‹ OsseChapitre 98 sur 132 · Bulletin Prot. Français, tome XXIII, p · texte numérisé non relu

Bulletin Prot. Français, tome XXIII, p

3. — Le comité de Londres, chargé de distribuer aux réfugiés un secours de douze mille livres sterling accordés par la reine, attribue douze livres à Marguerite Peiret, du Béarn, veuve d'un ministre décédé à New-York, où elle est maintenant avec deux enfants, ses deux plus jeunes apparemment. Cela se passait en 1705. Ch. Baird, op. cit.. p. 390.

ceux de tous les autres. Des états déposés aux archives nationales1 nous font connaître les sommes qui furent ainsi enlevées aux religionnaires du Béarn. Un premier document établit que « les biens des consistoires des 15 temples démolis en vertu de » l'acte du Conseil du 4e Février 1685 et consistant en obligations » et autres dettes actives », montaient à soixante-quatre mille cent cinquante-trois livres, seize sous et neuf deniers. Des lettrespatentes du mois de février 1686 mirent les prêtres du séminaire de Pau en possession des biens du consistoire de cette ville, de beaucoup le plus riche de ceux du Béarn. Un autre état énumérant les biens des consistoires de Morlaas, Pontacq, Garlin, Conchez, Nay, Osse, Orthez, Ste-Suzanne, Ârthez, Salies, Lagor, Pardies, Sauveterre, Ste-Gladie, Bugnein et les villages environnants, Castetnau et La Bastide, porte la valeur des biens des dits consistoires à quarante-quatre mille cent quatre-vingt-onze livres, quatre sous, sans compter « dix ou douze mille livres d'in- » térêts deues des parties mentionnées au présent état, suivant » les clauses et stipulations d'intérêts portées par les obligations » et les actes ».

Pour en revenir au consistoire d'Osse, nous avons déjà donné la liste des biens mobiliers qui lui appartenaient et qui s'élevaient à 467 francs 4 liards, ou 350 livres 8 sous. — A ces biens-fonds ou obligations il faut ajouter différentes créances du consistoire, d'après le recueil des actes de ce corps, s'élevant à la somme ' de 732 francs 8 sous, ou selon les états des agents préposés à la régie de ces valeurs, 558 livres, 16 sous, 8 deniers. Ce qui constituait un capital de 1.199 francs, 8 sous, 4 liards, ou, selon d'autres, 909 livres, 4 sous, 8 deniers.

Que devint cet argent ? Un édit rendu en janvier 1688, et expliqué par un arrêt du Conseil du mois suivant, détermine l'emploi des biens des consistoires, les consacrant aux écoles et aux hôpitaux et « à toutes autres destinations utiles et néces- » saires pour l'avantage des nouveaux convertis, sur ravis des » intendants et commissaires départis, après en avoir conféré » avec les archevêques et évêques des diocèses de leur dépar- » tement ». Les biens des consistoires devinrent donc la pro-

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