est indiquée ; mais ils ne peuvent s empêcher d’exprimer leur regret de ce que 1 inventeur de cette méthode , méconnaissant son véritable intérêt , et ne mettant pas à un assez haut prix le bonheur d’être utile à ses semblables, n’a pas cru devoir se conformer à l’honorable usage consacré de nos jours de rendre publiques toutes les découvertes utiles à l’humanité.

Des indiscrétions ont dû nécessairement être commises ; on a su qu’il ne s’agissait ici d’aucune opération , que c’était une leçon de parole donnée au bègue , et que le succès dépendait tout entier des efforts et de la pei’sévérance des malades. Un journal littéraire de Berlin a annoncé que tout le secret consistait à faire abstraction de la langue pour parler, et par conséquent à la tenir immobile , la pointe appuyée coutre les incisives inférieures. 11 est bien évident que le bégaiement dépend tout entier de l’irrégularité des mouvemens de la langue. Quant à la possibilité de parler sans langue , on ne peut la révoquer en doute ; il suffit de lire , pour s’en convain-

cre, les huit premières observations insérées dans le mémoire de Louis sur la langue. Quoi qu’il en soit du secret de M. Malbouche , il est hors de doute qu’il a eu de nombreux succès.

M. Malbouche avait guéri à Bruxelles un enfant excessivement bègue, fils de M. Charlier, négociant d’Aix-la-Chapelle; celui-ci désirant répandre les bienfaits de la découverte de Mme Leigh , offrit a M. Malbouche de traiter les bègues qu’il pourrait rencontrer à Aix-la-Chapelle, en donnant la moitié de l’argent qu’il recevrait a AI. Malbouche et consacrant l’autre moitié à un établissement de bienfaisance. Il fut en conséquence instruit par AI. Alalbouchc; ses nombreux succès furent consignes dans un registre et vérifiés par AI. Gilterland, qui a publie les six premières observations du recueil ; la cure la plus longue a eu lieu au bout de six jours; un jeune homme de vingt-sept ans, bègue de naissance a un faible degré, fut guéri en six heures.

DE L’ACHÏLOPLASTIE.

Nous avons proposé , dans nos leçons, il y a plus de quatre ans, la dénomination d ' achylo plastique 3 que nous avons eu la satisfaction de voir adopter, non pas pour désigner la translation pure et simple d’un lambeau de peau dans la brèche d’une lèvre qu’il ne saurait remplacer, mais bien la restauration réelle de la lèvre inférieure , avec les propriétés principales dont elle est douée.

L’étude des phénomènes de l’inflammation suppurative , que nous avons exposés ailleurs , nous avait conduit à établir la proposition suivante , à propos de la question qui nous occupe. Toute restauration, autre que celle du nez, ne saurait admettre l’usage d’un lambeau simple de peau, qu’autant qu’on sera libre de provoquer la réunion de toute sa face profonde avec une surface semblable. Alors seulement on pourra espérer que la peau transplantée se maintienne étendue et sans difformité. Dans les cas contraires, toutes les fois que la surface profonde de la peau transplantée est livrée à la suppuration , on peut compter sur un enroulement du lambeau sur cette même surface, et la disposition en forme de bourrelet, de la part de la surface superflcielle. Ainsi, dans une opération qui a eu de la célébrité par ses ptoporlions gigantesques, l’ablation d’un scrotum qui laissa les testicules et la verge nus et nécessita la foi mai ion d un scrotum et d’un fourreau nouveaux, en disposant ce dernier, nous avions réservé de quoi simuler le prepuce. Mais cette portion de tégumens transplantés répondant au gland avec lequel elle ne pouvait s’unir, s’enroula d’abord en dessous, et se mortifia ensuite, tandis que tout le reste s’unit rapidement aux surfaces nouvelles de la verge, des testicules, des cordons spermatiques, et avec assez de bonheur pour simuler parfaitement les formes naturelles.

Un homme de trente ans nous demandait un moyen de^reméclier à une bridure extrême de la paupière supérieure, produite par une perte de substance, suite d’une pustule maligne. Tout étant d’ailleurs

dans i état naturel, nous donnâmes le conseil de faire une section perpendiculaire dans l’angle interne , en dedans de la commissure, et d’y interposer un lambeau de légumens pris de la ligne médiane du front. Nous ignorons si celte opération a été pratiquée ; mais nous la croyons très-susceptible de succès, surtout à cause du point où l’on pouvait prendre le lambeau.

Nous croyons la chose très-faisable pour les cicatrices difformes des points de la lace auxquels un lambeau du front pourrait être conduit : la cicatrice pourrait être enlevée , et remplacée par le lambeau interposé. Les difformités provenant de la coarctation des tissus nouveaux que Sa cicatrice renferme, la suppression de celte dernière doit les faire cesser sans retour, si toutefois on ne néglige rien pour procurer au lambeau transposé une réunion immédiate , toutà-fait exemple de suppuration.

L’impossibilité absolue d’empêcher un lambeau de peau disséqué et dont la face profonde est livrée à la suppuration , de se rétracter dans tous les sens dans cette même surface, rend sans utilité la greffe d’un pareil lambeau dans la brèche d’une lèvre ; il n’est pas possible d’éviter que le lambeau greffé s’enroule sur lui-même , qu’il s’attache de très-près à la face externe de l’os maxillaire, et qu’il forme un bourrelet, un demi-cylindre horizontal, couché immédiatement au-dessous des dents, et les tenant à découvert : il arrive même, si l’on a réussi à réunir le lambeau avec quelques restes de la lèvre , que ces derniers sent entraînés dans la crispation du lambeau et participent ainsi à la difformité. Une pareille lèvre

n’est point propre à l'articulation de la parole, est incapable de contenir la salive, ne peut servir à favoriser la mastication, etc.

Le seul plan selon lequel on puisse restaurer une lèvre inférieure perdue , résultera de l’exposition des deux faits suivans.

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