‹ Ossian, barde du troisième siècleChapitre 57 sur 89 · QUATRIÈME BARDE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME BARDE

L'orage a passé; le calme s'étend dans l'air purifié, les étoiles diamantées jaspent le crépuscule ; les vents roulés dans les nuages s'abîment derrière la colline , la lune monte sur le sommet des rochers : les arbres, les rochers, le lac tranquille et le torrent du vallon, se balancent dans sa clarté.

Je vois la terre jonchée des débris de l'orage ; les gerbes de blé, éparses dans la plaine, attendent la main du glaneur.

A cette heure , la nuit est calme et belle. Qui vois-je venir du séjour des morts? J'aperçois un fantôme de femme, revêtu

Page 1