De Théis, Glossaire de Botanique
RÉ TT pTC RSS SES +7 For :
Fa
Le genre troubadour et les Poésies de Clotilde 467
authentique. Par contre, il l'emporte sur lui en diffusion et en succès. Parfois il lui prête l'épaule, et parfois il s’enrichit à ses dépens. Ces anastomoses délicates de deux courants qui vont à peu près dans le même sens ne sont pas à négliger. Je renvoie, comme je l'ai déjà fait, pour le genre troubadour lui-même, à l’excellente étude de M. Baldensperger *. Je voudrais seulement insister sur ses rapports avec Possianisme français. Nous l'avons vu débuter à peu près en même temps que lui, vers 1765. Tressan le développe et lui donne la forme poétique ; sous cette forme, il perce vers 1798, déborde après 1800, présente un maximum vers 1812, mais coule encore très abondamment après 1815 : le retour des Bourbons donne un regain d’actualité et une signification politique à sa vieille France et à ses chevaliers. Puis il est capté par le romantisme. Dupaty, (EE rat, Lablée, Le Prévost d’iray,cultivent ce genre vers 1804: leurs romances sont plus souvent troubadouresques qu’ossianiques, et cela pendant dix à douze ans ; celles de Coupigny sont des types du genre *. Merlet* fait du genre troubadour un des trois genres principaux de la poésie sous l'Empire (les deux autres étant l’antique et le didactiquedescriptif). Si l’on examine les titres des manuscrits de pièces de théâtre conservés aux Archives Nationales, aux : dossiers de la Censure, on constate que le moyenâgeux et le troubadour ne commencent guère à paraître sur la scène que vers 1816: le théâtre est toujours en retard sur la poésie et le roman. À ce moment-là, des romances comme celles de Saint-Félix * deviennent incroyablement chargées de couleurs, et, comme certaines Ballades de Victor Hugo, quelque peu ironiques et « gauloises ». Un recueil bien assorti en ce genre est le Rossini Français, vers 1816-1820. La plupart des romances troubadour adoptent, soit la lyre classique, soit la harpe d’Ossian : le luth, cher aux Romantiques, ne fait son apparition qu’un peu plus tard,
Le poème de Parny, Les Rose-Croir *, appartient à ce
1, F. Baldensperger, Etudes d'histoire littéraire, 1°° série : Le genre troubadour.