‹ OsseChapitre 65 sur 132 · Crespin, op. rit · texte numérisé non relu

Crespin, op. rit

3. — La Soûle est comprise dans ramuMl issiimnt <|.> Maulnni (Basses-Pyrénées). Lannes, commune de la vallée de Barétons, canton d'Aramitz.

de Jean Nouguez, âgé de 40 ans, tué d'un coup de pistolet parce qu'il refusait de retourner à la messe.

À Montory1, plusieurs personnes supportèrent avec grand courage d'atroces tourments, qui ne purent les détourner de la confession de l'Évangile. Ce sont les nommés Domingo d'Artigoeity, laboureur, 45 ans, qui après avoir été deux fois pendu, fut renvoyé en vie, mais privé de tous ses biens, et deux femmes, Magnotte de Jarigoihen, prise et emmenée par des moines qui la conduisirent jusques sur la frontière d'Espagne pour y être brûlée vive, mais que sa constance fit relâcher, enfin, la nommée Marie d'Etchequepar, qui, elle aussi, vit de près la mort, mais « demeura ferme en sa vocation ».

C'est le même historien qui nous raconte ainsi qu'il suit le martyre de Miramonde de Loustau, à Osse2.

« Ceux d'Alez (Lées), en la vallée d'Aspe, tenans le parti des » rebelles, se levèrent en armes contre les fidèles du lieu » d'Ousse, leurs voisins, où ils trouvèrent que presques tous » estoient deslogez et jettez entre les bras du secours de la » Roine. A cause de quoi, ils se trouvèrent trompez et privez du » moyen de pouvoir exécuter leur cruel dessein, qui n'éstoit » autre que de mettre au fil de fespée tous ceux de la religion, » comme ils le monstrèrent en effect envers Miramonde de » Loustau, femme de Pierre d'Apoey ; car tous deux s'estans » retirez en un moulin près d'Ousse, pour éviter la fureur de » ce peuple séditieux et rebelle, ils y furent poursuivis et attra- » pés ; mais d'autant que d'Apoey, homme vieux et maladif, » estoit parent d'un de ces massacreurs, il fut traitté assez dou- » cernent, Dieu ayant permis qu'un d'entr'eux, qui lui tiroit une » arquebusade ne fut pas bien asseuré de son bassinet, après » lequel coup failli, ce parent se mit à la traverse, disant qu'il ne » vouloit point permettre que son sang fust espandu. A raison » de quoi, on le laissa en vie, pour le faire mourir de regret, à » cause du très mauvais et inhumain traittement qu'on faisoit à » Miramonde, sa femme, accompagnée de deux petites filles, les- » quelles dévoient esmouvoir les cœurs de ces cruels, par leurs

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