‹ Ossian en France (volume 2)Chapitre 266 sur 512 · Magasin Encyclopédique, 1809, V · texte numérisé non relu

Magasin Encyclopédique, 1809, V

6. Souvenir des Ménestrels, 1814, p. 160 : Romance tirée du poème d’Ossian, par P. Gaveaux (paroles de Baour-Lormian).

7. Oscar et Dermide, chant gallique imité d’Ossian, par Arnault, avec musique de Méhul. Se:trouve dans : Veillées des Muses, 1198, ne 3, p. 35; Décade, XXXVI, 54 (10 nivôse an XI); Almanach des Muses,; an XI1-1804, p. 61; Oscar, fils d'Ossian, tragédie (préface); Annales poétiques . du XIXe siècle, 1807, 1,13; Œuvres d’'Arnault, I.

Thémire. Rien ne montre mieux l'usage que l’on fait d'Ossian : il est bon à fournir des noms harmonieux et à rafraichir quelques images. Celle qui clôt la strophe est empruntée à l'Ossian de Hill, où nous avons vu deux globes d'amour comparés aux montagnes calédoniennes ; mais le ridicule est d’y avoir mis de la bruyère. La légende n’est d’ailleurs guère respectée ici, puisqu'Oscar et Dermide sont rivaux auprès de Malvina. Nouvel exemple de la simplification progressive des thèmes et des noms ossianiques.

D'autres ne sont connus que par leurs romances. Un de leurs thèmes préférés, c’est la lamentation de l’amante devant le corps de son amant. La Malvina de Legrand‘ pleure un amant qui s'appelle Ullin. Ce Legrand sait écrire pour le chant : ses stances ont de la douceur et quelque mélodie. De même la Romance gallique d’un nommé Lambert?, peut-être Auguste Lambert, l’auteur de la werthérienne Praxède ; mais ici il y a trop de glaives du trépas, d’Echos et de Zéphyrs pour pleurer le « fils du vaillant Armin ». De même une Romance écossaise anonyme qui se chante sur l'air Je lai planté, je l’ai vu naître ; le PEÉRIEE couplet donnera l’idée du reste :

Consumé de mélancolie

Un Ecossais répète encor

Ce qu’en sa triste rêverie Chantait la fille de Trémor :.

Un autre légitime ses Romances — qui offrent un mélange de Gessner et de troubadour — par «le respect dont la Calédonie entoure le Barde des combats‘ ». Un autre entonne un Chant d'Ossian assez long ; le Barde retrace sa carrière et annonce à Malvina sa mort prochaine *. Un autre encore — c’est $aintine — fait chanter Le Barde au tombeau de sa bien-aimée ‘

1. Almanach des Grâces,1804,p. 12: Romance gallique, musique d'Alex. Piccini, par Legrand.

k 2. Almanach des Muses, 1808, p. 260: Romance gallique, par M.A.Lam-

ert.

Page 1