Srçpimsp, p. 43 et suivantes
vesinSj manons et habitons de la montaigne et val d'Aspe par tous teignaurs de lira m. A Pau, chez Jérôme Dupoux, imprimeur et marchand-libraire proche l'horloge, 1094. Ce volume in-4°, < | u i est des plus curieux, nous donne une foule de documents authentiques sur le passé de la vallée d'Àspe. Nous y avons fréquemment recours dans ce travail.
Analyser la déclaration générale, en profitant des éclaircissements que nous fournit le compte -rendu du procès, c'est établir du même coup les privilèges dont jouit la vallée jusqu'en 1789.
Ceux-ci consistaient en dispenses des impôts multipliés et tracassiers qui accablaient les citoyens sous l'ancien régime et dont les noms barbares nous étonnent.
Hors de la vallée, les Aspois pouvaient circuler « par toutes les » terres du dit pays de Béarn, comté de Foix, Armagnac et » Bigorre, Mauléon, vicomté de Marsan, Tursan, Gabardan, » Nébousan, Limoges, et autres terres et seigneuries de l'an- » cien domaine ci-devant uni à celuy de la couronne de France, » exempts de péage, pontage, leude1, gabelle, droits de barre 2, ' » scises, lesne, traite \ entrée, guidonnage et de tous les autres » subsides, tributs, impôts et gabelles pour eux et leurs bestiaux » et marchandises quelles qu'elles soient et puissent être » (art. 13).
Ils étaient exempts de scises et de mayades 4 dans leurs vins et autres impôts sur iceux et autres choses (42), de l'impôt sur le papier du parchemin du contrôle (43), du droit d'amortissement et du droit d'usage 1 de leur terroir, bois et montagnes (48).
Ils possédaient droit de pacage et de gite avec leurs bestiaux sur le territoire de Callorbe, vallée de Josbaig (23) et dans le Gert d'Estivaux en Chalosse.
Ils jouissaient de la faculté, sans s'acquitter des droits pres-