‹ Ossian en France (volume 2)Chapitre 18 sur 512 · Lettre du 10 janvier 1762, citée par B. Saunders, p · texte numérisé non relu

Lettre du 10 janvier 1762, citée par B. Saunders, p

2. Elle commence par : « Among the monuments... » et. finit par : « ... whose works are to last for ages. »

Introduction 29

composés par Ossian, fils de Fingal; traduits de la langue gaélique par James Macpherson *. C'était un volume in-quarto de 247 pages, dont l’épigraphe, encore tirée de Virgile, faisait allusion au rôle pacificateur de Fingal en Irlande ?,

Le poème épique était précédé d’une Dissertation (anonyme) * où Macpherson exposait l’origine de ses matériaux et l’historique de son poème. On pouvait y remarquer l’aveu que l’éditeur avait composé lui-même Temora de fragments épars dans les originaux, que la division en chants était de lui, aussi bien pour Temora que pour Fingal. Il y faisait aussi profession de préférer, et de beaucoup, le second poème au premier. Il y jetait le ridicule sur les poésies irlandaises dont les exploits des Fians formaient le sujet. En général, il régnait dans cette Dissertation un ton de hauteur et de suffisance qui contrastait avec celui des préfaces précédentes. Cette introduction à Temora a reparu jusqu’à nos jours à la suite de la première, sous le titre de Dissertation sur les Poèmes d’Ossian ; mais, à partir de 1765, elle commence autrement *, et tout le début a été remanié.

L’épopée de Temora était accompagnée de 5 poèmes plus courts : Cathlin de Clutha, Sulmalla de Lumon, Cath-Loda, le plus important, Oina-Morul, Colna-Dona. Le volume se

complétait par un spécimen du texte original: le 7° livre de

Temora en langue gaélique. Il ne fut pas bien accueilli partout, et la raillerie n’épargna pas les poèmes d’Ossian dans les cercles londoniens, volontiers anti-écossais. Cependant il se répandait rapidement, ainsi que le précédent, en Grande-Bretagne et sur le continent. Il paraissait à Dublin la même année qu’à Londres #,

1. Temora, an Ancient Epic Poem, in eight books, together with several other Poems, translated from the Galic language by James Macpherson. Londres, T. Becket et P. A. De Hondt, 1763, in-4.

2. « Vultis et his mecum pariter considere regnis ? — Urbem quam

statuo, vestra est. »

3. Celle qui commence par : « Nations, small in their beginnings... » et qui finit par : «+. that they must appear much to disadvantage in another language. »

Page 1