‹ Ossian en France (volume 2)Chapitre 27 sur 512 · Oswald, Ueber Ossian (ib., XX, 45 et 296, année · texte numérisé non relu

Oswald, Ueber Ossian (ib., XX, 45 et 296, année

4. À. F. Nicolai, Ueber Ossian (ib., LXVIII, 129, année 1877). L'article contient un essai de bibliographie de la controverse ossianique.

5. The Poems of Ossian in the original Gaelic, with a literary transcription into English and a Dissertation on the authenticity... together with the English translation by Macpherson ; by the Rev. Archibald Clerk. Edimbourg, 1870, 2 vol. gr. in-8,.

Introduction 65

accordée l’authenticité du texte de 1807,etle compare avec l’Ossian de Macpherson. Le résultat est que Macpherson serait coupable à chaque instant de suppression, addition, délayage, transformation, etc... Ces procédés illégitimes, que Clerk énumère avec une grave sévérité, ne sont rien cependant, nous allons le voir, à côté des libertés réelles que Macpherson prit avec les ballades originales, autant que nous pouvons connaître ces dernières. L'édition de Clerk n’a aucune valeur scientifique : elle marque la survivance, à une époque aussi récente, d’un point de vue écossais très étroit. Elle fournit aux non-celtisants, par ses deux versions, les éléments d’un parallèle utile entre Macpherson et le texte de 1807, d’où l’on pourra dégager quelques indications sur le travail d'où est sorti ce dernier. Et il est vrai qu’il suffit de comparer les deux textes anglais pour préférer de beaucoup celui qui n’est pas de Macpherson. L’ouvrage ne rencontra pas, en général, un accueil favorable ; et le plus compétent des juges, Campbell (d’Islay), dans son compte-rendu du Times ‘, fit sévèrement justice de la crédulité quelque peu attardée du révérend écossais. De nos jours, un celtisant de valeur n’hésite pas à qualifier cette édition de « pitoyable édition de luxe* », et l’on ne peut que regretter que tant de travail ait été dépensé presque en pure perte.

C’est par les études et les publications des celtisants, par l'application de méthodes scientifiques plus sévères, que la question ossianique devait entrer dans une voie nouvelle. Deux tâches essentielles s’offraient aux chercheurs compétents. L'une consistait à découvrir, à déchiffrer, à publier, à traduire le plus grand nombre possible de manuscrits ; et, par eux, à mieux connaître et à mieux faire connaître au public les traditions ossianiques anciennes. L'autre tâche était de refaire, avec infiniment plus de temps, de méthode,

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