Cité par V. de Rochas
, Francisque Michel. Histoire des Races Maudites, t. I, p. ilU. 3 — Grcmde Encyclopédie, ai-Liclo Cagot.
4. - Francisque Michel, op. cit., t. 11, p. 203, il cite d'après les mémoires de Palassuu.
« Le vicomte Mathieu Gastelbon les avait exemptés de la taille comme les prêtres et les hospitaliers. Cette exemption leur Put retirée au xvie siècle pour les biens ruraux qu'ils pouvaient posséder, ils pouvaient doue dès cet le époque devenir propriétaires. » Toutes les anciennes prescriptions pesaient encore sur eux, et les Etats, assemblés à Sauveterre, sollicitèrent contre eux une aggravation de précautions sanitaires, demandant en particulier qu'on leur défendit « de marcher pieds nuds dans les rues, a cause que les Béarnois pouvoient par l'attouchement des pierres sur lesquels les Cagots auraient marché contracter leur Ladrerie ». Le conseil de la Heine Jeanne n'eut point d'égard à cette supplique. » En 1610 les mêmes Etats réclament l'exécution des articles du For défendant aux Cagots de vivre familièrement avec les habitants et leur interdisant en particulier d'exercer le métier de marchands *. »
S'ils descendaient des lépreux, il n'y avait absolument rien dans leur constitution qui put trahir cette origine, lorsque Noguès, médecin du roi Louis XIII, touché de commisération pour ces malheureux « après avoir examiné leur sang qu'il a trouvé bon » et louable et considéré la constitution de leur corps qui est < ordinairement forte, vigoureuse et pleine de santé, leur a » accordé son certificat afin qu'ils se pourvussent par devant » le Roi pour être deschargés de la tache de leur infamie », puisque c'était la maladie seule qui les pouvait rendre injustement odieux au peuple 2.
Au xvine siècle, les différents Parlements, à commencer par celui de Navarre, rendirent des arrêts 3 : « faisant inhibitions et » défenses à tous habitans du ressort, de quelque qualité, sexe » ou condition qu'ils soient, de distinguer les suppliants des » autres habitants sous prétexte de ladrerie, cagoterie, capole- » rie ou vice de naissance, dans les églises et dans les assem- » blées de la communauté, soit publiques ou particulières ; leur » enjoignant de les admettre à présenter à leur tour le pain