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Déclaration générale, art. un

paisible, pendant laquelle lesÀspois, laissés à eux-mêmes, pourvurent à leur propre gouvernement. S'il semble démontré que ce n'est pas par la conquête qu'ils soient entrés sous la domination des vicomtes du Béarn, il ne Test pas du tout qu'ils aient, à un moment donné, imploré leur protection. D'après la situation géographique de la vallée, on serait plutôt porté à croire que les vicomtes auraient les premiers recherché l'amitié de ce peuple remuant et batailleur, dont ils devaient redouter les incursions. En effet, leurs mouvements étaient pour les habitants des plaines une menace perpétuelle. A quel danger eût été exposé le Béarn si, associés à leurs voisins du Sud, ils leur eussent ouvert leurs passages pour envahir la vicomté ? Aussi n'est-il pas naturel de supposer que les seigneurs de Béarn aient proposé aux Aspois leur amitié et leur protection, se remettant à eux pour la garde des ports des Pyrénées. Ils achetèrent ainsi la sécurité de leurs terres, laissant aux montagnards leur indépendance et leur octroyant en outre les privilèges inouïs dont nous les voyons en possession à la fin du xie siècle. On comprend ainsi, non seulement les formalités étranges imposées au vicomte lorsqu'il voulait entrer en Aspe, mais aussi la clause de la charte d'Oloron qui confie aux Aspois et aux Ossalois la « sauveté » de cette cité qui, détruite en 4066 par les Normands, se relevait de ses ruines en 1080, et à laquelle Centulle IV accorda des privilèges particuliers. « Pour que cela soit tenu fermement, ainsi le jurèrent cent Aspois et cent Ossalois J. » Tels sont les termes de la Charte. Il était évident que la forteresse méridionale du Béarn était plus menacée par le Midi que par ailleurs, c'est pour cela que les montagnards jurèrent de la protéger contre toute agression étrangère, venant de leur côté.

Quel était donc alors le gouvernement particulier de la vallée? D'après l'abbé Menjoulet 2, on y retrouvait en même temps la vie du clan Gaulois et les habitudes municipales que la loi Romaine avait introduites dans les Gaules.

Or la vie du clan, telle que nous la décrit Henri Martin 3, nous

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