P. Marca. Histoire de lira m
. 2. — P. Marca. Histoire de Bèam,
'A. — La rédaction de cet arrôl qui (laie du 21 avril I72.i. rappelle tes arrêts préeédeuts de l;i Cour du 4 décembre Illxs, i) juillet lC>U2rt2e septembre 1721. 11 est rapporté par Patassou et cité par Francisque Michel.
» béni aux églises, de les admettre aux confréries et auxassem- » blées pieuses, avec défenses de les distinguer dans les églises » d'avec les autres habitans ; ordonnant qu'ils entreront comme » les autres habitans, sans aucune différence, dans les charges » onéreuses et honorables du corps de la communauté des » villes, bourgs et villages du ressort à peine de 500 livres d'a- » mende, etc., etc. »
Ajoutons que dans bien des endroits le clergé encouragea ces généreux efforts, sans pourtant arriver à vaincre entièrement des préjugés invétérés.
Il était difficile de croire que ces familles aussi saines que les autres, plus saines même au dire de certains, fussent descendues des lépreux, et on essaya d'expliquer leur existence par des suppositions tirées soit de leurs noms, soit de certains actes contenant des affirmations sans preuve, soit par des hypothèses assez ingénieuses, mais auxquelles manquent une base historique, et le populaire ne se rendant pas compte de cette séparation plusieurs fois séculaire, en cherchait des raisons mystérieuses. On attribua aux Cagots des infirmités physiques secrètes ou des vices infâmes, ou même des relations avec les démons. L'ignorance et la superstition aidant, ces malheureux furent pendant des siècles les victimes de la croyance que partageaient l'Église et la société du moyen âge, que la lèpre est incurable aussi bien pour les familles que pour les individus.
Ce n'est qu'à titre de curiosité historique que nous rapporterons ici les détails résultant de l'enquête faite par M. Francisque Michel, vers l'année 1835, qui étudia les races maudites au moment propice pour en publier l'histoire. « Plus tôt, dit-il, » un livre comme le nôtre n'eût pas été possible : plus tard il » ne le serait plus. »
Le savant professeur a raison. C'est son livre qui a provoqué les recherches du l)r de Rochas, qui a eu bien des peines à réunir quelques renseignements sur les Cagots de la vallée; ce n'est guère qu'à Lescun qu'il a pu les étudier de près. C'est aussi par ce village que nous devons commencer. ïl comptait, lors de l'enquête de M. Francisque Michel, deux cent quatre-vingt-six familles, dont quatre-vingt-six étaient réputées cagotesou ladres, nom qu'on leur donnait dans l'endroit, formant une population"