Saint-Ferréol, p. XIV
10. Journal des Débats, 25 janvier 1855; Œuvres de Rigault, I, 194.
L’art de Baour-Lormian, son style et sa versification n’ont guère reçu à propos des Poésies Galliques que des éloges, et parfois hyperboliques. Les plus tièdes lui reconnaissent « une versification toujours élégante et harmonieuse * » ; « de la correction, de l’élégance, un style harmonieux et brillant, une manière large et: savante * » ; « la couleur, l'élégance, le mouvement * » ; ou louent « son style harmonieux, son coloris ferme et sombre... ses coupes, le balancement, le mélange de ses rimes... un grand sentiment de l'harmonie‘ ». D’autres vont plus loin : « Il répand les beaux vers comme un homme riche et prodigue sème l’argent *. » Le classique Dussault salue en lui « un poète très distingué, dont le talent ne s’écarte jamais de la trace des grands modèles », au point que « Racine et Boileau auraient pu lire les vers de M. de Lormian ‘ ».Le classique Jouy s’extasie devant « la lyre de Baour-Lormian, qu’on a comparée à la harpe éolienne », et qui « rend des sons si purs, si doux, si constamment mélodieux" ». Le classique Etienne ose voir en lui « le poète moderne qui possède le mieux la langue de Racine * ». Oui, « l'harmonie de sa phrase poétique et la variété de ses coupes » font que «de tous les poètes de son ère, il est celui au nom duquel on a le plus souvent associé le grand nom de Racine * ». On rencontre à peine parmi les contemporains une note discordante. L’un constate que ces vers sont « plus harmonieux qu'énergiques"» ;et l’autre dit : « On pouvait y désirer un ton moins emphatique et moins solennel‘. » Mais à mesure que les générations se succèdent, et que le romantisme a rendu les lecteurs plus difficiles, on est moins enthousiaste de la poésie de Baour. Ponsard parle encore de « la douceur de son rythme ‘* »; mais, depuis, on lui trouve