Spectateur du Nord, XVIII, 233 {juin
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La romance ossianique 543
Malvina, qu'une dame enrichit de mélodie‘ — il devait y avoir toute une série de ces mélodies, d’après le titre ; mais il n’a sans doute paru que celle-là — comme Co/ma, romance dont la musique est de Pleyel * ; comme Les Adieux d’Oscar à Malvina, ou Ossian à Sulmala, mis en musique, le premier morceau par Pleyel *, tous: deux par Beauvarlet- Charpentier ; comme les trois romances mises en musique par Bouffet, dont s'enrichit la troisième édition de l’Ossian de Baour-Lormian 5. Ce dernier se chargeait même d'écrire des paroles nouvelles pour des romances ossianiques à chanter *, et il les écrivait dans le style troubadour.
Arnault, entre son Oscar et son Chant d'Ossian, donne l’une des premières romances ossianiques. On doit appeler ainsi son Oscar et Dermide; dont Méhul fait la musique pour piano ou harpe, et qui se compose de treize strophes de huit octosyllabes * :
Malvina, l'éclat qui. ramène L’aurore qui rougit les cieux, Le cède à l'éclat de tes yeux; Un doux zéphir est ton haleine.
Ton sein, de pudeur agité, Ressemble à la neige légère Que le vent, avec volupté, Balance sur l’humble bruyère.
N’étaient la neige et l’humble bruyère, ces vers pourraient, au lieu de Malvima, s'adresser à quelque Zélis ou à quelque
1. Chants héroïques.extraits des poésies galliques.. traduits par Baour- Lormian, mis en musique par Me L. P.
2. Colma,chantossianique, paroles de Baour-Lormian, musiquede Pleyel, 1815 ; aussi dansl’Echo des Ménestrels, 1815; et dansle Souvenir des Ménestrels, 1815.
3. Les Adieux d’Oscar et Malvina, paroles de Baour-Lormian, musique de Pleyel, 1815.