‹ Ossian, barde du troisième siècleChapitre 58 sur 89 · SCÈNE d'une nuit D'OCTOBRE · texte numérisé non relu

SCÈNE d'une nuit D'OCTOBRE

d'une robe de neige, aux bras d'albâtre, à la noire chevelure. Ah 1 c'est la fille de notre chef, que naguère la mort nous enleva !

Viens , belle ombre , viens te montrer à nos yeux , toi qui faisais les délices des héros!... Mais le souffle des vents chasse, en passant, le doux fantôme; il perd sa forme, ce n'est plus qu'une trace blanchâtre, indécise, qui s'étend sur la colline.

Un vent frais dissipe lentement les brumes légères qui reposaient sur le vallon; il s'élève sur la colline; il monte dans les cieux. La nuit est pleine d'azur, calme, étoilée, la lune brille.

Mes amis , la paix habite mon cœur, laissez-moi jouir de cette belle nuit.

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